Identité collective et altérité. Diversité des espaces, spécificité des pratiques
Hily Marie-Antoinette ; Lefebvre Marie-Louise
L'HARMATTAN
34,00 €
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EAN :9782738478719
Toutes les contributions qu'on lira dans cet ouvrage traitent d'une même question : comment construire une approche correcte du rapport entre diversité des espaces culturels, particularités de la production des appartenances et des pratiques, et construction des relations interculturelles ? Ces questions abordées, comme le souligne M. Oriol, en "relativisant les universalismes et en relativisant les relativismes" sont à situer dans les contextes de reconfigurations territoriales, sociales, économiques et politiques, auxquelles sont soumises nos sociétés. Comment donc construire dans les sociétés un espace commun, collectif, social qui se nourrit des langages singuliers ? (...) Comment donc, sans nier la spécificité des cultures et sans les ériger en singularité absolue, trouver et construire par l'expérience une intelligibilité commune ou des tentatives de co-compréhension, de traduction, dont on sait qu'elles seront diverses, inachevees - mais c'est dans cet inachevement que peut se poursuivre la confrontation avec l'autre.
Nombre de pages
390
Date de parution
03/05/2000
Poids
500g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738478719
Titre
Identité collective et altérité. Diversité des espaces, spécificité des pratiques
ISBN
2738478719
Auteur
Hily Marie-Antoinette ; Lefebvre Marie-Louise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
500
Date de parution
20000503
Nombre de pages
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Hily Marie-Antoinette ; Poiret Christian ; Costa-L
Ce numéro de la REMI est consacré à des travaux récents de chercheurs dont les articles offrent des clés pour comprendre des questions qui relèvent des rapports sociaux ethniques, de la déviance des jeunes de banlieues, de la situation professionnelle et du devenir des jeunes d'origine maghrébine qui ont grandi et vécu dans un même quartier. D'autres questions sont aussi abordées dans cette livraison : le pragmatisme féministe dans les débats sur le multiculturalisme en Flandre ; les procédures en matière d'application du droit d'asile en France ; la loi de 1912 sur la circulation des " nomades ", laquelle constitue l'étape majeure dans le processus de contrôle et d'identification utilisé par la République envers les Tsiganes ; la question du " retour " dans le cadre de la migration volontaire. Ce numéro se conclut par un texte qui analyse la dynamique spatiale du courant migratoire bolivien en Argentine et par une note de recherche sur le développement de commerces philippins à Paris.
Les migrations internationales sont une clef de compréhension essentielle du fonctionnement du monde actuel. Elles constituent un enjeu fondamental dans chacune des sociétés qu'elles concernent, qu'il s'agisse des régions d'origine, des pays d'installation ou des zones de transit. Le "paradigme migratoire" offre un puissant outil d'analyse des transformations sociales et spatiales à l'oeuvre dans le monde. Aurait-on pu par exemple imaginer, il y a trente ou quarante ans, que la question migratoire marquerait à ce point les élections nord-américaines, britanniques, allemandes, hongroises, autrichiennes, néerlandaises, italiennes... et bien entendu françaises ? Les auteurs - géographes, sociologues, historiens, anthropologues, juristes, démographes - font le point sur la façon dont ont été conçues, élaborées et traitées les problématiques relatives aux migrations depuis une trentaine d'années. Chaque chapitre montre comment un domaine de recherche a émergé, tiraillé entre demande publique (possédant us propres objectifs généralement de court terme) et autonomie de la recherche attachée à la construction des savoirs. Il en résulte un ouvrage qu'on peut utiliser comme un manuel, utile à tous ceux qui veulent comprendre la complexité des migrations internationales.
Carmel Camilleri est l'un de ceux qui a le plus apporté à une théorie critique de l'identité individuelle et collective au centre des évolutions interculturelles. Ses recherches dans le champ de la psychologie sociale ont largement influencé les travaux sur l'immigration, sur les conflits entre générations, sur les stratégies de passage à la modernité, sur le jeu des images et la manipulation des codes. Sa vision complexe et dialectique des phénomènes identitaires ont enrichi et souvent suscité d'autres questionnements en sciences sociales. Il a aussi transmis à ses étudiants des deux côtés des rives de la Méditerranée le souci de la rigueur et a sans cesse enseigné l'exigence de rationalité dans le traitement des relations interculturelles. Carmel Camilleri nous a quitté le 27 avril 1997. Cet ouvrage collectif est dédié à ses travaux et lui rend hommage. Il réunit certains de ses anciens étudiants et collègues français ou étrangers désireux de poursuivre l'œuvre entreprise. Cet ouvrage trouve naturellement sa place dans la collection de l'Association pour la Recherche Interculturelle (ARIC) dont Carmel Camilleri fut un des membres les plus éminents.
Proposer de parler de mobilité, c'est d'abord interroger les déplacements dans L'espace, mais aussi les facilités dont ils jouissent ou à l'inverse les freins qui les entravent. Interroger la mobilité, c'est aussi considérer les transformations sociales qu'elle produit et les nouvelles formes de socialisation qu'elle peut établir. Quels territoires, localités, lieux, les hommes dessinent dans leur mouvement, quels sont les ressorts de leur action et comment les hommes dans leurs déplacements produisent du social. Et c'est bien là le sujet de cet ouvrage collectif dont les auteurs se sont emparés, chacun à Leur manière, pour nous donner une lecture des pratiques de mobilité qui s'écarte de l'opposition classique entre ancrage et mobilité. Soutenues par des travaux empiriques, les interrogations théoriques qui animent les auteurs visent à réfléchir à différentes échelles spatiales et temporelles aux modalités d'articulation des conditions matérielles et sociales de la mobilité avec les projets des hommes inscrits dans des rapports sociaux : parenté, famille, voisinage, groupe de pairs, réseaux professionnels, etc. En nous livrant leurs analyses des transformations sociales et spatiales produites par la mobilité, les auteurs ont accepté de faire dialoguer "les mondes de la mobilité".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...