Deux passagers sur le pont du monde ne relève en aucune manière de l'exercice d'admiration. Cet ouvrage est en son fond comme en sa forme un livre de lectures. De lectures dont le jeu est très précisément de s'accomplir en écritures, en s'appuyant résolument sur l'oeuvre littéraire et la correspondance de ces deux personnages de la littérature que sont Heinrich von Kleist et Rainer Maria Rilke. Ponctué d'illustrations, un livre de lectures qui se prolongent et s'aventurent et puis s'écrivent afin de dessiner quelques allures, des mouvements, des cadences d'existence, des états, des airs, comme une manière de découper quelques silhouettes à ces deux passagers que furent, sur le pont du monde, parmi les autres ombres, Heinrich von Kleist et Rainer Maria Rilke. Comme une manière de parcourir de l'intérieur, et de fort loin pourtant, à la fois l'oeuvre de ces vies et la vie de ces oeuvres.
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Nombre de pages
47
Date de parution
19/04/2017
Poids
90g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791094565131
Titre
Deux passagers sur le pont du monde
Auteur
Guyon Franck
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Poids
90
Date de parution
20170419
Nombre de pages
47,00 €
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Comme la plupart des livres rares, l'histoire du Stabat mater de Franck Guyon tient en trois mots : Un fils est là, qui parle, devant une mère mourante. Rien d'autre ? Rien d'autre et tout pourrait s'arrêter là. De manière annexe, on pourrait peut-être ajouter (pour ceux qui l'ignoreraient encore) que le Stabat mater est traditionnellement un chant liturgique médiéval où se trouve évoquée la souffrance de Marie pour Jésus crucifié (de la Mère pour son Fils). Le texte éblouissant de Franck Guyon est donc à regarder comme une sorte de Stabat mater inversé, en miroir, où se chante au long d'une psalmodie troublante l'affliction d'un fils pour sa mère. On devrait dire au bout du compte qu'il n'y a là qu'une prière sans pareille, un chant relevant d'une liturgie secrète, intime et bouleversante, farouchement intérieure ; un chant qui sans fin s'allonge et penche, puis se relève et puis reprend ; un chant au timbre inoubliable, dont on perçoit encore (même lorsqu'il s'est éteint et que les pages sont refermées) le mouvement vaste et profond comme celui des mers.
Parmi les plus grandes expressions culturelles de l'humanité, il est sans doute possible de ranger l'art théâtral indien, la tragédie grecque et le théâtre chinois dont l'acte de naissance remonte, selon les spécialistes, aux alentours du XIIe siècle. Au fil de son histoire complexe, ce théâtre prendra diverses formes et notamment celle, au XIXe siècle, de l'opéra de Pékin, où se mêlent chants, masques, danses et mimes, acrobaties, combats, un spectacle vivant total à même de conter certains épisodes du monde héroïque et divin. Singulièrement, cet opéra, populaire, se contentera d'une scène quasi-vide d'accessoires pour laisser place entière à la symbolique du jeu des acteurs dont la grammaire des mouvements et des gestes forme le fil même des intrigues. D'où la place hautement prépondérante des costumes et de leurs couleurs, chargés de sens pour qui sait les lire, ainsi que des maquillages savants, venus remplacer à l'époque moderne le port traditionnel du masque. Au plus fort de l'avènement de cet opéra, à la charnière du XIXe et du XXe siècles, voit le jour un ouvrage remarquable (dont le ou les auteur(s) demeure(nt) encore à ce jour inconnu(s)). Un album précieux, d'une valeur exceptionnelle, qui se compose de cinquante feuilles où se trouvent dessinés à l'encre noire et de couleur, à la dorure sur soie, une galerie de portraits des principaux personnages de l'opéra de Pékin, dont le présent cahier propose au grand public de découvrir les silhouettes, la richesse et l'éclat des costumes et parures, des diverses coiffures, des faces grimées par les plus étonnants maquillages aux expressions inoubliables.