Penseur de la Renaissance, Montaigne l'est sans aucun doute par excellence, renouant sans cesse avec la culture antique par-dessus la scholastique médiévale. Et lorsqu'il tente de comprendre les hommes, il s'en tient à ce qui en eux est strictement humain évitant aussi soigneusement de les réduire à l'animalité que de les tirer vers l'angélisme. Avouant ignorer si l'humain est la valeur suprême, il le prend néanmoins pour finalité de sa réflexion et pour objet de sa recherche d'un épanouissement dans ce monde-ci. Face au formalisme des études traditionnelles, il nous propose une approche éducative complète, vivante et variée, et en ce sens aussi plus humaine : sa sagesse pédagogique s'appuie sur l'histoire des hommes. Renouvelant la lecture de la trop célèbre opposition entre tête bien faite et tête bien pleine, analysant les fondements que la réflexion radicale des Essais apporte à la pratique très actuelle de la philosophie dès l'enfance, ce livre met en pleine lumière un Montaigne porteur de la pensée éducative humaniste que la modernité tout à la fois menace et requiert.
Nombre de pages
192
Date de parution
16/04/2009
Poids
222g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296086142
Titre
Montaigne. L'éducation humaniste
Auteur
Jolibert Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
222
Date de parution
20090416
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La philosophie gagne enfin sa place dans la sphère publique. Les philosophes sont invités à "penser le monde" , "donner du sens aux choses" et "décrypter le réel" . Elle se répand même dans l'enseignement élémentaire. Cette explosion philosophique est-elle une mode passagère ou l'expression d'un monde en déficit spirituel profond ? Avant de poser ces questions, il est important de se demander si cette prolifération relève réellement de la philosophie ou si elle ne serait pas une usurpation d'identité, voire une imposture. On confond souvent polémique, rhétorique, littérature d'idées, représentation du monde, théologie, sagesse, thérapie, méditation ou pédagogie avec la réflexion philosophique. La démarche philosophique, réflexive, critique, rationnelle et universelle risque d'être dévoyée dans son intention et sa méthode. Trop souvent, ce qui est présenté comme philosophie n'est en réalité qu'un "faire-valoir" ou une "fausse monnaie" . Il est nécessaire de démasquer ces illusions.
En six chapitres, Raison et Éducation propose une vue synthétique et unifiante de l'évolution des doctrines éducatives de l'Antiquité à nos jours. L'auteur montre que l'éducation a, quoique par des moyens différents liés aux circonstances, toujours tenté de favoriser l'accès de l'enfant à la maturité en s'appuyant sur un modèle idéal de rationalité. L'histoire de la pensée éducative s'organise autour du rôle plus ou moins important accordé à la raison et en fonction des diverses manières d'entendre cette dernière au fil des siècles. Quoiqu'il en soit des problèmes et difficultés rencontrés, le postulat de la raison reste la condition même de l'existence de toute critique possible de la raison et par là, de toute éducation.
La pdagogie contemporaine tente de trouver sa lgitimit dans les modles scientifiques. Aux valeurs traditionnelles ou affectives, elle prfre les certitudes dmonstratives de la psychanalyse, de la sociologie, de la biologie ou de la psychologie exprimentale. Mais peut-on vacuer si facilement les exigences morales inhrentes au questionnement ducatif ? Pdagogie, didactique, sciences de l'ducation, peuvent-elles se passer d'une interrogation philosophique sur l'homme ? Il a sembl intressant de questionner quelques modles contemporains, parmi les plus clbres, quant aux garanties de scientificit qu'ils prsentent. Ne leur arrive-t-il pas de cder aux tentations traditionnelles et prophtiques qu'ils dnoncent avec tant de vigueur par ailleurs ? Peut-tre qu'aujourd'hui plus que jamais, le questionnement sur l'ducation reste de part en part mtaphysique.
Quelles finalités l'Ecole doit-elle poursuivre ? Faut-il en priorité éduquer ou instruire ? Pourquoi former le citoyen de la République ? Comment la laïcité est-elle réalisable ? Que vaut l'apprentissage de la politesse ? Que faire des enfants "perdus" ? Autant de question étudiées par l'auteur, afin d'aider à mieux faire le point sur les difficultés et les interrogations touchant le sens et la valeur des pratiques qui sont celles de tout enseignement qui prétend comprendre ce qu'il fait, et, par suite, ne pas faire n'importe quoi.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...