La question de l'impunité connaît aujourd'hui un net regain d'actualité. En son nom, les sociétés démocratiques fabriquent en permanence les frontières morales de leur intolérable. Agir impunément, c'est échapper à la sanction prévue par les normes positives ou morales. Pas d'impunité pour les jeunes casseurs de banlieue, pas d'impunité pour les violences policières, pas d'impunité pour les fraudeurs fiscaux, plus d'impunité pour le personnel politique. Inversement, l'impunité sera réclamée pour les lanceurs d'alerte, les faucheurs volontaires, les caricaturistes ; elle est régulièrement convoquée pour justifier les faits divers. L'impunité suscite des réactions contradictoires selon la nature des infractions et le statut de ceux qu'elle est censée protéger des éventuels châtiments. Mieux comprendre cette notion aux usages variables permet de raconter aussi bien nos inclinations au populisme punitif que nos aspirations à une société plus juste et démocratique, nos velléités d'échapper aux règles que nos besoins d'en produire de nouvelles.
Nombre de pages
258
Date de parution
28/09/2017
Poids
374g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782757417263
Titre
De l'impunité. Tensions, controverses et usages
Auteur
Hastings Michel ; Villalba Bruno
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
140
Poids
374
Date de parution
20170928
Nombre de pages
258,00 €
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A la fois élément de perturbation et facteur d'équilibre social, le conflit manipule un répertoire symbolique particulièrement dense et complexe que la circulation incessante des flux affectifs exacerbe et dramatise. S'intéressant particulièrement aux conflits communautaires, cet ouvrage interroge les modalités pratiques d'affrontement. Un éclairage permettant de mieux comprendre l'extrême plasticité et la formidable capacité de résistance à l'usure de la plupart de ces conflits.
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Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.