A Meknès, ville impériale ismaélienne du Maroc, le quotidien des femmes juives, rythmé par les gestes immuables et séculaires, ne manque effectivement pas de sel dans ce Vieux Mellah ("salé" en arabe), troisième grand quartier de la cité géographiquement conçue pour une coexistence respectueuse entre les trois communautés : musulmane, juive et chrétienne. En ce début de vingtième siècle, derrière d'épaisses murailles, à l'ombre des célèbres portes, ou sur une des trois collines du plateau, chacun vaque à ses occupations, tout en redoutant des bouleversements qui rompraient à nouveau la fragile harmonie de la cité. C'est pourtant la période charnière à partir de laquelle ces femmes voient s'ouvrir des horizons d'intégration, grâce à l'Alliance israélite, au Protectorat. Comment en trois générations, ces Sépharades héritières d'une culture bimillénaire, vont-elles traverser les cinquante années qui mènent de l'illettrisme, mais non de l'ignorance, aux universités françaises ? Leur communauté et leurs valeurs résisteront-elles aux secousses de l'Histoire en pays arabe et aux bouleversements qui se produiront en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ...
Nombre de pages
352
Date de parution
19/10/2022
Poids
530g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782140280696
Titre
Saga. Femmes juives du Maroc
Auteur
Hassine Mamane lysette
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
530
Date de parution
20221019
Nombre de pages
352,00 €
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Combien de fois le roi David est-il évoqué dans les écrits bibliques, liturgiques, poétiques, historiques et, aujourd'hui encore, comme référence millénaire au courage, à toute poésie et à toute spiritualité ? Auprès de lui, comme nous le retracent les textes bibliques, des épouses et des concubines. Sur certaines quelques versets de référence s'attardent, alors que l'existence ou le prénom d'autres sont à peine signalés, semblant ne leur accorder aucun rôle, si ce n'est un rôle tout à fait subsidiaire. Combien étaient-elles ? S'accommodaient-elles, comme on pourrait le croire, de leur situation ? Jusqu'à quel point, hormis par leur maternité, certaines d'entre elles ont-elles pu intervenir dans l'histoire ou dans sa vie de roi et d'homme de D', peut-être influer sur ses décisions, voire sa spiritualité ? Lysette Hassine Mamane, dans un style fidèle au grand texte biblique, exalte ici leur force et leur sensibilité.
Un essai sur la relation poétique et esthétique de Proust avec Dostoïevsky, s'exprimant essentiellement dans les pages de La Prisonnière consacrées au romancier russe.
Depuis le début des événements en Syrie, en mars 2011, plus de douze millions de Syriens ont été arrachés à leurs foyers, dont quelque quatre millions ont trouvé refuge dans les pays voisins. L'exode du peuple syrien a largement dépassé l'ampleur de la Nakba palestinienne. Dans ce contexte, la question des réfugiés et déplacés de Syrie est progressivement devenue un enjeu en soi pour tous les acteurs impliqués, de près ou de loin, dans le conflit syrien. Cet ouvrage propose une lecture inédite d'un déracinement sans précédent dans l'histoire du Moyen-Orient. Loin de se résumer à des effets secondaires s combats qui font rage, les déplacements de population sont également le résultat e stratégies bien établies par les forces en présence. C'est toute la société civile qui est en fait devenue otage de la partie sanglante qui se joue dans ce segment de l'ancien bilâd ach-Châm. L'auteur s'interroge également sur l'impact grandissant des réfugiés sur les principaux pays d'accueil. Accueillis à bras ouverts lors des premiers afflux, ils sont aujourd'hui considérés comme un fardeau par les communautés hôtes. Les politiques mises en place par les Etats voisins procèdent aussi bien de leurs intérêts stratégiques dans la crise syrienne que de leurs impératifs de légitimité et de stabilité. Indispensable pour comprendre ce drame humain qui se déroule désormais des deux côtés de la Méditerranée, la lecture de cet ouvrage place les réfugiés et déplacés de Syrie au coeur des recompositions territoriales à l'oeuvre dans la région. Elle appelle également à une réflexion sur l'avenir de la Syrie, dépourvue pour l'heure du substrat essentiel à sa reconstruction.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...