Cette adaptation sonore et musicale de l'?uvre de Juan Ramón Jiménez, Platero et moi, superbement traduite de l'espagnol par Claude Couffon, nous plonge dans ce que l'on peut appeler la "condition humaine". L'auteur, au travers du dialogue entre un homme et son âne Platero, et du récit de leur "vie commune", nous conduit à la rencontre des habitants d'un petit village de l'Espagne andalouse et de leurs coutumes. En 22 tableaux, ce "conte musical" restitue l'ambiance qui se dégage du roman de Juan Ramón Jiménez, prix Nobel de littérature en 1956. Le livre, un peu tombé dans l'oubli, mais que viennent de rééditer les Editions Seghers, connut à sa sortie un grand succès. C'est l'émouvante communion d'un villageois avec son âne, la foisonnante vie des hommes aux mille facettes, avec, toujours en arrière plan, les humbles et la pauvreté, qu'ont parfaitement su restituer dans cet album Claude Aufaure, à la voix sûre et chaleureuse, Gaspar Claus et son violoncelle espiègle, frondeur et grave, et Pedro Soler, accompagné de sa guitare andalouse, tantôt douce et caressante, tantôt indomptable et de braise.
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Nombre de pages
1
Date de parution
09/01/2009
Poids
72g
Largeur
137mm
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EAN
9782909398358
Titre
Platero et moi. 1 CD audio
Auteur
Jiménez Juan Ramón
Editeur
SOUS LA LIME
Largeur
137
Poids
72
Date de parution
20090109
Nombre de pages
1,00 €
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Beauté, connaissance, transcendance : le triple idéal qui oriente la vocation poétique de juan Ramon Jiménez (1881 - 1958) est suggéré par la forme plurielle donnée à ce recueil, " Eternités ", publié en 1918. Après le " journal d'un poète nouveau marié " et les " Sonnets spirituels ", parus en 1917, le poète a atteint la plénitude de sa puissance créatrice. Il s'y adonne avec ivresse : " Amour et poésie chaque jour ", telle est désormais sa devise. Ordonner le chaos de l'univers, tout en préservant la part de mystère inéluctable qui le constitue, chanter d'un même élan la femme, la nature ou l'idée, advenir à plus d'être ou à plus de conscience par le pouvoir d'une parole neuve et maîtrisée, proférée comme celle d'un dieu créateur, telle est l'ambition de l'auteur de ce livre : " Mon âme doit refaire/le monde comme mon âme ". Loin de la conception formaliste de l'art, à laquelle Jiménez avait sacrifié dans sa première époque, l'écriture s'applique, comme une ascèse, à la " poésie nue ". Les émotions, les tourments ou les émerveillements de l'esprit devant le prodige des choses ou des êtres s'expriment ici selon divers registres, de la méditation à la divagation, de l'humour léger à l'extase comblée : " je vis libre,/au centre/de moi-même/m'entoure un moment/infini, avec tout-sans les noms/encore ou déjà-, Eternel ! " Les échos multiples du monde extérieur, dans ces compositions, souvent d'une intense beauté, expriment ainsi, toujours, le même désir infini d'absolu : " Ame mienne en douleur/-éclats mystérieux !-/de l'or dans l'ombre ! ".
Trois ans après Píedra y cielo (Pierre et ciel) (1919), Juan Ramón Jiménez publia, au mois d'octobre 1922, la fameuse Segunda Antolojía poética (1898 - 1918). Il y avait rassemblé, après l'avoir soigneusement révisée, une grande part de sa production lyrique antérieure. A cette entreprise, toujours recommencée, de révision, ou de "reviviscence", de ses poèmes, Jiménez se voua toute sa vie comme à un culte sans merci : "Epurer une poésie est pour moi - disait-il - une tâche aussi accablante que de concevoir l'infini." Poesía en verso (1917 - 1923), prolonge ou renouvelle les thèmes, les images, la prosodie, le style de cet ensemble poétique, qui constitue, après une période romantique de sa jeunesse, la période symboliste de la maturité de l'écrivain. Il y atteint des sommets de son génie. Le titre qui suggère, ou annonce, un autre recueil de poésie "en prose", affirme, d'emblée, la conviction primordiale et constante que l'inspiration, ou l'être poétique, ne se réduit en rien au mode d'expression qui en est le support, ou la manifestation. Poesía est composé d'un choix de cent vingt-neuf poèmes, écrits à diverses époques, déjà publiés ou restés inédits ; la liste des recueils, auxquels appartiennent ces poésies, établie par l'auteur, est d'ailleurs expressément mentionnée au début du livre. Cette anthologie, - de même que Belleza, formé aussi de pièces détachées - annonce, ou préfigure, des aspects de "l'Oeuvre définitive" dont Jiménez ne cessera désormais de rêver, sans qu'il ait jamais pu la voir réalisée.
Hugo Victor ; Perrin Jacques ; Aufaure Claude ; Le
Dix textes extraits de l'oeuvre de Victor Hugo, réunis par Jacques Perrin, qui traitent de la condition animale et de l'animalité sous toutes ses formes.
Résumé : Les cinq lais qui composent ce disque sont très représentatifs de la littérature du XIIIe siècle. On y retrouve les thèmes de la quête, de la fidélité à la parole donnée et les chevaliers affrontant tous les dangers, subissant toutes les épreuves, pour l'honneur ou pour l'amour d'une pucelle. Le "fantastique", l'inattendu, jouent également un rôle important dans le déroulement de ces aventures. Ce sont eux qui donnent aux récits du piquant et une tonalité poétique caractéristique de l'?uvre de Marie de France.
Ephraïm Grenadou, né en 1897 à Saint-Lou, petit village de la Beauce, s'entretient avec Alain Prévost en 1967 sur France Culture. Durant plus d'une heure, il raconte la vie des paysans au début de XXè siècle, mais aussi l'école, les fêtes et, bien sûr, ses quatre années de guerre, depuis le tocsin de la déclaration de guerre qu'il sonna dans son village jusqu'aux cloches qui annoncèrent l'Armistice dans tout le pays.