Possession, dépendance, emprise " caractérisent un état où la totalité de l'être est engagée. Pour certains, ce sera la drogue, pour d'autres l'alcool, la passion amoureuse, la maladie, l'entrée dans une secte, la fascination pour des thérapies de toutes sortes... Sortir de cet état exige d'en passer par un autre, tout aussi puissant, mais provisoire. L'auteur, au fil de ses rencontres avec d'autres cultures (africaines et mahoraises), établit des analogies entre les pratiques des rituels de possession et un autre type de " possession " : celle du sujet hanté par une histoire familiale qu'il subit comme un destin. II propose une lecture de l'acte thérapeutique comme lieu où le patient se libère d'une emprise initiale en acceptant temporairement une autre dépendance, celle du transfert. II explore et interprète les symptômes et afflictions comme autant de possessions subies par le sujet. Alors que la médecine et la psychiatrie tentent de soumettre les désordres psychiques des individus en souffrance à leur autorité savante et à la seule ordonnance de médicaments, ce livre montre comment la psychanalyse, pourvu qu'elle soit pratiquée de façon audacieuse, permet à chacun de découvrir ses ressources vivantes et d'en prendre possession pour son propre bénéfice.
Nombre de pages
238
Date de parution
29/09/2004
Poids
282g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782702135198
Titre
Psychanalyse et possession
Auteur
Guy Claude
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
140
Poids
282
Date de parution
20040929
Nombre de pages
238,00 €
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Le journal du Capitaine Claude Guy s'ouvre dramatiquement, le 21 janvier 1946, le lendemain même du brusque abandon du pouvoir par le Général de Gaulle. Il s'achève, dans le chagrin, le 7 septembre 1949.Voici donc Claude Guy, l'aide de camp du Général, s'entretenant, pendant quatre années, de la manière la plus libre, la plus simple, parfois même la plus désinvolte, avec De Gaulle. Qui, mieux que ce jeune homme de 29 ans, sait ouvrir une conversation en choisissant le sujet qui aura le meilleur écho, l'entretenir, la ranimer, et demeurer silencieux quand le Général se lance dans un monologue qui devient un cours d'histoire ? Ce {Journal} est un document unique pour l'histoire.
Surgie de la transgression (Prométhée), puis du meurtre de l'objet convoité (Caïn), précédant pour chacun d'eux l'instauration de la Loi, l'envie et ses différents aspects, notamment sa genèse dans la mythologie persane et dans les Mille et une Nuits, le mauvais ?il, la distinction avec la jalousie et l'avidité, sont abordés ici avec, en arrière-plan, quelques interrogations purement cliniques : est-il possible de sortir de la position psychique intenable de l'envieux ? Comment repère-t-on l'envie agissante et ses effets au cours d'une cure ? Quelles en sont les incidences dans le lien transférentiel ? Ce numéro a été pensé en lien avec le séminaire " Contes et psychanalyse ", animé depuis plusieurs années par Anna Angelopoulos et Sylvette Gendre-Dusuzeaux. Mythes grecs (Prométhée, Éros et Psyché), contes oraux issus de la tradition populaire dans leurs différentes versions permettent d'éclairer et de revisiter les théories de la relation amour/haine (Mélanie Klein, Maria Török, D.-W. Winnicott?) et leur traduction dans la pratique de la psychanalyse. L'ambivalence primaire, qui implique la haine inconsciente de la mère tant dans la clinique que dans le conte populaire, en est une illustration. Par la diversité des points de vue, ce dossier offre de nombreuses pistes de réflexion sur la problématique de l'envie, repérée depuis longtemps par les humains comme l'un des " péchés capitaux ".
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
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