Carmel Camilleri est l'un de ceux qui a le plus apporté à une théorie critique de l'identité individuelle et collective au centre des évolutions interculturelles. Ses recherches dans le champ de la psychologie sociale ont largement influencé les travaux sur l'immigration, sur les conflits entre générations, sur les stratégies de passage à la modernité, sur le jeu des images et la manipulation des codes. Sa vision complexe et dialectique des phénomènes identitaires ont enrichi et souvent suscité d'autres questionnements en sciences sociales. Il a aussi transmis à ses étudiants des deux côtés des rives de la Méditerranée le souci de la rigueur et a sans cesse enseigné l'exigence de rationalité dans le traitement des relations interculturelles. Carmel Camilleri nous a quitté le 27 avril 1997. Cet ouvrage collectif est dédié à ses travaux et lui rend hommage. Il réunit certains de ses anciens étudiants et collègues français ou étrangers désireux de poursuivre l'œuvre entreprise. Cet ouvrage trouve naturellement sa place dans la collection de l'Association pour la Recherche Interculturelle (ARIC) dont Carmel Camilleri fut un des membres les plus éminents.
Nombre de pages
298
Date de parution
01/06/2000
Poids
384g
Largeur
135mm
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EAN
9782738491787
Titre
Pluralité des cultures et dynamiques identitaires. Hommage à Carmel Camilleri
En 1561, à l'initiative de Catherine de Médicis, une conférence religieuse est organisée à Poissy, pour tenter d'effectuer un rapprochement entre Catholiques et Protestants. Les tensions à ce moment précis de l'histoire étaient à leur paroxysme et l'assemblée se quitta sans avoir pu trouver de compromis dogmatique. Cependant, ce colloque fut le germe d'une première tentative de dialogue. Il déboucha sur le premier édit de tolérance de l'Histoire de France, l'édit de Saint-Germain-en-Laye du 17janvier 1562, marquant la reconnaissance officielle de la diversité religieuse. Même si s'ensuivirent trente années de guerres de Religion jusqu'à la signature de l'Edit de Nantes en 1498. 450 ans ont passé depuis cet événement. Que retenir de cette tentative de réconciliation aujourd'hui, alors que nous vivons dans une république laique où la religion n'est plus affaire d'Etat ? Le Colloque de Poissy de 2011 interroge celui de 1561. Comment ce dernier peut-il faire sens aujourd'hui ? La municipalité a considéré qu'il était important de commémorer cet événement historique. Outre la présentation d'une exposition grand public, le service des musées de la Ville, avec l'organisation de ce colloque, aura pu porter, susciter et orienter les réflexions sur un des enjeux majeurs de nos sociétés contemporaines : de quels outils et moyens disposons-nous au quotidien pour parvenir à une meilleure compréhension mutuelle, favoriser et composer le mieux vivre ensemble au coeur de la laicité, comprise aussi comme principe d'unité fondamentale qui rassemble les femmes et les hommes de cultures différentes en une même société politique ? Convoquer historiens, juristes, anthropologues, sociologues, philosophes et théologiens pour débattre ensemble, c'est parier sur le fait que la complexité croissante de l'être humain ne peut s'appréhender qu'à travers des regards croisés.
Cet essai propose une réflexion sur l'islamisme dans ses rapports avec le religieux, le politique, le sexe et le genre dans les sociétés dites islamiques confrontées à la modernité. L'angle des rapports sociaux de sexe constitue une perspective privilégiée pour analyser l'idéologie islamiste et le rôle des divers acteurs sociopolitiques (islamistes et non-islamistes) dans son développement en tant qu'utopie sociale. L'expérience iranienne sert de laboratoire pour décortiquer les enjeux et les mécanismes du développement de cette idéologie. Elle met en lumière la nature totalitaire du projet sociopolitique porté par l'islamisme et ses conséquences sociopolitiques. Au-delà de l'Iran, cette analyse approfondit aussi les questions actuelles sur l'essor de l'islamisme et ouvre de nouvelles perspectives pour examiner les discours sur les conflits de civilisation.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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