La Croatie depuis l'effondrement de la Yougoslavie. L'opposition non-nationaliste
Ivekovic Rada ; Robin Mireille ; Sosic-Vijatovic D
L'HARMATTAN
12,00 €
Epuisé
EAN :9782738427106
Les auteurs de cet ouvrage proposent leurs propres solutions au problème de développement que pose la Croatie. L'économie, détruite par la guerre, est loin d'être encouragée par l'absence d'un Etat de droit alors que la propriété publique, réservée auparavant à l'autogestion, est tombée dans les mains d'un usurpateur, le nouvel Etat. La culture se voit abandonnée au kitsch folklorique ou à l'héroïsme guerrier. La misogynie parvient seule à faire l'unanimité car elle rallie aussi bien le consensus des nationalistes que de certaines anciennes structures reconverties. L'imposition d'un régime national homogène entrave la coexistence pacifique de ceux qui avaient vécu ensemble jusqu'alors. Les conditions matérielles, sociales, culturelles ou médiatiques de vie se sont dégradées et ne sécrètent que le désespoir. Le pouvoir actuel est corrompu et l'opposition divisée. La marge démocratique d'activité est réduite à sa plus simple expression. Même si elle a été victime d'une agression, la Croatie, dans la personne de son gouvernement, est coupable de bien des maux dont souffre le pays. Les intellectuels se trouvent démunis de tout moyen d'intervention et succombent au découragement. Encore à l'état brut de projet, ce recueil s'est vu taxé de "complot anti-patriotique" et violemment désavoué par la presse. Se trouvent donc ici rassemblées les contributions de ceux qui ont cru bon de ne pas se laisser impressionner par cette chasse aux sorcières venue d'un autre âge. Elles émanent d'écrivains, d'économistes, de professeurs renommés, de chercheurs éminents et d'intellectuels qui, pour la plupart, ont dû choisir de vivre en exil depuis les événements, en espérant que cet ouvrage contribue à forger une opinion publique là où il n'y a pas de tradition démocratique.
Nombre de pages
127
Date de parution
28/09/1994
Poids
182g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738427106
Titre
La Croatie depuis l'effondrement de la Yougoslavie. L'opposition non-nationaliste
ISBN
2738427103
Auteur
Ivekovic Rada ; Robin Mireille ; Sosic-Vijatovic D
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
182
Date de parution
19940928
Nombre de pages
127,00 €
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Epuisé
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Comment parler de 'rhétorique' face à une civilisation qui privilégie la dépossession de soi, la distance sereine, la parole tempérée ? C'est l'objet de ce livre. A partir des origines indiennes antiques du bouddhisme, de ses tribulations asiatiques jusque dans la mondialisation, il se penche sur les aléas de la souveraineté en Asie. Comment la souveraineté se met-elle en place là où, à partir d'un regard "occidental" post/colonial, on retire par conséquent l'attribut de politique et toute velléité de souveraineté? Quel lien entretient-elle avec les idées de liberté, de sujet, d'Etat ailleurs qu'en Europe ? Comment lire les philosophies indiennes comme politiques, et est-on en droit de le faire ? La philosophie bouddhique accepte de penser dans l'incertitude et admet la vie sans garantie suprême, étatique ou divine, dans un univers non anthropocentrique. Rada Ivekovic invite le lecteur à suivre à la fois des grands textes du premier bouddhisme et une réflexion sur ce qu'impose à un esprit occidental, formé au conflit des positions et à la manipulation des consensus, une traversée du champ bouddhiste de la persuasion. ?Elle propose un itinéraire initiatique à travers une rhétorique 'sans rhétorique' du Bouddha par - le paradoxe existentiel du sujet qui se soustrait à la conception occidentale de la résistance et de la politique - les exercices spirituels de 'dé-fondation' - la non-adhésion qui fera rejeter à Gandhi le pouvoir - la rhétorique du non-explicite. Mais, faire ainsi surgir une optique qui dénie ce qui fonde même la rhétorique telle que l'occident la connaît (la prise de position du sujet, la conviction d'avoir raison, le triomphe d'une opinion sur une autre) conduit l'auteure à poser la question de la normativité de nos concepts. Rada Ivekovic propose d'intégrer la leçon du Bouddha dans les débats actuels sur l'avenir de notre planète et suggère qu'entendre sa pensée est peut-être l'une des clefs de notre sauvegarde.
Au carrefour de la philosophie, du féminisme, de la politique et de l'anthropologie, Rada Ivekovic forge une pensée singulière et puissante qui, de l'analyse des rapports sociaux des sexes à celle de la violence du pouvoir, de l'histoire de la Yougoslavie à celle de l'Inde et à l'actualité la plus brûlante de l'Occident, ou du tiers monde, donne à entendre, d'une manière radicalement neuve, l'idiome que le monde parle désormais et qui est tout entier à déchiffrer: la mondialisation
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...