A clear and thorough historic guide to the end of the Ottoman EmpireTable des matières : SOMMAIREAvant-propos et mode d'emploi du guideNote sur les transcriptions L'EMPIRE OTTOMAN I. L'HISTOIREPlusieurs dirigeants tentent de promouvoir des réformes, les Tanzimat, mais le jeu des grandes puissances limite leur portée. L'Empire ottoman devient l' « homme malade de l'Europe », que les Occidentaux vont s'empresser de dépouiller. La Question d'OrientLes Tanzimat (1839-1878)Le règne d'Abdülhamid II (1876-1909)La fin d'un EmpireChronologie fondamentaleListe des sultans ottomans II. L'EMPIRE ET SA CAPITALEIstanbul, siège permanent du pouvoir central, est une sorte de miroir où se manifeste avec le plus d?éclat et de vigueur les transformations urbaines. Elle veille à son image en offrant le visage d'une ville moderne. Istanbul (Les réformes urbaines, naissance d'une municipalité, de Topkapi au palais du Bosphore, le palais de Dolmabahçe, l'eau, lieux de villégiature) Chronologie des principaux événements et monuments d'Istanbul L'EmpireVilles et bourgadesAspects démographiquesProvinces (avec le tableau des vilayet)Naissance des municipalités III. L'ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes dirigeants ottomans veulent à tout prix sauver leur patrie et rêvent de faire de leur Empire un État moderne et une grande puissance musulmane. . Le statut des personnesSujets du sultanLes milletAbolition de l'esclavageLes étrangers . L'exercice du pouvoirLe sultanLa Sublime Porte . Les institutions politiquesDroit & justiceLes financesLa liste civileLa diplomatieLe pouvoir militairePolice & gendarmerieLes décorations IV. LA VIE ÉCONOMIQUEL'Empire ottoman reste essentiellement agricole mais il offre des potentialités considérables. Il devient l'une des premières proies de l'expansionnisme européen. Agriculture & élevageTimar&VakfMines et pré-industrieCommerce Poids & mesuresMonnaiePrix & salairesLes communicationsTransports L'HOMME OTTOMAN V. LE TEMPSÀ mesure que l'Empire ottoman se modernise, le gouvernement est confronté à la multiplicité des modes de calcul du temps et des calendriers. CalendrierMesure du tempsCélébrations et commémorationsJournée de l'OttomanRites de passages (étapes de la vie) VI. LA VIE RELIGIEUSEL'idée de créer une nation ottomane en accordant à tous, musulmans et non-musulmans, l?égalité, échoue. Il est nécessaire de trouver une autre voie : ce sera la sécularisation des institutions. ReligionLe califatLe pèlerinageLe ramadanPersonnages de la vie religieuseLe soufisme« Gens du Livre »Les Lieux SaintsNaissance du Sionisme VII. LA LITTÉRATURE ET LA PRESSEDans ce vaste Empire ottoman multiethnique, multilinguistique et multireligieux, chaque communauté possède sa propre langue. Ce mutilinguisme freine la communication mais ne remet pas en cause la primauté de la langue turque. Langue ottomaneÉcritureGenres littérairesPresse & éditionCensureLivres & imprimeriesLibrairies, bibliothèques & salons de lectureQuelques auteurs majeurs (ordre chronologique selon la date du décès) Les historiens : Mehmed Es'ad Efendi - Mustafa Nuri pacha - Ahmed Cevdet pacha - Ahmed Lutfî ? Mehmed Süreyya - Ibnülemin Mahmud Kemal Inal.Les poètes : Tevfik Fikret - Nigar Hanim ? Ahmed Hasim - Abdülhak Hamid - Yahya Kemal Beyatli.Prosateurs et autres auteurs : Namik Kemal - Münif pacha - Ahmed Midhat efendi ? Ebüziyya Tevfik - Ömer Seyfeddîn - Ziya Gökalp - Hüseyin Rahmi Gürpinar - Mehmed Emin Yurdakul - Halide Edip Adivar.Journalistes, publicistes, lexicographes : Ibrahim Sinasi - Semseddin Sami Frasheri - Adolphe Thalasso. VIII. LES ARTSLa pression de la culture occidentale est de plus en plus forte. Les arts traditionnels tendent à s'effacer tandis que les souverains se flattent de promouvoir l'art occidental. ArchitectureArts décoratifs (Tapis, textiles et broderie, céramiques, porcelaine, verre)Peinture & sculpturePhotographie & cinémaArchéologie & muséologieMusique & danseNotices des plus fameux artistes Balyan ? D'Aronco Raimondo ? Donizetti Giuseppe ? Fossati Gaspare ? Hamdi Bey Osman ? Kemalettin Bey ? Manasse ? Melling Antoine-Ignace ? Vallaury Alexandre ? Vedat bey [Tek] Mehmed ? Zonaro Fausto. IX. LES LOISIRSFascinée par les modes de consommation européens, la ville des Tanzimat est aussi la ville des magasins de luxe, des cafés, des théâtres et des nouveaux loisirs. Karagoz&MeddahLieux de sociabilitéThéâtre & opéraJeux de sociétéSports X. LA VIE PRIVÉELa sécularisation de l'Empire se développe au détriment des institutions religieuses et des us et coutumes traditionnels. HabitatNoms, titres et titulaturesHabitatLa familleLa femmeLe haremSanté et médecineÉducation et écolesRepas & cuisineConfiseriesAlcool & tabacCostume REPÈRES BIOGRAPHIQUES(par ordre alphabétique) Abdülaziz ? Abdülhamid II ? Abdülmecid Ier ? Abdullah Cevdet ? Fatma Aliye ? Mahmud II ? Mehmed V Resad ? Mehmed Emin Ali pacha ? Mehmed Fuad pacha ? Midhat pacha ? Mustafa Resid pacha ? Murad V ? Riza Bey Ahmed ? Selim III. ORIENTATIONS BIBLIOGRAPHIQUES INDEX THÉMATIQUE INDEX DES NOMS DE PERSONNES INDEX GÉOGRAPHIQUE ET ETHNIQUE CARTES, PLANS, TABLEAUX ET DESSINSCartesDémembrement de l'Empire ottoman à la fin du XXe siècleDémembrement de l'Empire ottoman au début du XXe sièclePlan d'Istanbul Plans, gravures et photographies [attention, liste incomplète]L'homme malade de l'EuropeBanderoles affichées lors de la révolution Jeune turcInauguration du parlement le 17 décembre 1908, présidé par Abdülhamid IIEntrée de la Sublime PortePalais de DolmabahçeProjet de pont sur le BosphoreRéception à l'ambassade de France en l'honneur d'AbdülmecidRéception d'Abdülaziz à Paris à l'occasion de l'Exposition universelle de 1867Portrait d'AbdülhamidPortrait de Namik KemalDécorations et médailles ottomanesLes timbres ottomansUne patrouille de police dans les rues d'IstanbulExposition nationale ottomane, place de l'HippodromeCalendrier indiquant différentes datesFête organisée à l'occasion du mariage d'Adile SultanSpectacle de Karagöz dans un caféSpectacle de meddâhCéramique de ÇanakkaleLe vendeur de confiserieCostume des femmes TableauxLes dix arrondissements d'Istanbul en 1879Population des principales villes de l'Empire au XIXe siècleLes provinces de l'Empire ottomanLes six corps de l'armée ottomane au XIXe siècleAperçu de quelques spécialités régionales Les principales unités de mesure (utilisées à Istanbul)Calendrier de l'hégire (hicrî) et calendrier « financier » (malî) Crédits des illustrations Notes Biographiques : Frédéric Hitzel est docteur en histoire (Université de Paris IV-Sorbonne) et diplômé de langue turque (INALCO). Ancien pensionnaire de l'Institut Français d'Études Anatoliennes à Istanbul (1990-1995), il est chargé de recherches au CNRS au Centre d'histoire du Domaine Turc à l?École des Hautes Études en Sciences Sociales. Passionné d'art, il a été commissaire de l'exposition « Enfants de langue et drogmans » (Istanbul, Palais de France, 1995), membre du comité scientifique des expositions « Topkapi à Versailles. Trésors de la Cour ottomane » (musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, 1999). Il est l'auteur de : L'Empire ottoman, XVe-XVIIIe siècles, Paris, Les Belles Lettres, 2001.Avec Mireille Jacotin, Iznik, l'aventure d'une collection. Les céramiques ottomanes du musée national de la Renaissance, château d?Écouen, Paris, RMN, 2005.Artisans et commerçants du Grand Turc, Paris, Les Belles Lettres, 2007. De Marseille à Istanbul. L'Orient turc de Ziem et de ses contemporains, Marseille, Images en man?uvres, 2009Il a traduit de l'ottoman, présenté et annoté : Osmân Agha de Temechvar, Prisonnier des infidèles. Un soldat ottoman dans l'empire des Habsbourg, Arles, Sindbad/Actes Sud, 1998. Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Dans le monde de l'art islamique, Iznik évoque les fameux carreaux de céramiques qui couvrent la plupart des grands monuments de Turquie (mosquées, palais, mausolées), ainsi que les nombreuses pièces de forme (plats, pichets) produites dans la ville du même nom. Il s'agit de l'une des plus étourdissantes productions de céramiques élaborées pendant la grande période del'Empire ottoman aux XVIe-XVIIe siècles. Historiens, spécialistes des arts du feu et archéologues tombèrent sous le charme de la variété des décors et coloris de cette production de céramique méditerranéenne; celle-ci se révèle être l'aboutissement et la synthèse particulièrement réussis de traditions antérieures du monde byzantin, du Proche-Orient islamique et de la Chine, transmises par la route de la Soie. Ce livre présente pour la première fois dans son intégralité la plus importante collection de céramiques ottomanes conservée en France, au musée de la Renaissance du château d'Écouen. C'est sans doute dans cette collection que s'exprime le mieux le génie des artistes d'Iznik. Elle constitue l'un des plus beaux répertoires de formes et de motifs de la production d'Iznik au sommet de sa gloire. Le nombre de pièces, leur variété, la maîtrise parfaite de la couleur font de ce livre un catalogue unique en son genre.
Le 29 mai 1453, Constantinople, la capitale de l'Empire romain d'Orient, tombe sous la coupe des Ottomans. Le sultan Mehmed Il décide d'en faire le nouveau centre politique du monde musulman. Istanbul voit rapidement affluer les richesses, se couvre de monuments somptueux, et devient l'une des principales places commerciales de la Méditerranée. L'histoire du commerce d'Istanbul se confond alors avec celle de ses marchés et bazars. Son célèbre Grand Bazar forme avec le temps un véritable labyrinthe où s'amoncellent les marchandises les plus diverses et les plus précieuses: soieries, draps, étoffes brodées, bijoux, orfèvrerie, armes. Les caravansérails et ruelles alentour sont affectés à la confection de babouches et bottines, de caftans et de pelisses; d'autres, à la fabrication d'objets et mobiliers en cuivre ou en bois; d'autres, enfin, à la vente d'essences parfumées, d'onguents, d'électuaires, d'épices et de café du Yémen. Les sultans eux-mêmes aiment s'y promener incognito s'informant des prix, mais aussi pour surprendre les propos du peuple. Le nombre croissant d'habitants de la capitale pose toujours davantage de problèmes d'acheminement, de stockage et de distribution des denrées alimentaires et des matières premières destinées à l'industrie et à l'artisanat local. Ce sont là les défis quotidiens auxquels le gouvernement ottoman doit faire face.
Les Ottomans ont longtemps été accusés de tous les excès. L'image du sultan sanguinaire, vivant dans la débauche de son harem, n'imposant sa domination que par la force des armes et s'appuyant sur un islam intolérant reste dans tous les esprits. Or, leur empire a occupé pendant des siècles la première place parmi les puissances du Vieux Monde. Son histoire est d'abord celle de la construction d'un Etat, doté d'une administration et de lois remarquables. C'est aussi celle d'une grande civilisation qui a laissé de nombreux témoignages. La Cour du sultan présente luxe et raffinement ; les récits des voyageurs et les reproductions des "peintres du Bosphore" soulignent la splendeur des mosquées, l'élégance des pavillons et des fontaines, tandis que les miniatures évoquent les fêtes impériales animées par des lutteurs, des jongleurs ou des funambules. Ces images colorées sont à l'origine d'un engouement certain pour les "turqueries" dans l'Europe classique ou baroque et au delà. On sait aussi qu'en 1453, les Ottomans prirent Constantinople, mettant ainsi fin à l'Empire Romain d'Orient ; qu'au XVIème siècle, Soliman le magnifique fut l'allié de François 1er face à Charles Quint ; que lorsque Bonaparte débarqua à Alexandrie en 1798, L'Egypte était une province de l'Empire et que la "question d'Orient", née de la faiblesse de celui-ci fut le sujet politique majeur du XIXème siècle. Des tragédies de Racine, nous connaissons Bajazet ; de Molière le grand Mamamouchi du Bourgeois gentilhomme ; de Mozart, l'Enlèvement au sérail ; d'Ingres le Bain turc ; de Victor Hugo les poèmes des Orientales ; toutes figures renvoyant davantage à l'imaginaire occidental qu'à la réalité historique et sociale. Ce guide donne les clés nécessaires pour situer les événements qui se sont déroulés dans l'Empire ottoman classique (XIIIème - XVIIIème) mais aussi pour comprendre les institutions qui les sous-tendaient et appréhender la vie quotidienne de ses habitants.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.
L'histoire du monde, de la préhistoire à nos jours, à travers la famille, seul bien commun de l'humanité, tel est le pari de ce livre exceptionnel. Racontée par un formidable conteur, cette histoire originale et captivante s'ouvre sur les premiers pas d'une famille sur une plage il y a 950000 ans. Puis l'auteur plonge dans un monde interconnecté à travers les intrigues de palais et les vies de famille, reliant les grands thèmes de la guerre, des migrations, de la peste, de la religion et de la cité aux acteurs qui sont au coeur du drame humain. Il met en scène un casting d'une ampleur et d'une diversité extraordinaires : souverains et souveraines bien sûr, mais aussi prêtres, artistes, marchands, scientifiques ou bandits... Des Césars aux Moghols, des Bonaparte aux Zoulous, des Habsbourg aux Nehru, Simon Sebag Montefiore embrasse siècles, continents et cultures pour offrir un récit aussi puissant qu'envoûtant. Ce premier volume débute avec la préhistoire pour se conclure à la fin du XVIIe siècle, alors que la France de Louis XIV s'apprête à dominer l'Europe pour un demi-siècle.
Peter Frankopan cherche à restituer le climat en tant que moteur de l'histoire. Du Big Bang à nos jours, notre Terre n'a cessé de se transformer sous les effets des mouvements tectoniques, des variations climatiques, de l'activité du Soleil ou encore des éruptions volcaniques. Comment ces changements ont-ils affecté l'histoire humaine ? Comment notre espèce s'est-elle adaptée à un environnement profondément modifié par les glaciations ou les périodes de réchauffement ? Pour répondre à ces interrogations, Peter Frankopan s'est engagé dans une entreprise majeure et de grande ampleur : croiser notre histoire, nos innovations, nos empires, nos périodes de stabilité ou de bouleversements avec l'histoire du climat telle que les découvertes scientifiques les plus récentes peuvent l'établir. A l'heure où, face au défi climatique, notre futur semble plus incertain que jamais, Peter Frankopan nous convie à mieux apprendre de notre passé et transforme profondément notre manière de penser l'histoire du monde. Peter Frankopan Professeur d'histoire globale à l'université d'Oxford et directeur du Worcester College pour la recherche byzantine. Spécialiste de l'histoire de l'Empire byzantin au XIe siècle ainsi que de l'Asie Mineure, de la Russie et des Balkans, il est l'auteur du best-seller mondial Les Routes de la soie (Nevicata, 2017) et de La Première Croisade (Les Belles Lettres, 2019). Traduit de l'anglais par Patrick Hersant et Sylvie Kleiman-Lafon
Objet de nos désirs, moteur de notre génie... Et si l'argent était aussi la plus grande invention de l'humanité? Saviez-vous que la piastre était l'ancêtre du dollar ? Que Hitler et Lénine s'étaient servis de la monnaie pour manipuler les foules ? Que Le Magicien d'Oz parle en réalité de la déflation associée à l'étalon-or ? Que notre avenir financier ne se trouve pas dans le bitcoin mais dans le crédit téléphonique ? Des grains d'orge des Sumériens aux cryptomonnaies en passant par les assignats révolutionnaires et l'invention du dollar, David McWilliams retrace d'une plume alerte et accessible l'histoire de cette invention qui - au même titre que la roue ou le feu - a façonné les relations entre les hommes. Loin des austères traités d'économie, David Mc Williams nous montre que l'argent n'est pas qu'un instrument de pouvoir. Il peut aussi mener à la coopération et au progrès collectif.
Résumé : La chambre de François Villon à l'arrière de la Sorbonne, Ravaillac en embuscade rue de la Ferronnerie, la Pompadour enterrée place Vendôme, les fripes du Carreau du Temple, les plâtriers qui poudraient la rue Blanche, l'invention du baba au rhum et des godillots ! Et tout un monde qui frissonne d'enthousiasme pour modeler l'avenir. Ici on crée l'art de demain, là on fomente une révolution. Des mots naissent sur le trottoir, "guillemet", "argot", "bistro" ; des petits métiers s'y installent : premiers marchands de lunettes, claqueurs de théâtre ou ramasseurs de mégots. Notre Paris intime, c'est celui des poètes et des chiffonniers, des artisans et des inventeurs.