Identité collective et altérité. Diversité des espaces, spécificité des pratiques
Hily Marie-Antoinette ; Lefebvre Marie-Louise
L'HARMATTAN
34,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782738478719
Toutes les contributions qu'on lira dans cet ouvrage traitent d'une même question : comment construire une approche correcte du rapport entre diversité des espaces culturels, particularités de la production des appartenances et des pratiques, et construction des relations interculturelles ? Ces questions abordées, comme le souligne M. Oriol, en "relativisant les universalismes et en relativisant les relativismes" sont à situer dans les contextes de reconfigurations territoriales, sociales, économiques et politiques, auxquelles sont soumises nos sociétés. Comment donc construire dans les sociétés un espace commun, collectif, social qui se nourrit des langages singuliers ? (...) Comment donc, sans nier la spécificité des cultures et sans les ériger en singularité absolue, trouver et construire par l'expérience une intelligibilité commune ou des tentatives de co-compréhension, de traduction, dont on sait qu'elles seront diverses, inachevées — mais c'est dans cet inachèvement que peut se poursuivre la confrontation avec l'autre. L'interculturel est construction en cours, cheminement et non pas fin à atteindre, mais faut-il encore pour adhérer à ce projet, comme le rappelait Camilleri, qu'il y ait élaboration commune d'un sens commun qui permette de faire communiquer entre elles des identités culturelles différentes. (...) Ce que l'on retiendra de l'ensemble des travaux, c'est la diversité des regards et des approches pour traiter des relations interculturelles, de l'ethnicité et des stratégies identitaires. (...) Aussi serait-il vain de réduire la multiplicité des points de vue et des situations étudiées dans une synthèse forcée. Le débat doit donc se poursuivre et cet ouvrage y contribue notamment parce qu'il confronte des expériences qui dépassent le cadre d'un seul Etat national".
Nombre de pages
390
Date de parution
03/05/2000
Poids
500g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738478719
Titre
Identité collective et altérité. Diversité des espaces, spécificité des pratiques
ISBN
2738478719
Auteur
Hily Marie-Antoinette ; Lefebvre Marie-Louise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
500
Date de parution
20000503
Nombre de pages
390,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Hily Marie-Antoinette ; Poiret Christian ; Costa-L
Ce numéro de la REMI est consacré à des travaux récents de chercheurs dont les articles offrent des clés pour comprendre des questions qui relèvent des rapports sociaux ethniques, de la déviance des jeunes de banlieues, de la situation professionnelle et du devenir des jeunes d'origine maghrébine qui ont grandi et vécu dans un même quartier. D'autres questions sont aussi abordées dans cette livraison : le pragmatisme féministe dans les débats sur le multiculturalisme en Flandre ; les procédures en matière d'application du droit d'asile en France ; la loi de 1912 sur la circulation des " nomades ", laquelle constitue l'étape majeure dans le processus de contrôle et d'identification utilisé par la République envers les Tsiganes ; la question du " retour " dans le cadre de la migration volontaire. Ce numéro se conclut par un texte qui analyse la dynamique spatiale du courant migratoire bolivien en Argentine et par une note de recherche sur le développement de commerces philippins à Paris.
Les migrations internationales sont une clef de compréhension essentielle du fonctionnement du monde actuel. Elles constituent un enjeu fondamental dans chacune des sociétés qu'elles concernent, qu'il s'agisse des régions d'origine, des pays d'installation ou des zones de transit. Le "paradigme migratoire" offre un puissant outil d'analyse des transformations sociales et spatiales à l'oeuvre dans le monde. Aurait-on pu par exemple imaginer, il y a trente ou quarante ans, que la question migratoire marquerait à ce point les élections nord-américaines, britanniques, allemandes, hongroises, autrichiennes, néerlandaises, italiennes... et bien entendu françaises ? Les auteurs — géographes, sociologues, historiens, anthropologues, juristes, démographes — font le point sur la façon dont ont été conçues, élaborées et traitées les problématiques relatives aux migrations depuis une trentaine d'années. Chaque chapitre montre comment un domaine de recherche a émergé, tiraillé entre demande publique (possédant us propres objectifs généralement de court terme) et autonomie de la recherche attachée à la construction des savoirs. Il en résulte un ouvrage qu'on peut utiliser comme un manuel, utile à tous ceux qui veulent comprendre la complexité des migrations internationales.
Carmel Camilleri est l'un de ceux qui a le plus apporté à une théorie critique de l'identité individuelle et collective au centre des évolutions interculturelles. Ses recherches dans le champ de la psychologie sociale ont largement influencé les travaux sur l'immigration, sur les conflits entre générations, sur les stratégies de passage à la modernité, sur le jeu des images et la manipulation des codes. Sa vision complexe et dialectique des phénomènes identitaires ont enrichi et souvent suscité d'autres questionnements en sciences sociales. Il a aussi transmis à ses étudiants des deux côtés des rives de la Méditerranée le souci de la rigueur et a sans cesse enseigné l'exigence de rationalité dans le traitement des relations interculturelles. Carmel Camilleri nous a quitté le 27 avril 1997. Cet ouvrage collectif est dédié à ses travaux et lui rend hommage. Il réunit certains de ses anciens étudiants et collègues français ou étrangers désireux de poursuivre l'œuvre entreprise. Cet ouvrage trouve naturellement sa place dans la collection de l'Association pour la Recherche Interculturelle (ARIC) dont Carmel Camilleri fut un des membres les plus éminents.
Proposer de parler de mobilité, c'est d'abord interroger les déplacements dans L'espace, mais aussi les facilités dont ils jouissent ou à l'inverse les freins qui les entravent. Interroger la mobilité, c'est aussi considérer les transformations sociales qu'elle produit et les nouvelles formes de socialisation qu'elle peut établir. Quels territoires, localités, lieux, les hommes dessinent dans leur mouvement, quels sont les ressorts de leur action et comment les hommes dans leurs déplacements produisent du social. Et c'est bien là le sujet de cet ouvrage collectif dont les auteurs se sont emparés, chacun à Leur manière, pour nous donner une lecture des pratiques de mobilité qui s'écarte de l'opposition classique entre ancrage et mobilité. Soutenues par des travaux empiriques, les interrogations théoriques qui animent les auteurs visent à réfléchir à différentes échelles spatiales et temporelles aux modalités d'articulation des conditions matérielles et sociales de la mobilité avec les projets des hommes inscrits dans des rapports sociaux : parenté, famille, voisinage, groupe de pairs, réseaux professionnels, etc. En nous livrant leurs analyses des transformations sociales et spatiales produites par la mobilité, les auteurs ont accepté de faire dialoguer "les mondes de la mobilité".
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.