Ingres a laissé un ensemble d'écrits et de propos, rédigés ou recueillis au fil des circonstances, qui constituent un précieux témoignage de sa pensée artistique et de sa personnalité. Il y exprime ses « bonnes doctrines » avec une foi ardente et ce ton tour à tour impérieux, naïf ou batailleur qui le caractérise. Élève de David, Ingres se conforme à la tradition d'un art classique idéaliste, fondé sur l'imitation des Anciens, le primat de la peinture d'histoire et du dessin sur la couleur. Dès ses débuts, cependant, il renouvelle et subvertit cette tradition en se référant non au « beau idéal », mais à une conception personnelle de la beauté, nourrie de références nouvelles (notamment à l'art de la Renaissance italienne) et surtout inspirée de l'étude éblouie des formes vivantes. Ces textes permettent de suivre la complexité d'une pensée partagée entre la tentation doctrinale et la vivante réflexion issue de la pratique. Ils sont assortis de commentaires critiques dus à Baudelaire, Théophile Silvestre ou André Lhote, successivement virulents ou admiratifs, mais toujours éclairants. Un ouvrage de référence, indispensable à la compréhension d'un maître qui est à la fois un symbole du classicisme et, paradoxalement, une figure tutélaire de la modernité.
Nombre de pages
188
Date de parution
19/09/2014
Poids
226g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782705689155
Titre
Ecrits et propos sur l'art
Auteur
Ingres Jean-Dominique ; Jover Manuel
Editeur
HERMANN
Largeur
148
Poids
226
Date de parution
20140919
Nombre de pages
188,00 €
Disponibilité
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Jean-Auguste Dominique Ingres (1810-1867) est un des plus grands peintres français du XIXe siècle. Sa Grande odalisque, son Napoléon sur le trône impérial, le Portrait de M. Bertin ou Le Bain turc font partie des chefs-d??uvre de la peinture occidentale.
Ingres est un peintre, non un écrivain. Pourtant ses lettres à Jean-François Gilibert, son ami d'enfance, et à sa fille Pauline, toujours intimes et spontanées, abondent en confidences et en informations sur ses ?uvres et sur les milieux où il a vécu - Montauban, sa ville natale, Paris, Rome, Florence. Publiées partiellement en 1909, de manière peu rigoureuse, elles sont données ici intégralement pour la première fois, d'après les manuscrits originaux.
Tous les " Ingristes " souhaitent depuis longtemps une édition intégrale des lettres d'Ingres. Plusieurs, depuis un siècle, s'y sont attachés. L'engouement actuel pour l'art d'Ingres, les grandes expositions qui ont eu lieu depuis une quarantaine d'années à Paris, à Londres, aux États-Unis, ont mis en évidence l'absence regrettable d'une édition correcte, aussi complète que possible, mise à jour et accompagnée de toutes les annotations souhaitables. Les lettres d'Ingres, où l'on trouve parfois des longueurs ou des maladresses, contiennent en effet des informations irremplaçables sur sa personnalité, sa vie, le milieu artistique dans lequel il a vécu ; et surtout sur ses ?uvres, leur conception et les étapes de leur réalisation. Cette édition comprendra deux volumes complémentaires mais indépendants ; le premier, Lettres de France et d'Italie, couvre la période 1804-1841, tandis que le second volume rassemblera sur une plus courte durée (1841-1867) la très abondante correspondance d'un peintre qui a accédé à la gloire et est devenu un " maître ".
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.