
Habiter l'indépendance. Alger, conditions d'une architecture de l'occupation
Lorsqu'en 1962 l'Algérie accède à son indépendance, la population hérite d'un espace façonné pendant 132 ans par l'architecture de l'Etat colonial français. De façon inédite dans l'histoire, un peuple va concrètement habiter l'indépendance, en investissant massivement un environnement bâti pour l'exclure, voire lui nuire. Ancré plus particulièrement à Alger, cet ouvrage revient sur les conditions d'une expérimentation urbaine et questionne la composante coloniale de l'architecture et de son enseignement, au fil du temps, dans les corpus français comme algériens. Fruit d'une réflexion collective transdisciplinaire qui ose aborder des sujets peu traités, de l'architecture carcérale à la trajectoire de la statuaire coloniale, cette exploration critique de l'aménagement d'Alger entend mettre en lumière les pratiques de la ville par les personnes qui l'habitent.
| Nombre de pages | 239 |
|---|---|
| Date de parution | 07/10/2022 |
| Poids | 363g |
| Largeur | 154mm |
| EAN | 9782957749812 |
|---|---|
| Titre | Habiter l'indépendance. Alger, conditions d'une architecture de l'occupation |
| Auteur | HENNI/AMAROUCHE |
| Editeur | SHED PUBLISHING |
| Largeur | 154 |
| Poids | 363 |
| Date de parution | 20221007 |
| Nombre de pages | 239,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le capitalisme de rente. De la société du travail industriel à la société des rentiers
Henni AhmedDepuis les années 70, le capitalisme des pays riches a connu une mutation rentière : il délaisse l'industrie pour s'enrichir davantage par l'usage de monnaies, logiciels, images, sons, nouvelles molécules... Le travail matériellement productif est ainsi relégué dans des contrées exotiques. Les sociétés capitalistes développées deviennent des sociétés rentières, marquées par un affolement rentier des aspirations s'appuyant sur des corporatismes, des communautarismes et nationalismes qui mettent la modernité en échec.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER28,00 € -

Le Syndrome islamiste. Et les mutations du capitalisme
Henni AhmedNouveau porte-parole des "déshérités", l'islamisme politique ne s'attaque pas à la propriété et au pouvoir économique qui en découle, mais à la souveraineté et au pouvoir politique qui la représente. Quand il devient armé, il exerce une violence meurtrière indifférenciée, visant à démontrer que le pouvoir n'est nulle part souverain. Le fondamentaliste islamiste ne revendique pas la propriété de territoires, mais une redistribution monétaire sans frontières. Dès lors, il entre en conflit avec les souverains en place, en pays d'islam en premier lieu, particulièrement dans les pays pétroliers, en second lieu avec les titulaires de la souveraineté dans le monde, donc avec le centre principal, les Etats-Unis. Cette dynamique qui anime les islamistes ne relève pas uniquement d'une nostalgie millénariste, d'un désir d'en revenir à l'Empire musulman au temps de sa splendeur. Ahmed Henni montre qu'elle s'inscrit localement dans le fonctionnement rentier des sociétés pétrolières où la richesse est liée au statut des individus. Et qu'elle s'inscrit historiquement dans la mutation mondialisée du capitalisme d'industrie en capitalisme de rente, financière notamment, où les idéologies valorisant les statuts pourvoyeurs de revenus prennent la place des idéologies valorisant le travail de production Biographie: Ahmed Henni a exercé d'importantes fonctions dans la gestion de la monnaie (Banque centrale d'Algérie) et dans l'administration fiscale (Direction générale des Impôts en Algérie. Il est aujourd'hui professeur d'économie à l'Université d'ArtoisSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 € -

Architecture de la contre-révolution. L'armée française dans le Nord de l'Algérie
Henni Samia ; Saint-Upéry MarcDans Architecture de la contre-révolution Samia Henni analyse les politiques en matière d'urbanisme et d'architecture mises en oeuvre par l'Etat colonial français pendant la longue guerre d'indépendance algérienne (1954-1962) au croisement des vastes opérations militaires contre-insurectionnelles menées sur l'ensemble du territoire algérien. Tout au long de ce violent conflit armé, les autorités civiles et militaires françaises ont profondément réorganisé le vaste territoire urbain et rural de l'Algérie, transformé radicalement son environnement bâti, construit de nouvelles infrastructures en un temps record et implanté de manière stratégique de nouveaux centres de population afin de maintenir l'Algérie sous domination française. Cet ouvrage montre de façon documentée et précise comment le régime colonial a planifié et mis en oeuvre des programmes de démolition tactique, et développé de nouvelles structures afin de faciliter le contrôle étroit de la population algérienne et la protection des communautés européennes en Algérie. Le travail de Samia Henni se concentre sur la teneur politique de trois stratégies spatiales contre-révolutionnaires interconnectées : le déplacement forcé massif de paysans algériens ; les programmes de logement de masse conçus à destination de la population algérienne dans le cadre du Plan de Constantine du général de Gaulle ; et la nouvelle ville administrative fortifiée censée permettre la protection des autorités françaises pendant les derniers mois de la Révolution algérienne. L'autrice s'applique à décrire le modus operandi de ces stratégies spatiales, leurs racines, leur évolution, leur portée et leurs effets, ainsi que les acteurs, les protocoles et les logiques de conception qui les sous-tendent. Les chapitres de ce livre ne prétendent pas offrir un panorama exhaustif des 94 mois de destruction et de construction qui caractérisèrent la guerre menée par la France en Algérie ; ils ne cherchent pas non plus à fournir une description et une analyse exhaustives de tous les édifices construits ou détruits par les autorités coloniales françaises pendant la Révolution algérienne. L'ouvrage cherche plutôt à enquêter sur les pratiques coloniales de la France telles qu'elles s'incarnent dans des instruments juridiques, des opérations militaires et des projets architecturaux, et à mettre en lumière le rôle respectif d'une série d'officiers, de technocrates, d'architectes, de planificateurs et d'ethnologues dans la création architecturale (au sens large du terme) tout au long de cette sanglante guerre d'indépendance.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER29,00 € -

Envol poétique
Henni MamaMes poèmes sont les reflets de mon âme, aux divers coloris, peinture en tableaux de vie. C'est la danse des mots, "bleus" ou "gris" , chantant la vie à tous les tempos, des mots "scie" , en cris étouffés, en perles de pluie sur mes joues aspergées, en poussière de suie sur la peau sculptée, en lie entachant mon passé. Ils me voilent et me dévoilent, m'emmurent et me libèrent, en jeux incessants avec le temps. Ils sont tout "moi" .Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER12,00 €
Du même éditeur
-

Une brève histoire de la transmisogynie. Pour une lecture anti-impérialiste de la transféminité
Gill-Peterson Jules ; Merhoum Nesma ; Alsharif MihRésumé : Pourquoi les femmes trans sont-elles les plus ciblées au sein de la communauté LGBTQIA+? Pourquoi sont-elles au cour d'une résurgence mondiale de politiques réactionnaires transphobes ? Et comment pouvons-nous répondre collectivement à cette violence ? Cet ouvrage analyse les violences faites aux femmes trans en les inscrivant au cour de l'histoire de la modernité et des systèmes coloniaux occidentaux. Afin de prendre la mesure des violences transmisogynes à l'échelle mondiale tout en explorant la diversité des modes de vie marginalisés aujourd'hui regroupés sous l'étiquette "trans", l'autrice nous entraîne de New York à la Nouvelle-Orléans, de l'Inde britannique au Brésil, aux Philippines et à Hawai. A travers une approche matérialiste, l'historienne Jules Gill-Peterson propose le concept de transféminisation pour retracer les processus politiques par lesquels certaines formes de féminité, souvent racialisées, sont ciblées, notamment par les attaques de la droite et de l'extrême droite. Elle pose aussi un regard critique sur le modèle identitaire qui domine le militantisme LGBTQI+ mainstream en rappelant les liens historiques entre la condition - moderne - de femme trans, la classe ouvrière et le travail du sexe. Préfacé et co-traduit par Mihena Alsharif, autrice et anthropologue, cette recherche essentielle offre une compréhension inédite des enjeux politiques liés à la transmisogynie.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

De la violence coloniale dans l'espace public. Visite du triangle de la Porte Dorée à Paris
Vergès Françoise ; Vrainom SeumboyRésumé : Ce guide décolonial nous emmène à l'est de Paris visiter un véritable "triangle colonial" , composé de trois monuments qui offrent un condensé de l'histoire culturelle, économique, raciale et politique de la France. On y croisera une colossale fresque mettant en scène le travail forcé dans les colonies, un monument qui fait régulièrement l'objet d'actions anti-colonialistes, et une statue d'Athéna représentant "La France apportant la paix et la prospérité aux colonies" . Posant les bases d'une pédagogie critique explorée par le collectif Décoloniser Les Arts (DLA), cet ouvrage revient sur les débats et les luttes menées à travers le monde autour de statues, célébrant esclavagistes et colonialistes, "au pied desquelles le pouvoir dépose des gerbes de fleurs". Accompagné d'une riche sélection d'images d'archives et ponctué par les interventions visuelles de l'artiste Seumboy Vrainom : ? , Françoise Vergès nous livre ici un texte incisif qui propose une nouvelle manière d'aborder laSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 € -

Tout est si brillant
Lakhrissi Tarek ; Yazami JehaneRésumé : Amir adore chanter. Lorsque ses proches découvrent sa voix, tout le monde l'encourage à poursuivre son rêve : briller ! Quelques accessoires, un peu de maquillage, une grande dose de courage et d'amour, voilà les ingrédients qui transformeront peut-être le rêve d'Amir en réalité.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,00 € -

Traces et tensions en terrain colonial. Bruxelles et la colonisation belge du Congo
Lewis Nicholas ; Nsengiyumva Laura ; Sambi Nzeba JRésumé : De la commune d'Etterbeek à celle de Schaerbeek, de la place Royale au parc du Cinquantenaire, Nicholas Lewis nous guide lors d'une déambulation sensible dans les rues de Bruxelles afin d'examiner en profondeur le rapport qu'entretient la société belge à son histoire coloniale. La présence durable de noms de rues, de monuments, de bâtiments et d'institutions glorifiant explicitement la colonisation du Congo constitue un point d'entrée pour regarder en face les déclinaisons de la négrophobie contemporaine. L'ouvrage formule ainsi une remise en question radicale des structures du pouvoir colonial et racial à travers une critique politique et esthétique de l'espace public bruxellois. Images, cartes et archives se mêlent à un corpus de textes et d'interventions visuelles de six protagonistes majeurs de la scène artistique, militante et universitaire belge : Laura Nsengiyumva, Anne Wetsi Mpoma, Véronique Clette-Gakuba, Georgine Dibua Mbombo, Joëlle Sambi Nzeba, et François Makanga.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 €
