Le Journal de Claude Guy s'ouvre dramatiquement le 21 janvier 1946, le lendemain même du brusque abandon du pouvoir par le Général devant un pays médusé. Pour la première fois depuis le 18 juin 1940, de Gaulle est disponible, libéré des responsabilités du pouvoir, maître de sa vie : dès lors, le Général a le temps de raconter ; voici donc son aide de camp s'entretenant avec lui de la manière la plus libre possible, et notant scrupuleusement le contenu de ses conversations, tenant donc "au su du Général" ce Journal dont aucun historien ne pourra désormais se passer. Au-delà de la période vécue auprès du Général, c'est en effet sur toute la guerre que de Gaulle s'exprime et s'explique : l'Armistice, la France libre, la Résistance, les Américains, les Russes, les Anglais. Et tous les acteurs, Pétain, Weygand, Roosevelt, Churchill, Leclerc, Eisenhower. Le Lieutenant Guy qui, le 25 août 1944, avait descendu les Champs-Elysées aux côtés du Général, était devenu célèbre en un seul jour par sa seule présence - haute et mince silhouette, casquette bleue d'aviateur - sur toutes les photographies de cette journée historique. Avec la publication de son Journal, il entre dans la famille des grands mémorialistes de notre temps.
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Nombre de pages
528
Date de parution
06/11/1996
Poids
738g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782246494515
Titre
En écoutant de Gaulle. Journal 1946-1949
Auteur
Guy Claude
Editeur
GRASSET
Largeur
150
Poids
738
Date de parution
19961106
Nombre de pages
528,00 €
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Résumé : " Possession, dépendance, emprise " caractérisent un état où la totalité de l'être est engagée. Pour certains, ce sera la drogue, pour d'autres l'alcool, la passion amoureuse, la maladie, l'entrée dans une secte, la fascination pour des thérapies de toutes sortes... Sortir de cet état exige d'en passer par un autre, tout aussi puissant, mais provisoire. L'auteur, au fil de ses rencontres avec d'autres cultures (africaines et mahoraises), établit des analogies entre les pratiques des rituels de possession et un autre type de " possession " : celle du sujet hanté par une histoire familiale qu'il subit comme un destin. II propose une lecture de l'acte thérapeutique comme lieu où le patient se libère d'une emprise initiale en acceptant temporairement une autre dépendance, celle du transfert. II explore et interprète les symptômes et afflictions comme autant de possessions subies par le sujet. Alors que la médecine et la psychiatrie tentent de soumettre les désordres psychiques des individus en souffrance à leur autorité savante et à la seule ordonnance de médicaments, ce livre montre comment la psychanalyse, pourvu qu'elle soit pratiquée de façon audacieuse, permet à chacun de découvrir ses ressources vivantes et d'en prendre possession pour son propre bénéfice.
Surgie de la transgression (Prométhée), puis du meurtre de l'objet convoité (Caïn), précédant pour chacun d'eux l'instauration de la Loi, l'envie et ses différents aspects, notamment sa genèse dans la mythologie persane et dans les Mille et une Nuits, le mauvais ?il, la distinction avec la jalousie et l'avidité, sont abordés ici avec, en arrière-plan, quelques interrogations purement cliniques : est-il possible de sortir de la position psychique intenable de l'envieux ? Comment repère-t-on l'envie agissante et ses effets au cours d'une cure ? Quelles en sont les incidences dans le lien transférentiel ? Ce numéro a été pensé en lien avec le séminaire " Contes et psychanalyse ", animé depuis plusieurs années par Anna Angelopoulos et Sylvette Gendre-Dusuzeaux. Mythes grecs (Prométhée, Éros et Psyché), contes oraux issus de la tradition populaire dans leurs différentes versions permettent d'éclairer et de revisiter les théories de la relation amour/haine (Mélanie Klein, Maria Török, D.-W. Winnicott?) et leur traduction dans la pratique de la psychanalyse. L'ambivalence primaire, qui implique la haine inconsciente de la mère tant dans la clinique que dans le conte populaire, en est une illustration. Par la diversité des points de vue, ce dossier offre de nombreuses pistes de réflexion sur la problématique de l'envie, repérée depuis longtemps par les humains comme l'un des " péchés capitaux ".
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.