A clear and thorough historic guide to the end of the Ottoman EmpireTable des matières : SOMMAIREAvant-propos et mode d'emploi du guideNote sur les transcriptions L'EMPIRE OTTOMAN I. L'HISTOIREPlusieurs dirigeants tentent de promouvoir des réformes, les Tanzimat, mais le jeu des grandes puissances limite leur portée. L'Empire ottoman devient l' « homme malade de l'Europe », que les Occidentaux vont s'empresser de dépouiller. La Question d'OrientLes Tanzimat (1839-1878)Le règne d'Abdülhamid II (1876-1909)La fin d'un EmpireChronologie fondamentaleListe des sultans ottomans II. L'EMPIRE ET SA CAPITALEIstanbul, siège permanent du pouvoir central, est une sorte de miroir où se manifeste avec le plus d'éclat et de vigueur les transformations urbaines. Elle veille à son image en offrant le visage d'une ville moderne. Istanbul (Les réformes urbaines, naissance d'une municipalité, de Topkapi au palais du Bosphore, le palais de Dolmabahçe, l'eau, lieux de villégiature) Chronologie des principaux événements et monuments d'Istanbul L'EmpireVilles et bourgadesAspects démographiquesProvinces (avec le tableau des vilayet)Naissance des municipalités III. L'ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes dirigeants ottomans veulent à tout prix sauver leur patrie et rêvent de faire de leur Empire un État moderne et une grande puissance musulmane. . Le statut des personnesSujets du sultanLes milletAbolition de l'esclavageLes étrangers . L'exercice du pouvoirLe sultanLa Sublime Porte . Les institutions politiquesDroit & justiceLes financesLa liste civileLa diplomatieLe pouvoir militairePolice & gendarmerieLes décorations IV. LA VIE ÉCONOMIQUEL'Empire ottoman reste essentiellement agricole mais il offre des potentialités considérables. Il devient l'une des premières proies de l'expansionnisme européen. Agriculture & élevageTimar&VakfMines et pré-industrieCommerce Poids & mesuresMonnaiePrix & salairesLes communicationsTransports L'HOMME OTTOMAN V. LE TEMPSÀ mesure que l'Empire ottoman se modernise, le gouvernement est confronté à la multiplicité des modes de calcul du temps et des calendriers. CalendrierMesure du tempsCélébrations et commémorationsJournée de l'OttomanRites de passages (étapes de la vie) VI. LA VIE RELIGIEUSEL'idée de créer une nation ottomane en accordant à tous, musulmans et non-musulmans, l'égalité, échoue. Il est nécessaire de trouver une autre voie : ce sera la sécularisation des institutions. ReligionLe califatLe pèlerinageLe ramadanPersonnages de la vie religieuseLe soufisme« Gens du Livre »Les Lieux SaintsNaissance du Sionisme VII. LA LITTÉRATURE ET LA PRESSEDans ce vaste Empire ottoman multiethnique, multilinguistique et multireligieux, chaque communauté possède sa propre langue. Ce mutilinguisme freine la communication mais ne remet pas en cause la primauté de la langue turque. Langue ottomaneÉcritureGenres littérairesPresse & éditionCensureLivres & imprimeriesLibrairies, bibliothèques & salons de lectureQuelques auteurs majeurs (ordre chronologique selon la date du décès) Les historiens : Mehmed Es'ad Efendi - Mustafa Nuri pacha - Ahmed Cevdet pacha - Ahmed Lutfî ? Mehmed Süreyya - Ibnülemin Mahmud Kemal Inal.Les poètes : Tevfik Fikret - Nigar Hanim ? Ahmed Hasim - Abdülhak Hamid - Yahya Kemal Beyatli.Prosateurs et autres auteurs : Namik Kemal - Münif pacha - Ahmed Midhat efendi ? Ebüziyya Tevfik - Ömer Seyfeddîn - Ziya Gökalp - Hüseyin Rahmi Gürpinar - Mehmed Emin Yurdakul - Halide Edip Adivar.Journalistes, publicistes, lexicographes : Ibrahim Sinasi - Semseddin Sami Frasheri - Adolphe Thalasso. VIII. LES ARTSLa pression de la culture occidentale est de plus en plus forte. Les arts traditionnels tendent à s'effacer tandis que les souverains se flattent de promouvoir l'art occidental. ArchitectureArts décoratifs (Tapis, textiles et broderie, céramiques, porcelaine, verre)Peinture & sculpturePhotographie & cinémaArchéologie & muséologieMusique & danseNotices des plus fameux artistes Balyan ? D'Aronco Raimondo ? Donizetti Giuseppe ? Fossati Gaspare ? Hamdi Bey Osman ? Kemalettin Bey ? Manasse ? Melling Antoine-Ignace ? Vallaury Alexandre ? Vedat bey [Tek] Mehmed ? Zonaro Fausto. IX. LES LOISIRSFascinée par les modes de consommation européens, la ville des Tanzimat est aussi la ville des magasins de luxe, des cafés, des théâtres et des nouveaux loisirs. Karagoz&MeddahLieux de sociabilitéThéâtre & opéraJeux de sociétéSports X. LA VIE PRIVÉELa sécularisation de l'Empire se développe au détriment des institutions religieuses et des us et coutumes traditionnels. HabitatNoms, titres et titulaturesHabitatLa familleLa femmeLe haremSanté et médecineÉducation et écolesRepas & cuisineConfiseriesAlcool & tabacCostume REPÈRES BIOGRAPHIQUES(par ordre alphabétique) Abdülaziz ? Abdülhamid II ? Abdülmecid Ier ? Abdullah Cevdet ? Fatma Aliye ? Mahmud II ? Mehmed V Resad ? Mehmed Emin Ali pacha ? Mehmed Fuad pacha ? Midhat pacha ? Mustafa Resid pacha ? Murad V ? Riza Bey Ahmed ? Selim III. ORIENTATIONS BIBLIOGRAPHIQUES INDEX THÉMATIQUE INDEX DES NOMS DE PERSONNES INDEX GÉOGRAPHIQUE ET ETHNIQUE CARTES, PLANS, TABLEAUX ET DESSINSCartesDémembrement de l'Empire ottoman à la fin du XXe siècleDémembrement de l'Empire ottoman au début du XXe sièclePlan d'Istanbul Plans, gravures et photographies [attention, liste incomplète]L'homme malade de l'EuropeBanderoles affichées lors de la révolution Jeune turcInauguration du parlement le 17 décembre 1908, présidé par Abdülhamid IIEntrée de la Sublime PortePalais de DolmabahçeProjet de pont sur le BosphoreRéception à l'ambassade de France en l'honneur d'AbdülmecidRéception d'Abdülaziz à Paris à l'occasion de l'Exposition universelle de 1867Portrait d'AbdülhamidPortrait de Namik KemalDécorations et médailles ottomanesLes timbres ottomansUne patrouille de police dans les rues d'IstanbulExposition nationale ottomane, place de l'HippodromeCalendrier indiquant différentes datesFête organisée à l'occasion du mariage d'Adile SultanSpectacle de Karagöz dans un caféSpectacle de meddâhCéramique de ÇanakkaleLe vendeur de confiserieCostume des femmes TableauxLes dix arrondissements d'Istanbul en 1879Population des principales villes de l'Empire au XIXe siècleLes provinces de l'Empire ottomanLes six corps de l'armée ottomane au XIXe siècleAperçu de quelques spécialités régionales Les principales unités de mesure (utilisées à Istanbul)Calendrier de l'hégire (hicrî) et calendrier « financier » (malî) Crédits des illustrations Notes Biographiques : Frédéric Hitzel est docteur en histoire (Université de Paris IV-Sorbonne) et diplômé de langue turque (INALCO). Ancien pensionnaire de l'Institut Français d'Études Anatoliennes à Istanbul (1990-1995), il est chargé de recherches au CNRS au Centre d'histoire du Domaine Turc à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. Passionné d'art, il a été commissaire de l'exposition « Enfants de langue et drogmans » (Istanbul, Palais de France, 1995), membre du comité scientifique des expositions « Topkapi à Versailles. Trésors de la Cour ottomane » (musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, 1999). Il est l'auteur de : L'Empire ottoman, XVe-XVIIIe siècles, Paris, Les Belles Lettres, 2001.Avec Mireille Jacotin, Iznik, l'aventure d'une collection. Les céramiques ottomanes du musée national de la Renaissance, château d'Écouen, Paris, RMN, 2005.Artisans et commerçants du Grand Turc, Paris, Les Belles Lettres, 2007. De Marseille à Istanbul. L'Orient turc de Ziem et de ses contemporains, Marseille, Images en man?uvres, 2009Il a traduit de l'ottoman, présenté et annoté : Osmân Agha de Temechvar, Prisonnier des infidèles. Un soldat ottoman dans l'empire des Habsbourg, Arles, Sindbad/Actes Sud, 1998. Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Dans le monde de l'art islamique, Iznik évoque les fameux carreaux de céramiques qui couvrent la plupart des grands monuments de Turquie (mosquées, palais, mausolées), ainsi que les nombreuses pièces de forme (plats, pichets) produites dans la ville du même nom. Il s'agit de l'une des plus étourdissantes productions de céramiques élaborées pendant la grande période del'Empire ottoman aux XVIe-XVIIe siècles. Historiens, spécialistes des arts du feu et archéologues tombèrent sous le charme de la variété des décors et coloris de cette production de céramique méditerranéenne; celle-ci se révèle être l'aboutissement et la synthèse particulièrement réussis de traditions antérieures du monde byzantin, du Proche-Orient islamique et de la Chine, transmises par la route de la Soie. Ce livre présente pour la première fois dans son intégralité la plus importante collection de céramiques ottomanes conservée en France, au musée de la Renaissance du château d'Écouen. C'est sans doute dans cette collection que s'exprime le mieux le génie des artistes d'Iznik. Elle constitue l'un des plus beaux répertoires de formes et de motifs de la production d'Iznik au sommet de sa gloire. Le nombre de pièces, leur variété, la maîtrise parfaite de la couleur font de ce livre un catalogue unique en son genre.
Le 29 mai 1453, Constantinople, la capitale de l'Empire romain d'Orient, tombe sous la coupe des Ottomans. Le sultan Mehmed Il décide d'en faire le nouveau centre politique du monde musulman. Istanbul voit rapidement affluer les richesses, se couvre de monuments somptueux, et devient l'une des principales places commerciales de la Méditerranée. L'histoire du commerce d'Istanbul se confond alors avec celle de ses marchés et bazars. Son célèbre Grand Bazar forme avec le temps un véritable labyrinthe où s'amoncellent les marchandises les plus diverses et les plus précieuses: soieries, draps, étoffes brodées, bijoux, orfèvrerie, armes. Les caravansérails et ruelles alentour sont affectés à la confection de babouches et bottines, de caftans et de pelisses; d'autres, à la fabrication d'objets et mobiliers en cuivre ou en bois; d'autres, enfin, à la vente d'essences parfumées, d'onguents, d'électuaires, d'épices et de café du Yémen. Les sultans eux-mêmes aiment s'y promener incognito s'informant des prix, mais aussi pour surprendre les propos du peuple. Le nombre croissant d'habitants de la capitale pose toujours davantage de problèmes d'acheminement, de stockage et de distribution des denrées alimentaires et des matières premières destinées à l'industrie et à l'artisanat local. Ce sont là les défis quotidiens auxquels le gouvernement ottoman doit faire face.
Les Ottomans ont longtemps été accusés de tous les excès. L'image du sultan sanguinaire, vivant dans la débauche de son harem, n'imposant sa domination que par la force des armes et s'appuyant sur un islam intolérant reste dans tous les esprits. Or, leur empire a occupé pendant des siècles la première place parmi les puissances du Vieux Monde. Son histoire est d'abord celle de la construction d'un Etat, doté d'une administration et de lois remarquables. C'est aussi celle d'une grande civilisation qui a laissé de nombreux témoignages. La Cour du sultan présente luxe et raffinement ; les récits des voyageurs et les reproductions des "peintres du Bosphore" soulignent la splendeur des mosquées, l'élégance des pavillons et des fontaines, tandis que les miniatures évoquent les fêtes impériales animées par des lutteurs, des jongleurs ou des funambules. Ces images colorées sont à l'origine d'un engouement certain pour les "turqueries" dans l'Europe classique ou baroque et au delà. On sait aussi qu'en 1453, les Ottomans prirent Constantinople, mettant ainsi fin à l'Empire Romain d'Orient ; qu'au XVIème siècle, Soliman le magnifique fut l'allié de François 1er face à Charles Quint ; que lorsque Bonaparte débarqua à Alexandrie en 1798, L'Egypte était une province de l'Empire et que la "question d'Orient", née de la faiblesse de celui-ci fut le sujet politique majeur du XIXème siècle. Des tragédies de Racine, nous connaissons Bajazet ; de Molière le grand Mamamouchi du Bourgeois gentilhomme ; de Mozart, l'Enlèvement au sérail ; d'Ingres le Bain turc ; de Victor Hugo les poèmes des Orientales ; toutes figures renvoyant davantage à l'imaginaire occidental qu'à la réalité historique et sociale. Ce guide donne les clés nécessaires pour situer les événements qui se sont déroulés dans l'Empire ottoman classique (XIIIème - XVIIIème) mais aussi pour comprendre les institutions qui les sous-tendaient et appréhender la vie quotidienne de ses habitants.
Le 30 mars 1795, la Convention nationale promulgue un décret portant création de l'Ecole des Langues Orientales Vivantes dans l'enceinte de la Bibliothèque nationale. L'intérêt porté aux langues orientales n'est pas nouveau : on en trouve des témoignages déjà aux XIIIe et XIVe siècles ; François ler, en raison de l'institution des relations diplomatiques avec l'Empire ottoman et du développement de la présence française dans le Levant, met en place l'enseignement des langues orientales au Collège Royal (Collège de France). Mais l'étude et la connaissance de la langue turque se développent surtout à partir de l'année 1669 avec la création à Istanbul, de l'école des Jeunes de langue. Cette école est destinée à former des interprètes de carrière devant servir de drogmans (truchement, tercüman) aux ambassadeurs et consuls de France. Les contributions rassemblées ici, à l'occasion du bicentenaire de la création de l'Ecole des Langues Orientales, font le point sur nos connaissances de la langue turque en Occident et sur le rôle particulier joué par les drogmans. Ceux-ci ne tiennent pas seulement une place importante dans les relations des ambassadeurs avec les dirigeants ottomans ; ce sont aussi de remarquables spécialistes des civilisations orientales ainsi que des guides et informateurs de qualité pour tous les voyageurs occidentaux.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Depuis sept ans, Le Bulletin des Belles Lettres est le compagnon idéal de vos bibliothèques, arpentant les livres et les époques avec pour seule boussole un thème annuel. Ce numéro part à la rencontre des langues imaginaires, nées par frictions étincelantes avec notre réalité commune. Il rend hommage à l'intraduisible, à ce qui se joue à la lisière des langues et des mondes connus. Certains tissent des mots comme un flot, de conscience ou de rimes. Chez Simine Dânechvar, Virginia Woolf et James Joyce, la langue romanesque prend des formes intimes qui subjuguent la conscience ; les poètes Yahya Kemal et Ahmet Hâsim réinventent l'art poétique turc ; avec Rilke la poésie passe d'une rive à l'autre ; Lewis Carroll fait du langage sa créature. D'autres parlent des langues nouvelles. Déchiffrez l'elfique de Tolkien et conversez en na?vi ; adonnez-vous à la glossolalie jubilatoire d'Antonin Artaud ; inventez des hiéroglyphes avec Athanasius Kircher ; écoutez la confession d'un interprète extra-terrestre mise en récit par Alexander Dickow et animée par Laurent Gapaillard. Cryptogrammes pirates, alphabets sorciers, runes merveilleuses et faux japonais d'un mythomane génial vous initieront au mystère des signes.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Émilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce « grand coeur catholique », qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot « prophétie ». Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un « théâtre dont la scène est le monde », épouse en une langue sublime les contours de l'Écriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l?Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Coppens Yves ; Reeves Hubert ; Rosnay Joël de ; Si
HUBERT REEVES, astrophysicien, écrivain, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Patience dans l'azur. JOËL DE ROSNAY, directeur à la Cité des Sciences, est fauteur de L'Aventure du vivant et L'Homme symbiotique. Yves COPPENS, découvreur de Lucy, professeur au Collège de France, auteur de Le Singe, l'Afrique et l Homme. DOMINIQUE SIMONNET, écrivain, journaliste, est l'auteur de L'Amour expliqué à nos enfants, Le Livre de Némo, Némo en Amérique. La Plus Belle Histoire du monde a été traduit en 25 langues
Mourlane Stéphane ; Païni Dominique ; Stora Benjam
Lorsque se développa l'immigration de masse en France, dans la seconde moitié du XIXe siècle, les Italiens furent les plus nombreux à venir occuper les emplois créés par la croissance économique. On l'oublie parfois, mais, jusque dans les années 1960, ils furent les étrangers les plus nombreux dans l'Hexagone. On n'a pas toujours en mémoire non plus les conditions d'accueil difficiles qui leur furent réservées. Aujourd'hui célébrée, leur intégration ne se fit pas sans heurts, même si elle fit son chemin. L'image de l'Italien en France se dessina sur un mode paradoxal entre préjugés dévalorisants et regards bienveillants, traduisant l'attrait pour ces gens venus de ce pays si proche, à la culture si fascinante. Cet ouvrage, qui accompagne l'exposition présentée au Musée national de l'histoire de l'immigration, propose de découvrir la grande diversité des regards portés sur les immigrés italiens venus s'installer en France, à travers différentes sources (cinéma, oeuvres d'art, récits de vie, articles de presse ou de personnalités politiques). Qu'ils soient ouvriers agricoles, industriels, bûcherons, maçons mineurs de fond, colporteurs, ou bien anarchistes, antifascistes, artistes, étudiants etc., les immigrés italiens : ont contribué au développement de la société française. Leurs empreintes durables ont enrichi le quotidien des Français, que ce soit dans le domaine de la gastronomie, de la musique, des arts ou de la vie politique.
Ce livre est le fruit d'une passion commune, celle de trois enfants de Trans-la-Forêt, petite cité juchée sur les hauteurs de la baie du Mont-Saint-Michel. Ils ont toujours considéré leur baie comme l'une des plus belles du monde, l'écrin d'un monument prestigieux, le Mont-Saint-Michel. Cet ouvrage présente l'histoire de cette baie qui a commencé à intéresser les hommes au temps des mammouths et qui, aujourd'hui, est renommée pour ses huîtres, ses moules de bouchot, ses moutons de prés salés, qui, tous, tirent profit des marais salés les plus étendus des côtes françaises. Mais l'extension de ces herbus a conduit le Mont-Saint-Michel "au péril de la terre". Pour garder à l'abbaye baptisée la Merveille et phare de la chrétienté sa liaison millénaire avec la mer, de grands travaux ont été réalisés jusqu'en 2015. Grâce à eux, le Mont redevient une île pendant les grandes marées. Une réussite qui arrive peu de temps après les fêtes du 1300e anniversaire des constructions du Mont dédiées à saint Michel et dont l'histoire est revisitée dans cet ouvrage.
- Un ouvrage très accessible qui fait un point complet sur le Graal, apparu au XIIe siècle, au fil d'un roman inachevé... Onze siècles plus tard, le Graal fait toujours rêver et fascine toujours plus. On lui prête tous les pouvoirs, toutes les origines : souvenir des dieux celtiques ou relique réelle de la Passion du Christ, secrets de vie éternelle ? - Quatre clés de lecture : Le Graal, apparition et origines ; Quête et héros ; Symboles et symbolisme du Graal ; Un perpétuel renouveau avec la littérature et surtout le cinéma ;