Iznik l'aventure d'une collection. Les céramiques ottomanes du musée national de la Renaissance Chât
Hitzel Frédéric
RMN
54,00 €
Épuisé
EAN :9782711848638
Dans le monde de l'art islamique, Iznik évoque les fameux carreaux de céramiques qui couvrent la plupart des grands monuments de Turquie (mosquées, palais, mausolées), ainsi que les nombreuses pièces de forme (plats, pichets) produites dans la ville du même nom. Il s'agit de l'une des plus étourdissantes productions de céramiques élaborées pendant la grande période del'Empire ottoman aux XVIe-XVIIe siècles. Historiens, spécialistes des arts du feu et archéologues tombèrent sous le charme de la variété des décors et coloris de cette production de céramique méditerranéenne; celle-ci se révèle être l'aboutissement et la synthèse particulièrement réussis de traditions antérieures du monde byzantin, du Proche-Orient islamique et de la Chine, transmises par la route de la Soie. Ce livre présente pour la première fois dans son intégralité la plus importante collection de céramiques ottomanes conservée en France, au musée de la Renaissance du château d'Écouen. C'est sans doute dans cette collection que s'exprime le mieux le génie des artistes d'Iznik. Elle constitue l'un des plus beaux répertoires de formes et de motifs de la production d'Iznik au sommet de sa gloire. Le nombre de pièces, leur variété, la maîtrise parfaite de la couleur font de ce livre un catalogue unique en son genre.
Nombre de pages
333
Date de parution
27/10/2005
Poids
1 101g
Largeur
261mm
Plus d'informations
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EAN
9782711848638
Titre
IZNIK ECOUEN
Auteur
Hitzel Frédéric
Editeur
RMN
Largeur
261
Poids
1101
Date de parution
20051027
Nombre de pages
333,00 €
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Le 29 mai 1453, Constantinople, la capitale de l'Empire romain d'Orient, tombe sous la coupe des Ottomans. Le sultan Mehmed Il décide d'en faire le nouveau centre politique du monde musulman. Istanbul voit rapidement affluer les richesses, se couvre de monuments somptueux, et devient l'une des principales places commerciales de la Méditerranée. L'histoire du commerce d'Istanbul se confond alors avec celle de ses marchés et bazars. Son célèbre Grand Bazar forme avec le temps un véritable labyrinthe où s'amoncellent les marchandises les plus diverses et les plus précieuses: soieries, draps, étoffes brodées, bijoux, orfèvrerie, armes. Les caravansérails et ruelles alentour sont affectés à la confection de babouches et bottines, de caftans et de pelisses; d'autres, à la fabrication d'objets et mobiliers en cuivre ou en bois; d'autres, enfin, à la vente d'essences parfumées, d'onguents, d'électuaires, d'épices et de café du Yémen. Les sultans eux-mêmes aiment s'y promener incognito s'informant des prix, mais aussi pour surprendre les propos du peuple. Le nombre croissant d'habitants de la capitale pose toujours davantage de problèmes d'acheminement, de stockage et de distribution des denrées alimentaires et des matières premières destinées à l'industrie et à l'artisanat local. Ce sont là les défis quotidiens auxquels le gouvernement ottoman doit faire face.
Les Ottomans ont longtemps été accusés de tous les excès. L'image du sultan sanguinaire, vivant dans la débauche de son harem, n'imposant sa domination que par la force des armes et s'appuyant sur un islam intolérant reste dans tous les esprits. Or, leur empire a occupé pendant des siècles la première place parmi les puissances du Vieux Monde. Son histoire est d'abord celle de la construction d'un Etat, doté d'une administration et de lois remarquables. C'est aussi celle d'une grande civilisation qui a laissé de nombreux témoignages. La Cour du sultan présente luxe et raffinement ; les récits des voyageurs et les reproductions des "peintres du Bosphore" soulignent la splendeur des mosquées, l'élégance des pavillons et des fontaines, tandis que les miniatures évoquent les fêtes impériales animées par des lutteurs, des jongleurs ou des funambules. Ces images colorées sont à l'origine d'un engouement certain pour les "turqueries" dans l'Europe classique ou baroque et au delà. On sait aussi qu'en 1453, les Ottomans prirent Constantinople, mettant ainsi fin à l'Empire Romain d'Orient ; qu'au XVIème siècle, Soliman le magnifique fut l'allié de François 1er face à Charles Quint ; que lorsque Bonaparte débarqua à Alexandrie en 1798, L'Egypte était une province de l'Empire et que la "question d'Orient", née de la faiblesse de celui-ci fut le sujet politique majeur du XIXème siècle. Des tragédies de Racine, nous connaissons Bajazet ; de Molière le grand Mamamouchi du Bourgeois gentilhomme ; de Mozart, l'Enlèvement au sérail ; d'Ingres le Bain turc ; de Victor Hugo les poèmes des Orientales ; toutes figures renvoyant davantage à l'imaginaire occidental qu'à la réalité historique et sociale. Ce guide donne les clés nécessaires pour situer les événements qui se sont déroulés dans l'Empire ottoman classique (XIIIème - XVIIIème) mais aussi pour comprendre les institutions qui les sous-tendaient et appréhender la vie quotidienne de ses habitants.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".
Au XIXe siècle, Paris est en pleine métamorphose. Marquée tant par les bouleversements politiques et sociaux que par l'essor industriel et les grands travaux du préfet Haussmann, la capitale s'impose aussi comme un lieu de divertissement sans égal. Tour à tour majestueuse et populaire, monumentale et pittoresque, elle fascine les architectes, les peintres, les photographes et les poètes. Cet ouvrage explore les multiples visages de Paris à travers les chefs-d'oeuvre des collections du musée d'Orsay, signés Jacques Ignace Hittorff, Johan Barthold Jongkind, Charles Marville, Claude Monet, Berthe Morisot, Henri Rivière, Henri de Toulouse-Lautrec ou Eugène Viollet-le-Duc... Un voyage sensible et inédit au coeur de la Ville lumière, miroir d'un siècle en perpétuel mouvement.