La question de l'euthanasie. La loi Léonetti et ses perspectives
Hacpille Lucie ; Ricot Jacques
L'HARMATTAN
22,50 €
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EAN :9782336290829
L'émergence de la question de l'euthanasie est née dans le contexte de la bioéthique et des droits des patients. Elle invite à tourner nos regards sur les fondements éthiques de la médecine contemporaine en écoutant les vraies questions de l'Homme face à lui-même : ne pas oublier de vivre avant de mourir. L'approche herméneutique de cette question partira des témoignages de personnes faisant l'expérience de situations existentielles extrêmes que sont la maladie grave, les handicaps lourds, mais aussi les expériences d'otages ou de rescapés des camps de concentration... Dès lors, la question de l'euthanasie devient la question intime de chacun et celle de tous ensemble : "comment habiter et agir le monde" disait Paul Ricoeur en définissant l'éthique : "comment vivre dans des sociétés où il fait bon vivre ensemble" ? Elle se lit dans les heures de "crise" de nos vies quotidiennes, dans la déconnexion progressive de notre espèce par rapport à la biosphère sensible et vivante, seule en mesure de donner ses références et ses repères à l'aventure humaine ainsi que sa pérennité. Notre modèle de développement ressemble bien plus à une fuite éperdue vers le néant qu'à la réalisation d'un humanisme que nous ne pouvons plus différer sans risques majeurs. Encore une fois, oui aux découvertes, aux progrès, à la technologie, mais à l'usage de quelles consciences et pour quel devenir de la communauté humaine ?
Nombre de pages
214
Date de parution
15/01/2013
Poids
275g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336290829
Titre
La question de l'euthanasie. La loi Léonetti et ses perspectives
Auteur
Hacpille Lucie ; Ricot Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
275
Date de parution
20130115
Nombre de pages
214,00 €
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Résumé : L'accompagnement des personnes en fin de vie est une pratique complexe pour les soignants, qui se voient fortement sollicités aussi bien sur le plan technique que sur le plan humain. Cet ouvrage a pour objectif d'aider l'ensemble des professionnels et des paramédicaux dans cet accompagnement, qui inclut le soutien qu'ils peuvent apporter à l'entourage des malades. Le livre présente : l'évolution naturelle de la maladie ; les conséquences de la maladie sur les relations soignants-malades/famille ; les conseils pratiques à donner aux patients et à leur famille ; l'accompagnement en soins palliatifs ; les questions concernant l'euthanasie et l'approche de la fin de vie sur le plan législatif et humain. En fin d'ouvrage, le lecteur pourra trouver en annexe : l'historique des unités de soins palliatifs ; la loi Claeys-Leonetti relative aux droits des malades et à la fin de vie ; la charte de la personne hospitalisée ; un extrait de Je vous demande le droit de mourir de Vincent Humbert. Largement documentée par des témoignages recueillis sur le terrain, cette 3e édition s'adresse aussi bien aux professionnels de santé (IDE, aides-soignants, auxiliaires de vie, médecins...) qu'aux travailleurs sociaux et aux psychologues en lien avec les familles. Les étudiants de ces filières y trouveront de précieux conseils et auront des éléments essentiels concernant les situations auxquelles ils seront confrontés.
Extrait de l'introductionDéfinition des soins palliatifsLa Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) donne cette définition: «Les soins palliatifs sont des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d'une maladie grave, évolutive ou terminale. Leur objectif est de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes et de prendre en compte la souffrance psychologique sociale et spirituelle».Les soins palliatifs et l'accompagnement représentent une démarche interdisciplinaire qui s'adresse au malade en tant que personne, à sa famille et à ses proches, à domicile ou en institution. La formation et le soutien des soignants et des bénévoles font partie de cette démarche.«Les professionnels des soins palliatifs et de l'accompagnement considèrent le malade comme un être vivant et la mort comme un processus naturel. Ils cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables. Ils se refusent à provoquer intentionnellement la mort. Ils s'efforcent de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu'au décès et proposent un soutien aux proches en deuil. Ils s'emploient par leur pratique clinique, leur enseignement et leurs travaux de recherche, à ce que ces principes puissent être appliqués».Le concept de soins palliatifs (cf. Fig. 1) s'intègre donc entièrement dans le concept de «soins». C'est avant tout un état d'esprit qui doit animer tout soignant (médecins et paramédicaux) face à la vie, la maladie et la mort. C'est aussi accepter avec humilité que la médecine ne soit pas toute-puissante et qu'autrui reste un citoyen autonome et digne de respect quand il est atteint par la maladie. Le patient est le premier partenaire du dialogue avec le soignant.Des soins palliatifs pour qui?Les professionnels des soins palliatifs prennent en compte les besoins de la personne atteinte d'une maladie grave évolutive sans espoir de guérison ou en phase terminale, mais aussi ceux de son entourage. Ils s'adressent aux malades pour lesquels la guérison (restitution ad integrum de leur état) n'est plus envisageable dans l'état actuel des connaissances scientifiques.Ainsi, les malades relevant de soins palliatifs peuvent avoir tous les âges (enfants, adultes, vieillards) et donc se trouver dans les services hospitaliers de toutes natures, dans les centres de polyhandicapés mais aussi à domicile. Il faut distinguer la longue période pendant laquelle tous ces soins vont manifestement permettre une amélioration de la qualité et un prolongement de la vie du patient, de la phase des derniers jours également appelée «agonie».Trop longtemps, les soins palliatifs ont été réduits à la seule phase de l'agonie d'un patient. Dans les médias, ils sont souvent interprétés comme un synonyme d'abandon médical, d'échec thérapeutique, d'inutilité. Comme le précise le Dictionnaire Larousse, «palliatif» est utilisé pour désigner un traitement ou un remède qui vise à diminuer les symptômes pénibles d'une maladie sans empêcher celle-ci d'évoluer: les soins palliatifs sont donc des soins «symptomatiques» de même nature que le soin qui consiste à prendre un comprimé de paracétamol quand on a une fièvre due à un virus. Par conséquent, il n'y a aucune opposition fondamentale entre soins «curatifs» et soins «palliatifs» puisque les deux approches tentent d'agir sur la maladie elle-même et sur le «bien-être du malade» et relèvent d'une continuité et d'une complémentarité complètes. Dans l'approche curative, la médecine permet d'agir et de guérir la maladie; dans l'approche palliative, la guérison n'est pas possible et la médecine permet de soulager ses symptômes.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.