Chikungunya : la médiatisation d'une crise. Presse, humour, communication publique
Idelson Bernard ; Ledegen Gudrun
EME MODULAIRES
24,00 €
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EAN :9782806602237
Durant l'été austral de 2005/2006, l'île de La Réunion, département français et région ultrapériphérique de l'Océan Indien, fut touchée par la maladie virale du chikungunya, transmise par l'Aedes albopictus, un moustique particulièrement invasif. Plus d'un tiers des 800 000 habitants de l'île fut alors contaminé. En écho à l'ampleur de l'épidémie, la parole des différents acteurs, publics ou privés, en charge de cette crise sanitaire, ainsi que celle des malades et celle des médias se firent entendre, dans un mouvement amplifiant, au sein de l'espace public médiatique, local dans un premier temps, puis national. Il s'en suivit une crise sociale devenue "totale" qui mobilisa toute l'île, faisant ressortir les positionnements particuliers de celle-ci dans son rapport aux autorités locales et gouvernementales, lesquelles ne tardèrent pas à réagir, communiquant parfois d'une manière " discordante " (Libaert). Dans cet ouvrage,à l'aide de différents concepts l'altérité, l'interdiscursivité, la responsabilité des pouvoirs publics, des journalistes), des chercheurs (issus principalement des sciences du langage et des sciences de l'information et de la communication analysent les discours produits dans les médias (locaux, régionaux et nationaux) par tous ceux qui se sont sentis concernés, à un moment ou à un autre, par cette forme d'anémie sociale généralisée (Ledegen, Simonin). Complété par des contributions de professionnels de la santé, de l'information et de la communication l'ensemble des textes met en lumière les vulnérabilités et la fragilité révélées par cet épisode sanitaire douloureux. In fine, c'est bien une mémoire collective (Moirand) qui se dégage des traces discursives qui ont imprégné toute une communauté insulaire autour du chikungunya ; parfois avec humour, comme pour en conjurer le mal.
Nombre de pages
220
Date de parution
01/06/2012
Poids
280g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782806602237
Titre
Chikungunya : la médiatisation d'une crise. Presse, humour, communication publique
Auteur
Idelson Bernard ; Ledegen Gudrun
Editeur
EME MODULAIRES
Largeur
140
Poids
280
Date de parution
20120601
Nombre de pages
220,00 €
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Idelson Bernard ; Almar Nathalie ; Decloitre Laure
Cet ouvrage collectif est le deuxième de la collection "Communication et Civilisation" à traiter des médias de l'océan Indien. Le premier analysait des productions journalistiques couvrant un événement médiatique "total": la visite du pape Jean-Paul II à La Réunion, à Madagascar et à Maurice en 1989. Celui-ci s'intéresse aux producteurs, journalistes réunionnais, mauriciens, malgaches, comoriens et seychellois. Il témoigne d'une rencontre qui a permis de réunir des chercheurs de plusieurs universités et des professionnels des médias venus rendre compte de leurs analyses pour les uns et de leurs pratiques pour les autres. S'il se dégage de ces contributions une première impression d'hétérogénéité - de contextes géographiques, de conditions d'exercice, d'histoires insulaires -, il apparaît des habitus communs chez l'ensemble des journalistes. Tous se réfèrent à une conception normative de leur profession, dans une volonté d'ouverture démocratique de leurs aires d'exercice. On découvre alors des espaces publics en émergence, issus d'une tradition de presse politique des périodes pré et post-coloniales. Qu'ils émanent de supports écrits, audiovisuels ou en ligne, ces espaces médiatiques publics en mutation sont ici mis en questions.
Idelson Bernard ; Géraud-Legros Geoffroy ; Croisie
Cet ouvrage est bâti autour du dernier entretien que Paul Vergès a accordé à un chercheur, peu avant sa disparition, survenue le 12 novembre 2016, à l'âge de 91 ans. Les auteurs proposent une analyse croisée d'un récit sociobiographique qui retrace son parcours : enfance érudite aux côtés de son frère Jacques Vergès et de son père Raymond Vergès, départ pour l'Europe auprès des Français libres, retour à La Réunion. L'itinéraire couvre ensuite soixante-dix années de vie politique de ce militant anticolonialiste qui a côtoyé les principaux leaders tiers-mondistes et mené mille combats politiques, de la revendication d'autonomie de son île à la lutte planétaire contre le réchauffement climatique. Le fondateur du Parti communiste réunionnais aura également assumé tous les mandats électifs, jusqu'à devenir doyen des sénateurs de la République. Décriée âprement par ses adversaires, sa parole politique s'est peu à peu diffusée, d'abord dans les kartié créoles, espaces "interstitiels" de circulation d'une pensée, puis à partir des années 1980, dans les médias d'information. Le propos vergésien est ainsi loué, caricaturé, violemment réfuté, mais aussi parfois récupéré, comme aujourd'hui, par certains contempteurs d'hier. C'est donc des formes de médiation dans l'espace public d'un discours prônant un nouveau modèle pour La Réunion, et bien au-delà, dont il est question ici.
Tourner les pages de vie de journalistes peut s'avérer d'une grande utilité pour le chercheur en journalisme. En retraçant des biographies d'acteurs médiatiques, en restituant leurs parcours personnels et professionnels au sein de leur environnement sociohistorique, cet ouvrage s'intéresse aux phénomènes collectifs et singuliers qui fondent leurs actions. Faits de "structures" et discours d'acteurs sont de la sorte appréhendés en commun. La présente proposition de recueil d'histoires de vie d'acteurs du journalisme de tout support, y compris numérique, est ainsi qualifiée de démarche "sociobiographique". La démonstration est articulée en quatre parties. La première montre comment, s'inscrivant au sein des sciences de l'information et de la communication, l'apport sociobiographique peut enrichir les études sur le journalisme. Elle décrit le positionnement "de l'intérieur" d'un chercheur impliqué dans l'environnement qu'il étudie. Cette posture empirique guide son travail. La deuxième regroupe des éléments d'épistémologie de l'approche biographique telle qu'elle apparaît en sciences humaines et sociales : elle fait ressortir le rapport au biographique de diverses disciplines et ses réinvestissements possibles. La troisième restitue une quinzaine d'années d'enquêtes ayant permis de récolter des matériaux sociobiographiques. En même temps, elle décrit les contextes des espaces publics indo-océaniques (Réunion, Maurice, Madagascar, Comores, Mayotte, Seychelles). La quatrième est constituée par la proposition méthodologique proprement dite - notamment autour de l'entretien - de récolte d'histoires de vie de journalistes et d'acteurs des médias. In fine, il s'agit de montrer combien l'approche sociobiographique se révèle heuristique pour produire de La connaissance sur le journalisme, tout en s'interrogeant sur la généralisation de l'objet scientifique. Ce travail, géographiquement situé, conditionne une pratique de recherche qui implique un décentrement du regard. En revisitant des modèles explicatifs "pré-confectionnés" (comme celui du classique espace public habermassien), il suggère de les rendre davantage modulables.
Idelson Bernard ; Magdelaine-Andrianjafitrimo Valé
Ce recueil de contributions témoigne d'une rencontre inhabituelle qui s'est déroulée à Saint-Denis de La Réunion: celle de chercheurs réunis pour un colloque intitulé "Paroles d'outre-mer - Identités linguistiques, expressions littéraires, espaces médiatiques". Ces textes laissent percevoir la complexité, la diversité et bien sûr la richesse des approches épistémologiques, analytiques et méthodologiques des uns et des autres. Ils émanent de plusieurs champs disciplinaires: droit public, littératures comparées, sciences du langage, sciences de l'éducation, psychologie cognitive, sciences de l'information et de la communication. Ces paroles, issues de l'outre-mer, concernent des rivages caribéens, antillais, guyanais, néo-calédoniens, réunionnais et indo-océaniques. Loin des représentations et des fantasmes sur un outre-mer qui serait homogène et uni, il est question ici d'un regard quelque peu décentré sur les sociétés concernées.
Le Temps n'existe pas. Le paradoxe est de le relever. Troisième degré. Membre de la Grande Loge de Belgique après avoir été initié au Grand Orient, ayant parcouru l'entièreté des degrés maçonniques jusqu'au 33e, l'auteur nous incite à réfléchir sur la valeur et la qualité de ce qu'il est convenu de nommer... "le Temps" !
La société civile contemporaine n'apprécie guère le maintien de secrets que la quête dune excessive discrétion rend plus suspects que sympathiques. Aussi importe-t-il que des initiés témoignent en évoquant les sources philosophiques de leur engagement, dans une approche destinée à faire rayonner les idéaux maçonniques en manifestant ce qu'ils sont : une voie d'émancipation individuelle et collective vécue dans un esprit de liberté et de fraternité à vocation universelle. Y a-t-il un secret maçonnique ou n'est-ce que légende propre à susciter la curiosité? S'il existe, quel sens a-t-il aujourd'hui ? Peut-il se communiquer ou est-il définitivement indicible ?
Membre de la Grande Loge et du Grand Orient de Belgique, élevé au 33ème degré du Souverain Collège du Rite Ecossais pour la Belgique, l'auteur vous invite avec tendresse et humilité à une promenade maçonnique entre contes et reflets de philosophies. Ayant charge d'Expert, il vous incite à y exercer votre libre arbitre en vous gardant des mots, ne les prenant jamais pour des idées. Vous qui cultivez l'Etre, ne vous laissez pas mener par le bout du nez, mais laissez-vous Faire.
Faut-il parler aujourd'hui des franc-maçonneries plutôt que de la franc-maçonnerie? Une vision unifiée du fait maçonnique serait-elle une gageure? L'auteur, homme de marketing et titulaire d'une maîtrise en sciences des religions, relève ce défi. Sa démarche originale dispense le lecteur d'une connaissance préalable du sujet. La loge, son articulation à l'obédience et l'interaction entre l'ordre maçonnique et la société sont les trois niveaux d'analyse. Ils sont examinés à l'aide de trois analogies empruntées à la sociologie et à l'économie: la "métaphore théâtrale", le système du franchisage et "les mondes de l'art". La comparaison fouillée entre le théâtre réel et le travail en loge et la description des hauts grades, également vecteurs de la théâtralité maçonnique permettent de passer d'un niveau à l'autre. La franc-maçonnerie est aussi saisie dans sa dimension dynamique, comme système de marketing solidaire des projets maçonniques. Cette approche non-conformiste conduit à la définir comme un groupe d'appartenance auquel on accède par l'initiation et dont les caractéristiques majeures sont la théâtralité et l'engagement. Ce livre se veut ainsi une contribution au dialogue entre les francs-maçons.