L'envers d'une fusillade Fourmies, 1er mai 1891. Un patron face à la grève
Hardy-Hémery Odette
L'HARMATTAN
22,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782738442222
L'émotion qu'ont suscitée les terribles événements du 1er mai de Fourmies est inscrite dans la mémoire collective ; elle perdure dans les attitudes politiques près d'un siècle plus tard. Toute maturation sociale est affaire de longue durée et les deux mondes qui s'affrontent en 1891 ont été profondément transformés depuis trente ans. Ce livre cherche à éclairer "l'envers d'une fusillade" à travers le rôle joué par l'un des chefs de file tant industriel que politique du patronat textile du bassin fourmisien, François Boussus (1830 - 1899). Des sources de première main ont permis de retracer la trajectoire sociale, scolaire, idéologique et familiale de ce patron symbole. L'ouvrage interroge l'attitude patronale avant, pendant et après l'événement ; il restitue les rebonds du combat répressif en 1891-1892 puis la lente percée du socialisme dans la région. La tendance la plus structurée est ici la variante nordiste du marxisme : le guesdisme ; mais de Culine le guesdiste ralliant quelques années plus tard le blanquisme à quelques éléments liés à l'anarchisme, la palette est riche. Par-delà l'étude des relations sociales, l'auteur élargit l'analyse au mode d'ascension dans le patronat, à l'histoire des techniques, à l'évolution des patrimoines, aux conditions de vie et de travail, au cheminement des identités sociales et à la relation entre patronat et pouvoir politique. Toute l'histoire de l'entreprise au-delà de 1899 - 1928 n'est qu'une longue bataille en retraite et l'on passe en trois générations des sabots aux sabots.
Nombre de pages
208
Date de parution
03/05/2000
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738442222
Titre
L'envers d'une fusillade Fourmies, 1er mai 1891. Un patron face à la grève
ISBN
2738442226
Auteur
Hardy-Hémery Odette
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20000503
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le 7 septembre 1914, à peine plus d'un mois après la mobilisation générale, sept réservistes appartenant au 327e régiment d'infanterie sont fusillés « pour l'exemple » sur ordre du général Boutegourd. L'un d'eux, François-Hilaire Waterlot, 27 ans, n'est pas touché mais se laisse tomber. Placé à une extrémité de la rangée, il est de nouveau épargné par le coup de grâce, commencé à l'autre extrémité. Laissé pour mort, le « fusillé » se relève, rejoint son régiment où, gracié, il reprend le combat. Il meurt au front le 10 juin 1915.Les historiens qui travaillent sur les fusillés de la Première Guerre mondiale n'ont relevé aucun autre cas de « survivant » d'une exécution. Unique à ce titre, le cas de Waterlot l'est aussi par les récits qu'il fait de « son » aventure. Infatigable épistolier, il écrit 250 lettres entre le 8 août 1914 et sa mort, l'année suivante, à raison d'une par jour en moyenne. Dans un style à la fois concis et précis il relate ainsi en détail dans quatre lettres extraordinaires l'exécution collective dont il a été à la fois victime? et témoin.Spécialiste de l'histoire du Valenciennois, Odette Hardy-Hemery ne se contente pas de retracer heure par heure cette singulière histoire ni de restituer la biographie de chacun de ses acteurs, dont les victimes seront toutes réhabilitées en 1926. En en déroulant le fil, c'est toute la Grande Guerre qu'elle fait resurgir sous nos yeux, avec ses problématiques classiques et nouvelles, à commencer par celle des « fusillés pour l'exemple », qu'elle pose en termes inédits, et de l'impunité du commandement.
Dans le dernier tiers du 19e siècle, le Valenciennois a connu un second souffle de croissance, venant relayer le premier développement, commencé avec la découverte de la houille. A l'inverse, cette région industrielle, une des premières de France, a connu des transferts d'investissements douloureux à la fois pour les entreprises et pour les hommes. Ce livre est l'histoire d'un déclin industriel complexe ; les transformations de la région s'expliquent par les évolutions des politiques nationales, des technologies mondiales, de l'économie internationale, mais aussi à la lumière des conditions de travail, des modes de vie, des comportements démographiques, des tensions sociales où interfèrent encore des mécanismes internationaux. Comment s'articulent les réalités économiques et les forces sociales ? Comment sont ressenties les époques de prospérité ? Comment et pourquoi les crises ? Les réponses données pour le Valenciennois depuis un siècle devraient pouvoir servir de leçons pour l'avenir.
Le "pays" de Trith-Saint-Léger illustre l'infinie variété des paysages industriels du Nord. Les terroirs, très divers, se couvrirent, lors du premier âge industriel, d'usines parfois similaires, souvent différentes: leur alchimie au sein des territoires ne fut jamais exactement la même. C'est donc un cheminement économique et l'élaboration d'une société originale que l'on découvre au travers d'un "pays" singulier. Au commencement, une campagne fécondée par la mine, un peu d'industrie sucrière et de textile, des brasseries et par un Belge venu de Charleroi avec ses capitaux et ses ouvriers. La graine semée en 1826, simple usine à fer comme tant d'autres en France, tarde à s'épanouir puis, en trois décennies de restructurations, se mue en une puissante usine sidérurgique intégrée, principale division dans l'entre-deuxguerres de l'un des premiers groupes de la sidérurgie française, les Forges et Aciéries du Nord et de l'Est. D'autres établissements métallurgiques complètent le paysage.Vigilant autant aux stratégies d'entreprises, à la diversité des patronats et des cadres qu'à la formation de la main-d'?uvre, au mouvement politique et associatif, le livre d'Odette Hardy-Hémery retrace pour cette ville l'histoire collective d'une aventure industrielle et humaine.Aujourd'hui, la sidérurgie a presque totalement quitté Trith-Saint-Léger: cette rupture brutale n'est pas insurmontable, à tel point que la ville attire et que la familiarité avec une civilisation industrielle a contribué à l'émergence de l'Université. Un territoire industriel veut se donner les chances de renaître sans délaisser son passé.
Un ténébreux milliardaire, Kate Hardy En allant trouver Dante Romano, Carenza n'a qu'une idée en tête : le dissuader de racheter l'entreprise que lui a léguée son grand-père. Seulement, à peine franchit-elle la porte de son immense bureau surplombant Naples qu'elle se fige. Ce n'est pas le décor fastueux des lieux ni l'accueil glacial de Dante qui la paralyse, mais l'alchimie puissante qu'elle ressent entre eux... Des voeux éternels, Jennifer Hayward "Nous sommes toujours mariés". A ces mots, Angie frémit. Cela fait deux ans qu'elle croit son divorce avec Lorenzo officiel. Hélas, il y a pis encore que cette folle situation. Lorenzo exige aujourd'hui qu'ils accordent une deuxième chance à leur mariage et, surtout, qu'elle lui donne l'héritier dont il a tant besoin pour assurer la lignée des Ricci... Une scandaleuse trahison, Miranda Lee Des photos d'elle embrassant un inconnu sur le balcon d'un grand hôtel... Lorsque Scott, son mari, lui tend les clichés et lui demande des comptes, Sarah reste interdite. Si ces images truquées ne sont qu'une vulgaire tentative de manipulation, elle est blessée que Scott puisse douter d'elle. Au point qu'elle décide de s'éloigner de l'homme de sa vie... Romans réédités
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...