Journalismes dans l'océan Indien. Espaces publics en questions
Idelson Bernard ; Almar Nathalie ; Decloitre Laure
L'HARMATTAN
24,50 €
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EAN :9782296063976
Cet ouvrage collectif est le deuxième de la collection "Communication et Civilisation" à traiter des médias de l'océan Indien. Le premier analysait des productions journalistiques couvrant un événement médiatique "total": la visite du pape Jean-Paul II à La Réunion, à Madagascar et à Maurice en 1989. Celui-ci s'intéresse aux producteurs, journalistes réunionnais, mauriciens, malgaches, comoriens et seychellois. Il témoigne d'une rencontre qui a permis de réunir des chercheurs de plusieurs universités et des professionnels des médias venus rendre compte de leurs analyses pour les uns et de leurs pratiques pour les autres. S'il se dégage de ces contributions une première impression d'hétérogénéité - de contextes géographiques, de conditions d'exercice, d'histoires insulaires -, il apparaît des habitus communs chez l'ensemble des journalistes. Tous se réfèrent à une conception normative de leur profession, dans une volonté d'ouverture démocratique de leurs aires d'exercice. On découvre alors des espaces publics en émergence, issus d'une tradition de presse politique des périodes pré et post-coloniales. Qu'ils émanent de supports écrits, audiovisuels ou en ligne, ces espaces médiatiques publics en mutation sont ici mis en questions.
Nombre de pages
244
Date de parution
07/11/2008
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296063976
Titre
Journalismes dans l'océan Indien. Espaces publics en questions
Auteur
Idelson Bernard ; Almar Nathalie ; Decloitre Laure
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
260
Date de parution
20081107
Nombre de pages
244,00 €
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Idelson Bernard ; Magdelaine-Andrianjafitrimo Valé
Ce recueil de contributions témoigne d'une rencontre inhabituelle qui s'est déroulée à Saint-Denis de La Réunion: celle de chercheurs réunis pour un colloque intitulé "Paroles d'outre-mer - Identités linguistiques, expressions littéraires, espaces médiatiques". Ces textes laissent percevoir la complexité, la diversité et bien sûr la richesse des approches épistémologiques, analytiques et méthodologiques des uns et des autres. Ils émanent de plusieurs champs disciplinaires: droit public, littératures comparées, sciences du langage, sciences de l'éducation, psychologie cognitive, sciences de l'information et de la communication. Ces paroles, issues de l'outre-mer, concernent des rivages caribéens, antillais, guyanais, néo-calédoniens, réunionnais et indo-océaniques. Loin des représentations et des fantasmes sur un outre-mer qui serait homogène et uni, il est question ici d'un regard quelque peu décentré sur les sociétés concernées.
Tourner les pages de vie de journalistes peut être d'une grande utilité pour le chercheur. La présente proposition de recueil d'histoires de vie d'acteurs du journalisme de tout support, y compris numérique, est ainsi qualifiée de démarche "sociobiographique". L'approche sociobiographique se révèle féconde pour produire de la connaissance sur le journalisme. Ces travaux s'appuient sur l'histoire et les transformations des journalismes indo-océaniques.
Durant l'été austral de 2005/2006, l'île de La Réunion, département français et région ultrapériphérique de l'Océan Indien, fut touchée par la maladie virale du chikungunya, transmise par l'Aedes albopictus, un moustique particulièrement invasif. Plus d'un tiers des 800 000 habitants de l'île fut alors contaminé. En écho à l'ampleur de l'épidémie, la parole des différents acteurs, publics ou privés, en charge de cette crise sanitaire, ainsi que celle des malades et celle des médias se firent entendre, dans un mouvement amplifiant, au sein de l'espace public médiatique, local dans un premier temps, puis national. Il s'en suivit une crise sociale devenue "totale" qui mobilisa toute l'île, faisant ressortir les positionnements particuliers de celle-ci dans son rapport aux autorités locales et gouvernementales, lesquelles ne tardèrent pas à réagir, communiquant parfois d'une manière " discordante " (Libaert). Dans cet ouvrage,à l'aide de différents concepts l'altérité, l'interdiscursivité, la responsabilité des pouvoirs publics, des journalistes), des chercheurs (issus principalement des sciences du langage et des sciences de l'information et de la communication analysent les discours produits dans les médias (locaux, régionaux et nationaux) par tous ceux qui se sont sentis concernés, à un moment ou à un autre, par cette forme d'anémie sociale généralisée (Ledegen, Simonin). Complété par des contributions de professionnels de la santé, de l'information et de la communication l'ensemble des textes met en lumière les vulnérabilités et la fragilité révélées par cet épisode sanitaire douloureux. In fine, c'est bien une mémoire collective (Moirand) qui se dégage des traces discursives qui ont imprégné toute une communauté insulaire autour du chikungunya ; parfois avec humour, comme pour en conjurer le mal.
Idelson Bernard ; Géraud-Legros Geoffroy ; Croisie
« Paul Vergès en récit[s] » est l'analyse croisée d'un récit sociobiographique qui retrace son parcours : enfance érudite aux côtés de son frère Jacques Vergès et de son père Raymond Vergès, départ pour l'Europe auprès des Français libres, retour à La Réunion. L'itinéraire couvre ensuite soixante-dix années de vie politique de ce militant anticolonialiste qui a côtoyé les principaux leaders tiers-mondistes et mené mille combats politiques, de la revendication d'autonomie de son île à la lutte planétaire contre le réchauffement climatique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...