Trith-Saint-Léger. Du premier âge industriel à nos jours
Hardy-Hémery Odette
PU SEPTENTRION
20,00 €
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EAN :9782859397685
Le "pays" de Trith-Saint-Léger illustre l'infinie variété des paysages industriels du Nord. Les terroirs, très divers, se couvrirent, lors du premier âge industriel, d'usines parfois similaires, souvent différentes: leur alchimie au sein des territoires ne fut jamais exactement la même. C'est donc un cheminement économique et l'élaboration d'une société originale que l'on découvre au travers d'un "pays" singulier. Au commencement, une campagne fécondée par la mine, un peu d'industrie sucrière et de textile, des brasseries et par un Belge venu de Charleroi avec ses capitaux et ses ouvriers. La graine semée en 1826, simple usine à fer comme tant d'autres en France, tarde à s'épanouir puis, en trois décennies de restructurations, se mue en une puissante usine sidérurgique intégrée, principale division dans l'entre-deuxguerres de l'un des premiers groupes de la sidérurgie française, les Forges et Aciéries du Nord et de l'Est. D'autres établissements métallurgiques complètent le paysage.Vigilant autant aux stratégies d'entreprises, à la diversité des patronats et des cadres qu'à la formation de la main-d'?uvre, au mouvement politique et associatif, le livre d'Odette Hardy-Hémery retrace pour cette ville l'histoire collective d'une aventure industrielle et humaine.Aujourd'hui, la sidérurgie a presque totalement quitté Trith-Saint-Léger: cette rupture brutale n'est pas insurmontable, à tel point que la ville attire et que la familiarité avec une civilisation industrielle a contribué à l'émergence de l'Université. Un territoire industriel veut se donner les chances de renaître sans délaisser son passé.
Nombre de pages
368
Date de parution
11/12/2002
Poids
578g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782859397685
Titre
Trith-Saint-Léger. Du premier âge industriel à nos jours
Auteur
Hardy-Hémery Odette
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
158
Poids
578
Date de parution
20021211
Nombre de pages
368,00 €
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Le 7 septembre 1914, à peine plus d'un mois après la mobilisation générale, sept réservistes appartenant au 327e régiment d'infanterie sont fusillés « pour l'exemple » sur ordre du général Boutegourd. L'un d'eux, François-Hilaire Waterlot, 27 ans, n'est pas touché mais se laisse tomber. Placé à une extrémité de la rangée, il est de nouveau épargné par le coup de grâce, commencé à l'autre extrémité. Laissé pour mort, le « fusillé » se relève, rejoint son régiment où, gracié, il reprend le combat. Il meurt au front le 10 juin 1915.Les historiens qui travaillent sur les fusillés de la Première Guerre mondiale n'ont relevé aucun autre cas de « survivant » d'une exécution. Unique à ce titre, le cas de Waterlot l'est aussi par les récits qu'il fait de « son » aventure. Infatigable épistolier, il écrit 250 lettres entre le 8 août 1914 et sa mort, l'année suivante, à raison d'une par jour en moyenne. Dans un style à la fois concis et précis il relate ainsi en détail dans quatre lettres extraordinaires l'exécution collective dont il a été à la fois victime? et témoin.Spécialiste de l'histoire du Valenciennois, Odette Hardy-Hemery ne se contente pas de retracer heure par heure cette singulière histoire ni de restituer la biographie de chacun de ses acteurs, dont les victimes seront toutes réhabilitées en 1926. En en déroulant le fil, c'est toute la Grande Guerre qu'elle fait resurgir sous nos yeux, avec ses problématiques classiques et nouvelles, à commencer par celle des « fusillés pour l'exemple », qu'elle pose en termes inédits, et de l'impunité du commandement.
Dans le dernier tiers du 19e sicle, le Valenciennois a connu un second souffle de croissance, venant relayer le premier dveloppement, commenc avec la dcouverte de la houille. A l'inverse, cette rgion industrielle, une des premires de France, a connu des transferts d'investissements douloureux la fois pour les entreprises et pour les hommes. Ce livre est l'histoire d'un dclin industriel complexe ; les transformations de la rgion s'expliquent par les volutions des politiques nationales, des technologies mondiales, de l'conomie internationale, mais aussi la lumire des conditions de travail, des modes de vie, des comportements dmographiques, des tensions sociales o interfrent encore des mcanismes internationaux. Comment s'articulent les ralits conomiques et les forces sociales ? Comment sont ressenties les poques de prosprit ? Comment et pourquoi les crises ? Les rponses donnes pour le Valenciennois depuis un sicle devraient pouvoir servir de leons pour l'avenir.
L'émotion qu'ont suscitée les terribles événements du 1er mai de Fourmies est inscrite dans la mémoire collective ; elle perdure dans les attitudes politiques prés d'un siècle plus tard. Toute maturation sociale est affaire de longue durée et les deux mondes qui s'affrontent en 1891 ont été profondément transformés depuis trente ans. Ce livre cherche à éclairer "l'envers d'une fusillade" à travers le rôle joué par l'un des chefs de file tant industriel que politique du patronat textile du bassin fourmisien, François Boussus (1830-1899). Des sources de première main ont permis de retracer la trajectoire sociale, scolaire, idéologique et familiale de ce patron symbole. L'ouvrage interroge l'attitude patronale avant, pendant et après l'événement ; il restitue les rebonds du combat répressif en 1891-1892 puis la lente percée du socialisme dans la région. La tendance la plus structurée est ici la variante nordiste du marxisme : le guesdisme ; mais de Culine le guesdiste ralliant quelques années plus tard le blanquisme à quelques éléments liés à l'anarchisme, la palette est riche. Par-delà l'étude des relations sociales, l'auteur élargit l'analyse au mode d'ascension dans le patronat, à l'histoire des techniques, à l'évolution des patrimoines, aux conditions de vie et de travail, au cheminement des identités sociales et à la relation entre patronat et pouvoir politique. Toute l'histoire de l'entreprise au-delà de 1899-1928 n'est qu'une longue bataille en retraite et l'on passe en trois générations des sabots aux sabots.
La première collection pour enfants... destinée aux adultes, s'enrichit d'une nouvel axe éditorial. Après les monographies, c'est aux courants artistiques qu'elle s'intéresse. Comment parler de l'impressionnisme aux enfants? va permettre aux parents, grands-parents et éducateurs de (re)découvrir ce mouvement pictural majeur pour mieux le partager avec les plus jeunes. L'impressionnisme est un mouvement qui se définit d'abord par ses refus. De fortes personnalités artistiques se sont rassemblées pour développer une oeuvre picturale hors des sentiers balisés de l'académisme et la mondanité. Bazille, Pissarro, Manet... se sont attelés à peindre ce qu'ils avaient sous les yeux, aussi bien dans la nature que dans la ville moderne, afin de porter un regard neuf sur leur temps. L'impressionnisme, c'est aussi une rude bataille menée par les artistes pour se faire accepter et reconnaître. Beaucoup sont confrontés à des difficultés matérielles, à l'accueil catastrophique de la presse_ alors que le courant est aujourd'hui considéré comme un des mouvements le plus célèbre et le plus admiré de l'histoire de la peinture! Une première partie raconte la vie, l'entraide et les rivalités d'un groupe, les techniques picturales utilisées et les thèmes abordés. 10 fiches d'oeuvres permettent ensuite de revenir sur les figures majeures du mouvement: Renoir, Sisley, Monet, Manet, Morisot, Pissarro, Caillebotte, Bazille, Degas. Un guide complet pour sensibiliser et intéresser les plus jeunes à l'impressionnisme.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.