La philosophie contemporaine entretient avec les archives des rapports multiples. Depuis quelques décennies, des auteurs formés la philosophie ont éprouvé le besoin de plonger dans les archives historiques pour, en quittant la pensée spéculative et purement conceptuelle, changer de perspective, de méthode et même d'objet. Ainsi Foucault accorde un droit de cité aux thèmes de la folie, de la prison et de la sexualité, sous la forme d'archéologies et de généalogies. Dans une tout autre veine, Jacques Derrida rappelle que l'étymon grec arkhè place l'archive entre le commencement et le commandement. A la fois pouvoir de consignation et ouverture d'un lieu de mémoire, l'archive se situe dans un rapport de dépendance face à la mémoire et à l'institution. Pour l'utilisateur, s'intéresser à l'archive, c'est souvent cultiver l'espoir de redonner à tout événement du passé un plus haut degré d'actualité que cet événement avait au moment où il a eu lieu. C'est un fait avéré que l'histoire des minorités, l'histoire des femmes, entre autres, ont acquis de nouvelles significations par la considération des archives. Dans ce travail, des sources sont assemblées, et des dispositifs construits, pour que des arcanes du passé surgissent les preuves d'un présent renouvelé. L'archive aujourd'hui reste un amas de documents fournissant des modes de lecture propres à changer radicalement le rapport des chercheurs aux faits avec lesquels ils sont confrontés.
Nombre de pages
249
Date de parution
06/10/2017
Poids
310g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343123745
Titre
La philosophie et l'archive
Auteur
Jedrzejewski Franck ; Sardinha Diogo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
310
Date de parution
20171006
Nombre de pages
249,00 €
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Pendant des millénaires, les unités de mesures ont été l'expression de pratiques sociales. Les mesurages traditionnels variaient selon les lieux et les espèces, les droits métrologiques étaient l'apanage du pouvoir seigneurial. Les grains s'évaluaient à la mesure comble ou rase. La radouère chassait l'excédent. Des premières tablettes sumériennes à la révolution française, chaque civilisation a développé sa propre numération et ses propres systèmes métrologiques, que ce livre propose de redécouvrir derrière l'apparent chaos des unités de mesure. Pour chaque civilisation, il identifie l'ensemble des poids et mesures et dessine les relations numériques qui organisent les unités prémétriques. Cette seconde édition revue et augmentée offre un parcours unique à travers les civilisations et leur histoire dans leur rapport au nombre et à la mesure. Car si le nombre est le fondement même de la mesure, il n'a pas le même sens lorsqu'il dénombre et lorsqu'il mesure. Exprimés à travers cette histoire universelle de la mesure, ces nombres tissent des relations multiples, témoins d'une ancienne logique prémétrique qui noue la réalité sociale aux méthodes scientifiques d'hier et d'aujourd'hui. Une bibliographie de plus de 1000 références complète l'ouvrage.
Des résultats récents nous imposent de repenser l'ontologie. L'interprétation de théorèmes actuels alimente des concepts philosophiques nouveaux, à l'origine de cette ontologie des catégories. Il devient possible désormais d'ouvrir un chemin entre Deleuze et Badiou, d'esquisser une métaphysique continentale qui ne soit pas en contradiction avec les philosophies de l'immanence, de penser une ontologie toposique qui croise la science de l'Etre et du lieu, et de poser l'hypothèse que l'Un est le dual de l'Etre.
Au début du XXe siècle, les compositeurs ne se contentent plus d'utiliser les fréquences musicales qu'on leur propose. Ils inventent de nouvelles échelles, accordent différemment leurs instruments, en construisent de nouveaux et développent des théories musicales inédites. Ainsi est née une multitude de concepts nouveaux qui donnent à penser une totale restructuration de l'espace musical. S'appuyant sur de nombreux documents inédits, l'ouvrage offre un large panorama des musiciens, compositeurs, luthiers et théoriciens.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...