Les réfugiés et déplacés de Syrie. Une reconstruction nationale en question
Hassine Jonathan ; Razoux Pierre
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782343082677
Depuis le début des événements en Syrie, en mars 2011, plus de douze millions de Syriens ont été arrachés à leurs foyers, dont quelque quatre millions ont trouvé refuge dans les pays voisins. L'exode du peuple syrien a largement dépassé l'ampleur de la Nakba palestinienne. Dans ce contexte, la question des réfugiés et déplacés de Syrie est progressivement devenue un enjeu en soi pour tous les acteurs impliqués, de près ou de loin, dans le conflit syrien. Cet ouvrage propose une lecture inédite d'un déracinement sans précédent dans l'histoire du Moyen-Orient. Loin de se résumer à des effets secondaires s combats qui font rage, les déplacements de population sont également le résultat e stratégies bien établies par les forces en présence. C'est toute la société civile qui est en fait devenue otage de la partie sanglante qui se joue dans ce segment de l'ancien bilâd ach-Châm. L'auteur s'interroge également sur l'impact grandissant des réfugiés sur les principaux pays d'accueil. Accueillis à bras ouverts lors des premiers afflux, ils sont aujourd'hui considérés comme un fardeau par les communautés hôtes. Les politiques mises en place par les Etats voisins procèdent aussi bien de leurs intérêts stratégiques dans la crise syrienne que de leurs impératifs de légitimité et de stabilité. Indispensable pour comprendre ce drame humain qui se déroule désormais des deux côtés de la Méditerranée, la lecture de cet ouvrage place les réfugiés et déplacés de Syrie au coeur des recompositions territoriales à l'oeuvre dans la région. Elle appelle également à une réflexion sur l'avenir de la Syrie, dépourvue pour l'heure du substrat essentiel à sa reconstruction.
Nombre de pages
254
Date de parution
09/03/2016
Poids
405g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343082677
Titre
Les réfugiés et déplacés de Syrie. Une reconstruction nationale en question
Auteur
Hassine Jonathan ; Razoux Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
405
Date de parution
20160309
Nombre de pages
254,00 €
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Une histoire du Liban plongé dans la guerre civile au prisme de l'armée libanaise et de ses combattantsContrairement aux idées reçues, l'armée et les militaires libanais ne sont pas les spectateurs impuissants de la guerre qui déchire le Liban de 1975 à 1990. Grâce à des sources écrites en arabe, en français et en anglais (mémoires, presse, archives diplomatiques) et à une vaste enquête menée auprès des vétérans, Jonathan Hassine retrace l'histoire oubliée de cette institution et de son personnel. En se penchant sur le quotidien des militaires, il éclaire la survie des unités combattantes et le rôle central des soldats dans les affrontements et la formation des milices. Les trajectoires de ces hommes et leur cohésion permettent de dépasser le récit dominant sur l'omniprésence des clivages communautaires et de réinscrire la guerre civile libanaise dans le contexte de la guerre froide, du conflit israélo-arabe et de la décolonisation. Ce livre propose ainsi une réflexion sur la formation de l'État libanais, la coexistence entre chrétiens et musulmans, les ressorts locaux et internationaux de la violence et la difficile sortie de guerre dans une société divisée, cinquante ans après le début du conflit et alors que la mémoire douloureuse de cette époque est ravivée par les crises qui frappent le pays.
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Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...