Architecture de la contre-révolution. L'armée française dans le Nord de l'Algérie
Henni Samia ; Saint-Upéry Marc
B42
29,00 €
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EAN :9782490077205
Dans Architecture de la contre-révolution Samia Henni analyse les politiques en matière d'urbanisme et d'architecture mises en oeuvre par l'Etat colonial français pendant la longue guerre d'indépendance algérienne (1954-1962) au croisement des vastes opérations militaires contre-insurectionnelles menées sur l'ensemble du territoire algérien. Tout au long de ce violent conflit armé, les autorités civiles et militaires françaises ont profondément réorganisé le vaste territoire urbain et rural de l'Algérie, transformé radicalement son environnement bâti, construit de nouvelles infrastructures en un temps record et implanté de manière stratégique de nouveaux centres de population afin de maintenir l'Algérie sous domination française. Cet ouvrage montre de façon documentée et précise comment le régime colonial a planifié et mis en oeuvre des programmes de démolition tactique, et développé de nouvelles structures afin de faciliter le contrôle étroit de la population algérienne et la protection des communautés européennes en Algérie. Le travail de Samia Henni se concentre sur la teneur politique de trois stratégies spatiales contre-révolutionnaires interconnectées : le déplacement forcé massif de paysans algériens ; les programmes de logement de masse conçus à destination de la population algérienne dans le cadre du Plan de Constantine du général de Gaulle ; et la nouvelle ville administrative fortifiée censée permettre la protection des autorités françaises pendant les derniers mois de la Révolution algérienne. L'autrice s'applique à décrire le modus operandi de ces stratégies spatiales, leurs racines, leur évolution, leur portée et leurs effets, ainsi que les acteurs, les protocoles et les logiques de conception qui les sous-tendent. Les chapitres de ce livre ne prétendent pas offrir un panorama exhaustif des 94 mois de destruction et de construction qui caractérisèrent la guerre menée par la France en Algérie ; ils ne cherchent pas non plus à fournir une description et une analyse exhaustives de tous les édifices construits ou détruits par les autorités coloniales françaises pendant la Révolution algérienne. L'ouvrage cherche plutôt à enquêter sur les pratiques coloniales de la France telles qu'elles s'incarnent dans des instruments juridiques, des opérations militaires et des projets architecturaux, et à mettre en lumière le rôle respectif d'une série d'officiers, de technocrates, d'architectes, de planificateurs et d'ethnologues dans la création architecturale (au sens large du terme) tout au long de cette sanglante guerre d'indépendance.
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Nombre de pages
350
Date de parution
08/11/2019
Poids
690g
Largeur
159mm
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EAN
9782490077205
Titre
Architecture de la contre-révolution. L'armée française dans le Nord de l'Algérie
Auteur
Henni Samia ; Saint-Upéry Marc
Editeur
B42
Largeur
159
Poids
690
Date de parution
20191108
Nombre de pages
350,00 €
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Toxicité coloniale revient sur les programmes d'essais nucléaires français menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien. Ce programme secret, qui s'est déroulé pendant et après la guerre d'indépendance algérienne (1954-1962), a permis au régime colonial français de mettre à feu quatre bombes atomiques atmosphériques, treize souterraines et mené d'autres expériences nucléaires dans le désert. Alors que la grande majorité des documents d'archives sont toujours classés secret aujourd'hui, Toxicité coloniale rassemble une variété de sources permettant de documenter l'histoire violente des activités de la France en Algérie. Le livre constitue un corpus de choix à l'intersection de la justice spatiale, sociale et environnementale pour ceux et celles qui s'intéressent à l'architecture, au paysage et aux pratiques d'archivage dans une démarche postcoloniale. Alors que ces essais ont eu des conséquences durables pour les populations et les environnements locaux ainsi que pour les vétérans français, le manque de contrôle des explosions, les lacunes de sécurité et l'utilisation des Algériens comme main d'oeuvre sur des chantiers particulièrement dangereux apparaissent comme des faits coloniaux d'une importance majeure. Samia Henni décrit, sous la forme de deux axes principaux, les sites des explosions que sont Reggane et In Ekker. Au sein de chacune de ces parties sont décrits les caractéristiques des lieux et les conséquences des explosions qui se sont déroulées sur ces sites. En mettant les informations dont elle dispose au service de la documentation, Samia Henni nous invite à repenser les conséquences de la domination coloniale française sur le très long terme. Illustré d'une centaine de documents d'archives et accompagné de la reproduction intégrale d'une dizaine de témoignages de victimes, cet ouvrage donne un accès inédit aux sources ayant documentées la recherche de Samia Henni.
Introduction LE POCHOIR, DE MOINS EN MOINS VITE FAIT BIEN FAIT La technique du pochoir nous est familière à tous. Elle consiste à découper certaines zones d'une image afin de la faire apparaître sur un support donné en peignant ses parties évidées. Simple et rapide d'utilisation, c'est véritablement à la portée de tous. Et pourtant, le pochoir permet des possibilités infinies. C'est pourquoi son usage dans l'art est ancestral, depuis la Préhistoire jusqu'à nos jours en passant par l'art moderne et le pop art. Mais c'est sans doute comme mouvement s'inscrivant dans l'art urbain, qu'il a véritablement acquis ses lettres de noblesse, son utilisation dans la rue en faisant une pratique artistique à part entière. Si les premières manifestations isolées voient le jour dans différents pays à la fin des années 70, c'est bien dans les rues de Paris que le mouvement du pochoir prend son essor au tout début des années 80 avec les figures de Blek le Rat, Miss.Tic, Jef Aérosol, Epsylon Point... Paris est ainsi historiquement le creuset du pochoir et la Ville Lumière représente encore aujourd'hui un passage obligé pour tout artiste urbain et pochoiriste. Ce qui en fait une plateforme idéale d'observation. Si la scène française est le porte-drapeau de ce mouvement, et la scène anglaise très en vogue, les artistes du genre se comptent par dizaines à travers l'Europe ainsi qu'aux États-Unis et en Amérique du Sud où la tradition de revendication politique est encore assez forte. Ce paysage créatif, enrichi de nombreuses particularités géoculturelles, est lié par un ciment commun, la passion du pochoir et celle de la rue. Tout comme le graffiti, la pratique du pochoir est considérée comme illégale dans l'espace public. C'est ainsi que Miss.Tic se retrouve assignée au tribunal par un propriétaire privé et condamnée à payer une forte amende, alors même qu'elle oeuvre dans le cadre d'une commande officielle de la mairie du 20e pour réaliser sur les murs de l'arrondissement une série de pochoirs réinterprétant l'histoire de l'art. Alors même que les artistes pochoiristes ont gagné les galeries, les salles des ventes, les institutions et le coeur du grand public, des situations rocambolesques de ce genre continuent de se produire. Certains artistes agissent donc aujourd'hui avec des moyens détournés tels que le collage d'affiches peintes au pochoir ou avec autorisation systématique, et d'autres revendiquent bel et bien leur démarche de peintres urbains au grand jour. Au-delà de la rue, l'institutionnalisation du pochoir et son développement sur le marché de l'art donnent à ce mouvement une place solide au sein de l'art contemporain urbain. Peut-être aussi en partie grâce à «l'artiviste» britannique Banksy qui a permis d'asseoir pour de bon sa renommée avec l'organisation d'événements collectifs, d'actions et d'oeuvres d'art empreintes d'humour. Paris Pochoirs invite donc le grand public comme les amateurs d'art urbain à appréhender le mouvement du pochoir en France et en particulier à Paris, dans une approche historique et chronologique, mais aussi thématique. Dans un voyage des années 70 à aujourd'hui, cet ouvrage quasi exhaustif revient sur les grands événements ayant jalonné le mouvement et expose les univers des grands noms du pochoir.
Après avoir porté notre attention à divers acteurs de la santé, nous avons choisi de nous intéresser aux patients, et en particulier à ceux qui, à la suite d'un accident, d'une blessure ou d'une maladie, se trouvent atteints d'une infirmité physique visible, en traitant la question: "penser et surmonter le handicap" dans l'Antiquité gréco-romaine, au Moyen Age arabo-musulman et occidental et à l'époque moderne, du Nouveau Monde à l'Ancien Régime français. A l'heure où le handicap soulève des questions majeures au sein de nos sociétés, il semble en effet instructif et utile de s'interroger sur sa perception dans les sociétés anciennes. Placée dans la suite de quatre précédentes journées d'études, cette rencontre a permis de mieux cerner les représentations, mentales et iconographiques, du handicap tout autant que les techniques, médicales ou non, mises en oeuvre pour venir en aide à une catégorie de patients posés comme sujets d'analyse historique. Le présent ouvrage propose au lecteur des regards croisés sur les estropiés, les aveugles et les paralytiques, depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Le colloque s'est tenu à Troyes du 12 au 14 mars 2009, avec le soutien du CERHIC (Centre d'études et de recherches en histoire culturelle, EA 2616), Reims, du CHiSCO (Centre de recherches en histoire sociale et culturelle de l'Occident, Xlle - XVIIIe), Paris Ouest - Nanterre et du CRESC (Centre de recherche espaces, sociétés, culture, EA 2356), Paris Nord ainsi que de l'antenne universitaire de Troyes. Ses actes ont pu voir le jour grâce au concours de la Communauté d'Agglomération troyenne, du ChiSCO et du CRESC.
Depuis les années 70, le capitalisme des pays riches a connu une mutation rentière : il délaisse l'industrie pour s'enrichir davantage par l'usage de monnaies, logiciels, images, sons, nouvelles molécules... Le travail matériellement productif est ainsi relégué dans des contrées exotiques. Les sociétés capitalistes développées deviennent des sociétés rentières, marquées par un affolement rentier des aspirations s'appuyant sur des corporatismes, des communautarismes et nationalismes qui mettent la modernité en échec.
Comment le logo du Centre Pompidou a-t-il été créé? Une théorie urbaine peut-elle s'exprimer dans la conception matérielle d'un livre ? Le design graphique a-t-il servi la cause des femmes ? Les textes réunis ici racontent des histoires de signes et d'objets : identités visuelles, affiches et imprimés divers, livres, pochettes de disques ou caractères typographiques. La production de nombreux graphistes est examinée à travers des champs variés, de l'architecture au jazz, de l'art contemporain à la littérature en passant par l'édition pour la jeunesse. Composant majeur de la culture visuelle contemporaine, le design graphique façonne notre environnement : il requiert donc la plus grande attention.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
S'appuyant sur le postulat de Jürgen Habermas selon lequel lamodernité est un "projet inachevé", Robin Kinross situe lesdébuts d'une véritable pratique moderne de la typographie auxalentours de 1700, avec la publication, en Angleterre, dupremier traité de typographie, les Mechanick exercises (1683-1684) de Joseph Moxon, et la création du romain du roi enFrance. Il livre ici une histoire de la typographie moderneenvisagée dans un sens large, bien au-delà du modernismeformel, en privilégiant les démarches et les praticiens qui, enEurope ou aux Etats-Unis, ont su articuler savoir et pratique, àl'instar des réformateurs anglais ou des membres de lanouvelle typographie. En prenant en compte les avancéestechniques et le contexte dans lequel les typographes opèrent,Robin Kinross met ainsi l'accent sur les aspects sociaux,politiques, techniques et matériels qui informent leur pratique.L'originalité de cet essai se situe à plusieurs niveaux: récitvivant et critique des développements de la typographie aucours des siècles, il est enrichi par des exemples représentatifs,rarement montrés auparavant, et propose une ouverture pourd'autres investigations.
Je rédigeais mon blog toujours la nuit, au terme de journées souvent très remplies. L'urgence et la fatigue me plongeaient dans un état propice à la rêverie et aux associations d'idées, frisant souvent le coq-à-l'âne mais aussi dans un sentiment de naïve insouciance qui me permettait d'écrire ce qui autrement m'aurait semblé presque impudique : j'y partageais ma méthode, mes influences visuelles, littéraires - toutes choses que j'aime lire chez les artistes qui les dévoilent." Paul Cox. Les pages de ce livre reproduisent sous une forme légèrement raccourcie et modifiée, un blog publié par Paul Cox en 2005 à l'occasion de son exposition "Jeu de construction" à la Galerie des enfants du Centre Pompidou.