Souvent, le lecteur européen identifie "soufisme" et vague ascèse mystique et ne connaît que quelques noms célèbres (Ibn'Arabî, Hallâj). Or dans l'époque intermédiaire entre l'âge d'or de la civilisation arabe et le XVIIe siècle de la Renaissance safavide en Iran, toute une pédagogie spirituelle se constitua dont nombre d'écoles vivent encore. En cela, le texte de Nûruddîn Abdurrahmân Isfarâyinî (1242-1317) est très représentatif du soufisme iranien. Il apporte une lumière nouvelle sur des problèmes concrets de la spiritualité soufie qu'est-ce que le maître spirituel? Quelles sont les pratiques par lesquelles on parvient à la plénitude mystique (le silence, la retraite)? Que sont les centres subtils de l'organisme? Qu'est-ce que l'amitié de Dieu pour un soufi? Telle est la singularité de ce traité: unir indissolublement l'expérience concrète et une ontologie complexe. Biographie de l'auteur Nûruddîn Abdurrahmân-i Isfarâyinî (1242-1317), après avoir découvert la voie soufie, s'installa à Baghdâd. Par ses lettres adressées "aux rois et régents" comme par son Epître sur l'éducation spirituelle aux "riches et puissants", il exerça une certaine influence sur les milieux politiques, animé par la conviction que le soufi devait être le directeur spirituel des hommes du pouvoir sous l'administration mongole. Isfarâyinî exposait que le soufisme était le vrai "parti de Alî", et refusait de choisir entre le schî'isme et le sunnisme. Il arguait que le soufi le plus authentique, celui qui s'est purifié de tout ce qui est autre que Dieu, n'a pas besoin de se réclamer d'une descendance charnelle du Prophète, puisqu'il existe "deux sortes de descendance, à savoir celle de l'esprit unie à celle de la silhouette (matérielle), celle de l'âme et du coeur conjointe à celle du corps".
Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."Notes Biographiques : Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerrre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal "Combat" à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment "L'étranger" (1942) et "La Peste" (1947), et reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.
Dans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.4e de couverture : Emma est une jeune femme atteinte d'anorexie. Appréhendée dans un supermarché pour vol, elle ne peut qu'expliquer : "Je l'ai fait pour qu'on m'arrête." Pourtant, Emma veut savoir, Emma veut comprendre. "Sobibor", ce nom, prononcé par sa grand-mère polonaise peu avant sa mort, lui apportera plus que de simples réponses. Dans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.Notes Biographiques : Jean Molla est né en 1958 à Oujda, au Maroc. Il a fait des études de lettres à Tours et à Poitiers puis, un peu par hasard, des études de tourisme. Il a été successivement apiculteur, professeur de guitare classique et guide dans un musée pour finalement devenir professeur de lettres. Après avoir enseigné dans de nombreux établissements de la Vienne et du Nord de la France, il exerce aujourd'hui dans un collège de ZEP, à Poitiers. Ce n'est qu'en 2000 que Jean Molla a commencé d'écrire, juste avant la naissance de son troisième garçon.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs". Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Tous les oiseaux du monde se donnèrent rendez-vous dans un lointain pays pour débattre : " Y a-t-il sur cette terre une seule société sans gouvernance ? Comment se fait-il dès lors que nous seuls en soyons dépourvus ? Il nous faut de ce pas trouver notre guide. " Les voici prêts á prendre leur envol, mais soudain, pris d'effroi á l'idée d'affronter l'inconnu, ils hésitent. Dans ce chef d'aeuvre de la littérature persane du XII` siècle, Farid al-din'Attâr nous entraîne dans un voyage initiatique vers la connaissance de soi.
Attar Farid ud-Din' ; Garcin de Tassy Joseph-Hélio
Tous les oiseaux, connus et inconnus, se réunirent un jour pour constater qu'il leur manquait un roi. Exhortés par la huppe - messagère d'amour dans le Coran -, ils décidèrent de partir à la recherche de l'oiseau-roi Simorg, symbole de Dieu dans la tradition mystique persane. Après un voyage plein de dangers, et après avoir parcouru les vallées du désir, de la connaissance, de l'amour, de l'unité, de l'extase..., les trente survivants connurent l'ultime révélation : le Simorg était leur propre essence, jusqu'alors enfouie au plus profond d'eux-mêmes.Ce célèbre récit initiatique, entrecoupé de contes et d'anecdotes, demeure à jamais l'un des joyaux de la spiritualité musulmane. De son auteur, ' Attar, poète et mystique persan, auteur du Livre divin (Spiritualités vivantes, le grand Rûmî disait : "II fut l'âme du soufisme, je ne fais que suivre sa trace".Notes Biographiques : Farîd-ud-Dîn 'Attâr (1147-1221) est, avec Rûmî qu'il inspira profondément, le plus grand maître mystique de langue persane. Si son Langage des oiseaux, allégorie de la quête de l'âme, est son oeuvre la plus connue en Occident (dont la traduction est parue dans la même collection), il est également l'auteur d'une immense oeuvre lyrique.
Résumé : Le soufisme est le chemin de sagesse de l'islam. Au-delà de l'image des derviches tourneurs, il est une philosophie ouverte à tous. Son enseignement de maître à disciple recherche la connaissance de soi. Un recueil spirituel pour méditer.