Comment parler de 'rhétorique' face à une civilisation qui privilégie la dépossession de soi, la distance sereine, la parole tempérée ? C'est l'objet de ce livre. A partir des origines indiennes antiques du bouddhisme, de ses tribulations asiatiques jusque dans la mondialisation, il se penche sur les aléas de la souveraineté en Asie. Comment la souveraineté se met-elle en place là où, à partir d'un regard "occidental" post/colonial, on retire par conséquent l'attribut de politique et toute velléité de souveraineté? Quel lien entretient-elle avec les idées de liberté, de sujet, d'Etat ailleurs qu'en Europe ? Comment lire les philosophies indiennes comme politiques, et est-on en droit de le faire ? La philosophie bouddhique accepte de penser dans l'incertitude et admet la vie sans garantie suprême, étatique ou divine, dans un univers non anthropocentrique. Rada Ivekovic invite le lecteur à suivre à la fois des grands textes du premier bouddhisme et une réflexion sur ce qu'impose à un esprit occidental, formé au conflit des positions et à la manipulation des consensus, une traversée du champ bouddhiste de la persuasion. ?Elle propose un itinéraire initiatique à travers une rhétorique 'sans rhétorique' du Bouddha par - le paradoxe existentiel du sujet qui se soustrait à la conception occidentale de la résistance et de la politique - les exercices spirituels de 'dé-fondation' - la non-adhésion qui fera rejeter à Gandhi le pouvoir - la rhétorique du non-explicite. Mais, faire ainsi surgir une optique qui dénie ce qui fonde même la rhétorique telle que l'occident la connaît (la prise de position du sujet, la conviction d'avoir raison, le triomphe d'une opinion sur une autre) conduit l'auteure à poser la question de la normativité de nos concepts. Rada Ivekovic propose d'intégrer la leçon du Bouddha dans les débats actuels sur l'avenir de notre planète et suggère qu'entendre sa pensée est peut-être l'une des clefs de notre sauvegarde.
Nombre de pages
138
Date de parution
07/05/2014
Poids
235g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782252038697
Titre
L'éloquence tempérée du Bouddha
Auteur
Ivekovic Rada
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
156
Poids
235
Date de parution
20140507
Nombre de pages
138,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au carrefour de la philosophie, du féminisme, de la politique et de l'anthropologie, Rada Ivekovic forge une pensée singulière et puissante qui, de l'analyse des rapports sociaux des sexes à celle de la violence du pouvoir, de l'histoire de la Yougoslavie à celle de l'Inde et à l'actualité la plus brûlante de l'Occident, ou du tiers monde, donne à entendre, d'une manière radicalement neuve, l'idiome que le monde parle désormais et qui est tout entier à déchiffrer: la mondialisation
Ivekovic Rada ; Robin Mireille ; Sosic-Vijatovic D
Les auteurs de cet ouvrage proposent leurs propres solutions au problème de développement que pose la Croatie. L'économie, détruite par la guerre, est loin d'être encouragée par l'absence d'un Etat de droit alors que la propriété publique, réservée auparavant à l'autogestion, est tombée dans les mains d'un usurpateur, le nouvel Etat. La culture se voit abandonnée au kitsch folklorique ou à l'héroïsme guerrier. La misogynie parvient seule à faire l'unanimité car elle rallie aussi bien le consensus des nationalistes que de certaines anciennes structures reconverties. L'imposition d'un régime national homogène entrave la coexistence pacifique de ceux qui avaient vécu ensemble jusqu'alors. Les conditions matérielles, sociales, culturelles ou médiatiques de vie se sont dégradées et ne sécrètent que le désespoir. Le pouvoir actuel est corrompu et l'opposition divisée. La marge démocratique d'activité est réduite à sa plus simple expression. Même si elle a été victime d'une agression, la Croatie, dans la personne de son gouvernement, est coupable de bien des maux dont souffre le pays. Les intellectuels se trouvent démunis de tout moyen d'intervention et succombent au découragement. Encore à l'état brut de projet, ce recueil s'est vu taxé de "complot anti-patriotique" et violemment désavoué par la presse. Se trouvent donc ici rassemblées les contributions de ceux qui ont cru bon de ne pas se laisser impressionner par cette chasse aux sorcières venue d'un autre âge. Elles émanent d'écrivains, d'économistes, de professeurs renommés, de chercheurs éminents et d'intellectuels qui, pour la plupart, ont dû choisir de vivre en exil depuis les événements, en espérant que cet ouvrage contribue à forger une opinion publique là où il n'y a pas de tradition démocratique.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.