Tourner les pages de vie de journalistes peut s'avérer d'une grande utilité pour le chercheur en journalisme. En retraçant des biographies d'acteurs médiatiques, en restituant leurs parcours personnels et professionnels au sein de leur environnement sociohistorique, cet ouvrage s'intéresse aux phénomènes collectifs et singuliers qui fondent leurs actions. Faits de "structures" et discours d'acteurs sont de la sorte appréhendés en commun. La présente proposition de recueil d'histoires de vie d'acteurs du journalisme de tout support, y compris numérique, est ainsi qualifiée de démarche "sociobiographique". La démonstration est articulée en quatre parties. La première montre comment, s'inscrivant au sein des sciences de l'information et de la communication, l'apport sociobiographique peut enrichir les études sur le journalisme. Elle décrit le positionnement "de l'intérieur" d'un chercheur impliqué dans l'environnement qu'il étudie. Cette posture empirique guide son travail. La deuxième regroupe des éléments d'épistémologie de l'approche biographique telle qu'elle apparaît en sciences humaines et sociales : elle fait ressortir le rapport au biographique de diverses disciplines et ses réinvestissements possibles. La troisième restitue une quinzaine d'années d'enquêtes ayant permis de récolter des matériaux sociobiographiques. En même temps, elle décrit les contextes des espaces publics indo-océaniques (Réunion, Maurice, Madagascar, Comores, Mayotte, Seychelles). La quatrième est constituée par la proposition méthodologique proprement dite - notamment autour de l'entretien - de récolte d'histoires de vie de journalistes et d'acteurs des médias. In fine, il s'agit de montrer combien l'approche sociobiographique se révèle heuristique pour produire de La connaissance sur le journalisme, tout en s'interrogeant sur la généralisation de l'objet scientifique. Ce travail, géographiquement situé, conditionne une pratique de recherche qui implique un décentrement du regard. En revisitant des modèles explicatifs "pré-confectionnés" (comme celui du classique espace public habermassien), il suggère de les rendre davantage modulables.
Nombre de pages
318
Date de parution
18/07/2014
Poids
502g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343040684
Titre
Vies de journalistes. Sociobiographies
Auteur
Idelson Bernard ; Demers François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
502
Date de parution
20140718
Nombre de pages
318,00 €
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Idelson Bernard ; Almar Nathalie ; Decloitre Laure
Cet ouvrage collectif est le deuxième de la collection "Communication et Civilisation" à traiter des médias de l'océan Indien. Le premier analysait des productions journalistiques couvrant un événement médiatique "total": la visite du pape Jean-Paul II à La Réunion, à Madagascar et à Maurice en 1989. Celui-ci s'intéresse aux producteurs, journalistes réunionnais, mauriciens, malgaches, comoriens et seychellois. Il témoigne d'une rencontre qui a permis de réunir des chercheurs de plusieurs universités et des professionnels des médias venus rendre compte de leurs analyses pour les uns et de leurs pratiques pour les autres. S'il se dégage de ces contributions une première impression d'hétérogénéité - de contextes géographiques, de conditions d'exercice, d'histoires insulaires -, il apparaît des habitus communs chez l'ensemble des journalistes. Tous se réfèrent à une conception normative de leur profession, dans une volonté d'ouverture démocratique de leurs aires d'exercice. On découvre alors des espaces publics en émergence, issus d'une tradition de presse politique des périodes pré et post-coloniales. Qu'ils émanent de supports écrits, audiovisuels ou en ligne, ces espaces médiatiques publics en mutation sont ici mis en questions.
Idelson Bernard ; Géraud-Legros Geoffroy ; Croisie
Cet ouvrage est bâti autour du dernier entretien que Paul Vergès a accordé à un chercheur, peu avant sa disparition, survenue le 12 novembre 2016, à l'âge de 91 ans. Les auteurs proposent une analyse croisée d'un récit sociobiographique qui retrace son parcours : enfance érudite aux côtés de son frère Jacques Vergès et de son père Raymond Vergès, départ pour l'Europe auprès des Français libres, retour à La Réunion. L'itinéraire couvre ensuite soixante-dix années de vie politique de ce militant anticolonialiste qui a côtoyé les principaux leaders tiers-mondistes et mené mille combats politiques, de la revendication d'autonomie de son île à la lutte planétaire contre le réchauffement climatique. Le fondateur du Parti communiste réunionnais aura également assumé tous les mandats électifs, jusqu'à devenir doyen des sénateurs de la République. Décriée âprement par ses adversaires, sa parole politique s'est peu à peu diffusée, d'abord dans les kartié créoles, espaces "interstitiels" de circulation d'une pensée, puis à partir des années 1980, dans les médias d'information. Le propos vergésien est ainsi loué, caricaturé, violemment réfuté, mais aussi parfois récupéré, comme aujourd'hui, par certains contempteurs d'hier. C'est donc des formes de médiation dans l'espace public d'un discours prônant un nouveau modèle pour La Réunion, et bien au-delà, dont il est question ici.
Durant l'été austral de 2005/2006, l'île de La Réunion, département français et région ultrapériphérique de l'Océan Indien, fut touchée par la maladie virale du chikungunya, transmise par l'Aedes albopictus, un moustique particulièrement invasif. Plus d'un tiers des 800 000 habitants de l'île fut alors contaminé. En écho à l'ampleur de l'épidémie, la parole des différents acteurs, publics ou privés, en charge de cette crise sanitaire, ainsi que celle des malades et celle des médias se firent entendre, dans un mouvement amplifiant, au sein de l'espace public médiatique, local dans un premier temps, puis national. Il s'en suivit une crise sociale devenue "totale" qui mobilisa toute l'île, faisant ressortir les positionnements particuliers de celle-ci dans son rapport aux autorités locales et gouvernementales, lesquelles ne tardèrent pas à réagir, communiquant parfois d'une manière " discordante " (Libaert). Dans cet ouvrage,à l'aide de différents concepts l'altérité, l'interdiscursivité, la responsabilité des pouvoirs publics, des journalistes), des chercheurs (issus principalement des sciences du langage et des sciences de l'information et de la communication analysent les discours produits dans les médias (locaux, régionaux et nationaux) par tous ceux qui se sont sentis concernés, à un moment ou à un autre, par cette forme d'anémie sociale généralisée (Ledegen, Simonin). Complété par des contributions de professionnels de la santé, de l'information et de la communication l'ensemble des textes met en lumière les vulnérabilités et la fragilité révélées par cet épisode sanitaire douloureux. In fine, c'est bien une mémoire collective (Moirand) qui se dégage des traces discursives qui ont imprégné toute une communauté insulaire autour du chikungunya ; parfois avec humour, comme pour en conjurer le mal.
Idelson Bernard ; Magdelaine-Andrianjafitrimo Valé
Ce recueil de contributions témoigne d'une rencontre inhabituelle qui s'est déroulée à Saint-Denis de La Réunion: celle de chercheurs réunis pour un colloque intitulé "Paroles d'outre-mer - Identités linguistiques, expressions littéraires, espaces médiatiques". Ces textes laissent percevoir la complexité, la diversité et bien sûr la richesse des approches épistémologiques, analytiques et méthodologiques des uns et des autres. Ils émanent de plusieurs champs disciplinaires: droit public, littératures comparées, sciences du langage, sciences de l'éducation, psychologie cognitive, sciences de l'information et de la communication. Ces paroles, issues de l'outre-mer, concernent des rivages caribéens, antillais, guyanais, néo-calédoniens, réunionnais et indo-océaniques. Loin des représentations et des fantasmes sur un outre-mer qui serait homogène et uni, il est question ici d'un regard quelque peu décentré sur les sociétés concernées.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.