Que signifie "habiter" chez Le Corbusier ? Comment l'architecte a-t-il répondu à cette question ? Et de quelle façon a-t-il souhaité le faire savoir à ses contemporains ? Par son architecture et son urbanisme, soit. Mais tout autant par des livres, nombreux, souvent illustrés de photographies et de dessins. Plus concrètement : quelles formes architecturales et urbaines originales a inventé cet architecte ? Quel modèle esthétique spécifique (standard, série, plan libre...) Le Corbusier a-t-il suscité et mis en oeuvre face à ce besoin vital des individus ? Comment se constitue l'espace intérieur, l'espace de vie des logements modernes dans la réflexion théorique de Le Corbusier sur ses propres projets ? Y a-t-il une manière de vivre particulière liée aux espaces créés par l'architecture ? Un vécu remarquable ? Y a-t-il une unité de la typologie spatiale des espaces d'habitation chez Le Corbusier ? Y a-t-il un art de se loger et de le dire ? Les quinze contributions présentées dans cet ouvrage proviennent d'auteurs rattachés à différentes régions du monde et à diverses disciplines (architecture, esthétique, histoire, littérature, sociologie). Elles s'intéressent à la possibilité de se loger dans la production de masse à partir, entre autres, de l'industrialisation des pays occidentaux. Ces contributions ouvrent enfin à de nouvelles perspectives d'analyse de l'espace intérieur mis en oeuvre par Le Corbusier. Le "savoir habiter" , la volonté d' "incruster" le "savoir loger" , dans la conscience des individus, pour reprendre les termes mêmes de Le Corbusier, sont ainsi des principes d'organisation de la vie dans les logements déterminant les réalisations de certains architectes modernes.
Nombre de pages
288
Date de parution
15/10/2020
Poids
652g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782840163657
Titre
Le Corbusier. L'art de se loger et de le dire
Auteur
Hyppolite Pierre ; Perelman Marc
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
190
Poids
652
Date de parution
20201015
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
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Ce recueil d'articles offre une série d'études nouvelles sur les lieux et les objets d'une rencontre entre l'architecture et la littérature du XIXe au XXIe siècle. Il associe étroitement les études littéraires et les études d'architectes. Il s'intéresse ainsi successivement à la représentation littéraire de la ruine, de la tour sous ses différentes formes (château, tour d'habitation, grands ensembles...), mais aussi aux espaces déterritorialisés ou en cours de reterritorialisation des zones urbaines actuelles.
L'expérience des ruines permet d'approfondir la réflexion sur le devenir de l'humanité et de son Histoire. En effet, ce recueil s'interroge sur le destin des ruines, leur destruction, leur idéalisation, leur requalification, en soulignant l'entremêlement des critères idéologiques et esthétiques qui président à leur abandon, leur conservation ou leur remploi. La ruine est liée à la décomposition du bâti urbain, à sa transformation, à la création de parcs à fabriques, aux dévastations des guerres mondiales, à l'apparition de nouveaux lieux de la précarité urbaine. L'étude de la représentation de la ruine met à jour des poétiques nouvelles à travers les pratiques artistiques et littéraires contemporaines. Les contributions des archéologues, des architectes, des spécialistes de littérature française et comparée, des philosophes, des artistes et des historiens de l'art font de cet ouvrage interdisciplinaire une étude renouvelée et actualisée du paradigme de la ruine.
Hyppolite Pierre ; Leygonie Antoine ; Verlet Agnès
Les rapports entre l'architecture et la littérature sont complexes. Pour sortir de la traditionnelle comparaison entre objets architecturaux et littéraires, il importe d'analyser les interactions entre ces deux domaines. Architectes, historiens de l'architecture et spécialistes de la littérature se sont interrogés sur leurs interférences, au cours de la décade organisée au Centre culturel international de Cerisy-La-Salle en septembre 2009. L'histoire des XXe et XXIe siècles offre de nombreux exemples de l'utilisation de la littérature par les architectes dans l'ordre de la narration, de la fiction théorique, dans l'élaboration de leurs projets iconographiques et dans leur concrétisation. Le Corbusier, Guiseppe Terragni, Frank Lloyd Wright, Louis I. Kahn, Daniel Liebeskind, Frank Gehry, Peter Eisenman... permettent de croiser l'étude des différentes formes de l'expression de la pensée architecturale, la réflexion théorique sur les objets architecturaux et l'analyse de leur réception. La littérature ne convoque pas simplement l'architecture comme une analogie structurelle ou un motif. Les oeuvres de Louis Aragon, André Gide, Michel Butor, Julien Gracq, Edmond Jabès, Georges Perec, Olivier Rolin, Benoît Duteurtre, Philippe Vasset... offrent l'occasion de s'interroger sur le sens de leurs rapports et sur les complémentarités entre l'écriture, l'architecture et l'espace.
Ma fille, il n'y a pas d'âge pour le mariage, et les études longues, c'est pour les hommes, tu vois, moi ta mère, quelles études ai-je faites ? En ai-je besoin pour gérer la maison ? Nous avons pris cette décision, ton père et moi, pour ton bien et tu verras dans quelques années que c'était la bonne chose à faire et tu nous en remercieras. Maintenant le débat est clos, va dîner, j'ai fait une bonne lathiéri comme tu l'aimes. " Alimatou, jeune Sénégalaise de 16 ans promise à un bel avenir, découvre avec stupeur que son père veut la marier avec un émigré deux fois plus âgé et qu'elle ne connaît pas. Horrifiée, la jeune fille refuse. Mais incapable de faire entendre raison à sa famille, Alimatou sera obligée de demander l'aide d'une ONG. Hyppolite Pierre Tokpo nous livre ici le destin tragique d'une jeune fille admirable et courageuse, un destin qui n'est malheureusement pas un fait isolé. L'auteur s'empare d'un sujet encore d'actualité de nos jours et nous offre un plaidoyer bouleversant sur les droits des femmes. Un roman coup de poing et émouvant qui pousse à réfléchir et à ne surtout pas à abandonner le combat, pour toutes les jeunes Alimatou du monde.
Gomez-Géraud Marie-Christine ; Lestringant Frank ;
Ce volume se penche sur l'oeuvre critique de Daniel Ménager, professeur à l'université de Nanterre, disparu en 2020. Une oeuvre qui, dans ses derniers développements, s'est fortement ouverte sur le comparatisme. Si la Renaissance apparaît comme la source de sa réflexion, cet esprit humaniste formé aux oeuvres antiques et curieux de littérature universelle entendait désenclaver les études littéraires pour mettre la littérature au service de la pensée et de l'émergence de la conscience de soi.
Explorant divers terrains de recherche, cet ouvrage analyse la façon dont toute recherche est à la fois "située" par l'histoire et l'engagement du chercheur, et "situante" , car elle construit son objet. Regards situants propose une réflexion collective autour du "regard situant" , à la fois conçu comme outil méthodologique, cadre épistémologique et posture éthique en sciences sociales. L'ouvrage affirme que toute recherche est simultanément située - par l'histoire et l'engagement du chercheur - et situante - puisqu'elle construit son objet. A travers des contributions variées, il explore la sororité dans la recherche, la territorialité, le rapport au lointain, les enjeux invisibilisés, l'apport du marxisme, ainsi que des démarches de recherche-action-formation, des articulations entre quantitatif et qualitatif et des méthodes innovantes comme l' "entretien marché ". Conçu comme un laboratoire de pensée plutôt qu'une théorie figée, le livre s'achève sur une ouverture critique invitant au débat. Regards situants affirme ainsi le regard situant comme un levier essentiel pour renouveler la pratique scientifique, entre rigueur, réflexivité, engagement et ouverture.
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.