L'expérience des ruines permet d'approfondir la réflexion sur le devenir de l'humanité et de son Histoire. En effet, ce recueil s'interroge sur le destin des ruines, leur destruction, leur idéalisation, leur requalification, en soulignant l'entremêlement des critères idéologiques et esthétiques qui président à leur abandon, leur conservation ou leur remploi. La ruine est liée à la décomposition du bâti urbain, à sa transformation, à la création de parcs à fabriques, aux dévastations des guerres mondiales, à l'apparition de nouveaux lieux de la précarité urbaine. L'étude de la représentation de la ruine met à jour des poétiques nouvelles à travers les pratiques artistiques et littéraires contemporaines. Les contributions des archéologues, des architectes, des spécialistes de littérature française et comparée, des philosophes, des artistes et des historiens de l'art font de cet ouvrage interdisciplinaire une étude renouvelée et actualisée du paradigme de la ruine.
Nombre de pages
246
Date de parution
16/06/2015
Poids
350g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782840162223
Titre
La ruine et le geste architectural
Auteur
Hyppolite Pierre
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
151
Poids
350
Date de parution
20150616
Nombre de pages
246,00 €
Disponibilité
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Hyppolite Pierre ; Leygonie Antoine ; Verlet Agnès
Les rapports entre l'architecture et la littérature sont complexes. Pour sortir de la traditionnelle comparaison entre objets architecturaux et littéraires, il importe d'analyser les interactions entre ces deux domaines. Architectes, historiens de l'architecture et spécialistes de la littérature se sont interrogés sur leurs interférences, au cours de la décade organisée au Centre culturel international de Cerisy-La-Salle en septembre 2009. L'histoire des XXe et XXIe siècles offre de nombreux exemples de l'utilisation de la littérature par les architectes dans l'ordre de la narration, de la fiction théorique, dans l'élaboration de leurs projets iconographiques et dans leur concrétisation. Le Corbusier, Guiseppe Terragni, Frank Lloyd Wright, Louis I. Kahn, Daniel Liebeskind, Frank Gehry, Peter Eisenman... permettent de croiser l'étude des différentes formes de l'expression de la pensée architecturale, la réflexion théorique sur les objets architecturaux et l'analyse de leur réception. La littérature ne convoque pas simplement l'architecture comme une analogie structurelle ou un motif. Les oeuvres de Louis Aragon, André Gide, Michel Butor, Julien Gracq, Edmond Jabès, Georges Perec, Olivier Rolin, Benoît Duteurtre, Philippe Vasset... offrent l'occasion de s'interroger sur le sens de leurs rapports et sur les complémentarités entre l'écriture, l'architecture et l'espace.
Que signifie "habiter" chez Le Corbusier ? Comment l'architecte a-t-il répondu à cette question ? Et de quelle façon a-t-il souhaité le faire savoir à ses contemporains ? Par son architecture et son urbanisme, soit. Mais tout autant par des livres, nombreux, souvent illustrés de photographies et de dessins. Plus concrètement : quelles formes architecturales et urbaines originales a inventé cet architecte ? Quel modèle esthétique spécifique (standard, série, plan libre...) Le Corbusier a-t-il suscité et mis en oeuvre face à ce besoin vital des individus ? Comment se constitue l'espace intérieur, l'espace de vie des logements modernes dans la réflexion théorique de Le Corbusier sur ses propres projets ? Y a-t-il une manière de vivre particulière liée aux espaces créés par l'architecture ? Un vécu remarquable ? Y a-t-il une unité de la typologie spatiale des espaces d'habitation chez Le Corbusier ? Y a-t-il un art de se loger et de le dire ? Les quinze contributions présentées dans cet ouvrage proviennent d'auteurs rattachés à différentes régions du monde et à diverses disciplines (architecture, esthétique, histoire, littérature, sociologie). Elles s'intéressent à la possibilité de se loger dans la production de masse à partir, entre autres, de l'industrialisation des pays occidentaux. Ces contributions ouvrent enfin à de nouvelles perspectives d'analyse de l'espace intérieur mis en oeuvre par Le Corbusier. Le "savoir habiter" , la volonté d' "incruster" le "savoir loger" , dans la conscience des individus, pour reprendre les termes mêmes de Le Corbusier, sont ainsi des principes d'organisation de la vie dans les logements déterminant les réalisations de certains architectes modernes.
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.