1798. Eudelin de Jonville rejoint l'île de Ceylan comme naturaliste et interprète au sein de la petite équipe qui accompagne Frederick Noth, le premier gouverneur anglais de cette toute nouvelle colonie. Jonville est français, mais il sert le gouvernement britannique en Asie, alors que l'Angleterre et la France sont une fois de plus en conflit. Eudelin est un hériter du siècle des Lumières ; cultivé et curieux de tout. Pendant son séjour, il voyage, arpente, mesure, enquête, rencontre, dessine, peint, et, pour notre plus grand plaisir aujourd'hui, rédige en français un étonnant manuscrit qu'il envoie en 1801 en Angleterre en demandant à son frère de le faire imprimer. Ce que celui-ci ne fera jamais C'est ce document exceptionnel que nous publions aujourd'hui Ecrit dans un style enlevé mais précis, d'une plume brillante qui n'exclut pas l'humour et où ne transparaît jamais quelque ironie malveillante, le journal d'Eudelin nous livre les premières descriptions détaillée du bouddhisme de Ceylan et une comparaison avec l'hindouisme à une époque où le occidentaux s'intéressaient fort peu à ces religions. L'auteur nous parle de la fonction royale, du clergé, du rôle et de la vie des moines, des rites du mariage et de la mort, détaille les costumes et chacun de leurs éléments, énumère les castes, mentionne en passant la beauté exceptionnelle des femmes de la caste des Rodias. Il admire la finesse de la poterie cinghalaise, s'intéresse à la musique et à sa notation, retrouve les 7 notes de la gamme et décrit tous les instruments de musique qu'il a rencontrés avec dessins à l'appui. Il relate ses voyages à l'intérieur de l'île. Une ambassade à Kandy auprès du roi, une expédition dans le sud en suivant les côtes, la description d'un lac dans l'est de l'île, une étude minéralogique poussée, le tout agrémenté de nombreux croquis et aquarelles dont nous présentons des reproductions en couleurs. Ce texte, enfin publié aujourd'hui, est issu d'un manuscrit oublié de la British Library à Londres et d'une copie délaissée dans un coffre du Musée de Colombo à Sri Lanka. Ce texte, la première description exhaustive de l'île de Ceylan après celle de Knox, peut encore guider les pas du voyageur à travers un pays longtemps assimilé au Paradis Terrestre.
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Nombre de pages
240
Date de parution
20/09/2012
Poids
480g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782846792097
Titre
Quelques notions sur l'Isle de Ceylan
Auteur
Jonville Eudelin de ; Estève Marie-Hélène ; Fabry
Editeur
GINKGO
Largeur
170
Poids
480
Date de parution
20120920
Nombre de pages
240,00 €
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Rasmussen Knud ; Chaudeur Marc ; Zvardon Frantisek
Résumé : Knud Rasmussen (1879-1933) est considéré au Danemark comme l'un des grands explorateurs de ce pays, célèbre pour ses voyages dans les contrées arctiques. Durant trois décennies, jusqu'à sa mort, il arpentera le Grand Nord et participera à cinq expéditions lointaines, dont la dernière, la plus longue (1921-1924), le mènera au Canada à la recherche du mythique passage du Nord-Ouest. Il sera ainsi le premier Européen à le franchir à pied, ou plutôt en traîneau... Né au Groenland d'un pasteur danois et d'une Inuk de la grande île, Knud Rasmussen est bercé dès sa plus tendre enfance par les traditions de sa terre natale. C'est en 1902 qu'il participe à son premier voyage, l'Expédition littéraire danoise, organisée par l'écrivain-journaliste Ludvig Myli us-Erichsen dans les contrées du nord groenlandais, encore très mal connues. Ce périple durera trois ans, en umiak, à pied ou en traîneau. Malgré les innombrables difficultés, le froid et les maladies, Knud et ses compagnons finiront par rencontrer ces Inuit polaires jusqu'alors ignorés. Nye Mennesker ("De Nouveaux Hommes"), publié en 1905, est la première étude ethnographique des habitants de cette région et surtout un recueil de mythes et de légendes. Ce récit est aujourd'hui considéré comme l'oeuvre pionnière de l'ethnologie du monde arctique. L'empathie de l'explorateur pour o son peuple" le conduira également à consacrer une intense activité sociale en faveur des Inuit. De Nouveaux Hommes n'avait jamais été traduit en français. C'est désormais chose faite grâce aux efforts de Marc Chaudeur, écrivain, philosophe, enseignant, spécialiste des langues scandinaves. Il nous restitue aujourd'hui ce récit dans toute son intégrité. Y sont associées les très belles photographies de Frantisek Zvardon, journaliste, photographe et vidéaste. Né en Tchécoslovaquie en 1949 et formé à la Grande Ecole de photographie de Brno, il est célèbre pour ses reportages et les nombreux ouvrages qu'il a illustrés de ses prises de vues. Nul doute que cet ouvrage nous permettra de redécouvrir le monde découvert et aimé par celui que les Inuit avaient appelé Kunnunguaq : "Le petit Knud".
Véritable encyclopédie des réalisations artisanales de l'Afghanistan, cet ouvrage est le fruit de cinquante ans de recherches et de vingt-deux missions de terrain menées par l'anthropologue Bernard Dupaigne. Sont ici présentées des oeuvres d'une immense variété, tant des plus simples - outils et objets de la vie quotidienne - que des plus riches et des plus élaborées, destinées aux grandes étapes de la vie et des rituels religieux ou civiques. Bien au-delà de ces productions, sont ici retrouvés les hommes et les femmes oeuvrant - au sein du foyer, à l'atelier, dans le bazar ou loin de chez eux - pour le bien commun, le respect des traditions et, pourquoi pas, la beauté. Deux volumes constitueront ce recueil exceptionnel. Le présent tome, Villes et campagnes afghanes, rassemble les travaux de l'architecture vernaculaire, de l'agriculture et de l'irrigation, de l'élevage et de la chasse, mais aussi des arts et des coutumes : peinture et décoration, fours et poterie, métallurgie, verre, marionnettes et jouets, manèges, sellerie et harnachements, instruments de musique... Le second tome, Les textiles en Afghanistan - à paraître - sera plus particulièrement consacré aux arts du tissage, des tapisseries, des feutres et des décors de costumes, arts principalement animés par les femmes qui sont ainsi les principales gardiennes d'une production ancestrale d'une très grande richesse. Une somme de plus de 1 300 photos, pour la plupart en couleur et prises par l'auteur au cours de ses voyages, accompagnées d'un commentaire éclairé, témoignent ainsi de la splendeur des multiples formes d'art traditionnel que l'Afghanistan a produites et qui - hélas - disparaissent ou ont déjà disparu devant les guerres, les destructions, les déplacements de populations, mais aussi devant l'inévitable quête du moindre coût.
Résumé : Après la mort de son père, emporté par l'effroyable vague de choléra qui toucha le Piémont en 1854, l'adolescent Michel Bovio, dit Miclin, se retrouva seul et sans ressources. Toutes les portes semblaient se fermer et son pays n'offrait plus à la jeunesse de perspectives d'avenir. En revanche, de l'autre côté des Alpes, la France vibrante et lumineuse de la révolution industrielle paraissait riche de promesses. Ainsi la vie ouvrit-elle une fenêtre à ce jeune apprenti-charpentier quand, un matin du printemps 1856, il se mit en route pour Toulon dans l'espoir d' être embauché sur les chantiers de cette ville en plein essor. Il avait affronté l'inconnu, soutenu par le souvenir de ses racines qui lui mettait du baume au coeur. Si autrefois le choléra lui avait enlevé son père, le retour de ce fléau dix ans plus tard lui apporta sans l'avoir demandée la nationalité française, pour saluer le courage et l'humanité dont il fit preuve lors de cette épreuve. Avant cela, Miclin avait épousé une orpheline venue de la même région que lui, et qui mourut en mettant au monde une fille qu'il appela Marie-Antonia. Pris au dépourvu, il la confia à une nourrice piémontaise qui se chargea de l'amener dans son village d'origine où elle resta treize ans. Ayant trouvé un emploi stable à l'arsenal de Toulon, son père fut tout heureux d'aller la reprendre. Entre temps, l'enfant était devenu une sage demoiselle. A l'occasion du bal annuel de la colonie piémontaise de Toulon, Marie-Antonia rencontrera Barthélemy Bonifacino, fils d'émigrés lui aussi, avec qui elle partagera amour, nuits blanches et réussite. Ensemble, marchant sur les traces de leurs aînés, ils donneront naissance à une génération dont les talents divers, la culture et l'ambition leur permettront de progresser dans la société française et de mieux vivre, honorant ainsi les pionniers qui leur avaient ouvert la voie. En effet, du modeste commerce de cuir à l'un des restaurants les plus fréquentés de Toulon, l'aventure de Marie-Antonia succèdera à celle de son père et sera racontée dans cette saga toulonnaise sur fond d'histoire du XIXe et du XXe siècle.
La pratique de l'excision est officiellement interdite en Tanzanie. Les statistiques nationales soulignent cependant qu'une femme sur dix a été victime de mutilation génitale. Elle persiste dans certains villages, loin du regard des autorités, encouragée par le silence des aîné(e)s. Cet ouvrage est celui d'une rencontre en 2020 à Arusha, en Tanzanie, entre l'ethnologue et photographe Philippe Geslin et Mackrine Rumanyika, qui à l'époque héberge un groupe de vingt-cinq jeunes filles Maasai. Toutes ont fui leurs villages, leurs familles, le mariage forcé et surtout l'excision. Ce livre, cosigné par la militante et l'ethnologue, en est le témoignage. Construit avec les voix de celles qui parlent désormais, ordonné autour de portraits et de témoignages recueillis entre 2020 et 2022, N'dito n'est pas une étude savante ni un jugement moralisateur. Il s'agit ici d'itinéraires de vies nous éclairant sur la société Maasai et son évolution récente , et plus encore, au-delà du territoire tanzanien, d'un questionnement universel sur le statut et l'intégrité de la Femme.