L’influence de Kierkegaard fut, au XXe siècle, spectaculaire. Quels étaient alors les motifs d’une telle influence dont la philosophie et la théologie contemporaines sont, aujourd’hui encore, légataires ? Le soupçon pesant désormais sur toute philosophie se présentant comme science, la critique d’une Modernité qui dévalue voire anéantit la subjectivité dans l’usage spéculatif et hégémonique de la raison, le retour à la signification éthique donc socratique de la vérité, mais aussi sa reconfiguration chrétienne dans l’ordre de la foi, ou encore, l’usage intensif de l’écriture artistique et religieuse sous des formes nombreuses et intentionnellement dialectisées dans une œuvre. Tous ces éléments, qui fournissent le cadre de ce que Kierkegaard a décrit comme le choix de soi orienté par le devenir chrétien, constituèrent assurément les déterminations de la philosophie de l’existence. Repartant d’abord des différentes Figures du Soi telles qu’elles s’élaborent dans l’œuvre du Danois, ce livre propose ensuite d’étudier la manière dont ces figures se rejouent après Kierkegaard.Avec les contributions de : Nikolaas Cassidy-Deketelaere, Vincent Delecroix, Jean-Noël Dumont, Emeline Durand, Emmanuel Falque, Joséphine Jamet, Elizabeth Li, Paula Lorelle, Emma Guillet, Pierre-Alban Gutkin-Guinfolleau, Ettore Rocca, Karl Verstrynge.
Nombre de pages
254
Date de parution
24/07/2024
Poids
380g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9791037039323
Titre
Figures du soi. Kierkegaard et après
Auteur
Gutkin-Guinfolleau Pierre-Alban
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
380
Date de parution
20240724
Nombre de pages
254,00 €
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Une pensée de l'existenceL'unité d'une ?uvre d'apparence éclatée se gagne dans la formulation d'un dénominateur commun à toutes ses parties. L'erreur qui consiste à voir dans la pensée de Vladimir Jankélévitch un émiettement de considérations morales sur les vertus réside dans une cécité qui suppose, pour recouvrer la vue, de comprendre cette ?uvre comme une philosophie de l'existence. Cette philosophie n'est pas moins une métaphysique qu'une morale. En ce sens, l'existence se décline sur le plan métaphysique comme un fait et sur le plan moral comme une tâche. Le foisonnement qui devait ainsi ruiner l'unité de cette ?uvre rejoint le principe qui le commande et installe l'exigence humaine du devenir soi au c'ur d'une pensée singulière.
Si la philosophie de la religion - née au XVIIIe siècle d'un débat sur la nature de la Révélation, sur le statut de la foi et sur son rapport à la raison - est une discipline assez récente, la religion elle-même accompagne les préoccupations des philosophes depuis l'Antiquité grecque. Valeur sociale de la piété et fonction métaphysique du divin traversent le Moyen Age et les temps modernes pour se ressourcer à l'époque contemporaine dans des disciplines voisines, dont en particulier les sciences sociales du religieux. Descriptions de la vie religieuse, définitions de la religion, rapports de la religion à la vérité, à l'histoire et à la politique forment une trame complexe qu'il est nécessaire de restituer pour en saisir les enjeux. Traçant son chemin de Platon à Wittgenstein, ce volume alterne des textes célèbres et d'autres plus confidentiels pour offrir une intelligence des objets et des problèmes caractéristiques de la religion en prise avec leur passé, leur actualité et leur postérité.
Nul besoin de caution pour s'intéresser à l'oeuvre monumentale de Vladimir Jankélévitch (1903-1985) qui traverse de bout en bout le XXe siècle. Philosophe, écrivain, pianiste, musicologue, résistant, témoin et victime d'une guerre qui a « coupé sa vie en deux », infatigable marcheur de la gauche, professeur en Sorbonne... C'est tout cela que fut Vladimir Jankélévitch. Les visages de l'homme sont multiples et ce Cahier, à partir de conférences et d'articles de Jankélévitch désormais introuvables (sur la musique, la religion et son judaïsme), de documents historiques (un CV corrigé de la main de Jankélévitch, une attestation de Résistance), d'engagements publics (sur l'enseignement de la philosophie, sur l'Université française, sur la Shoah, sur l'Allemagne d'après-guerre), mais aussi, d'articles critiques et de témoignages de ses collègues, disciples et fidèles amis, permet d'en dessiner tous les contours. Toutes les pages de ce Cahier démontreront sans peine l'actualité d'une pensée qui lie tous les champs du savoir classique à l'exigence quasiment existentielle de la morale.Notes Biographiques : Philosophe et musicologue français, né dans une famille d'intellectuels russes, Jankélévitch entre en 1922 à l'École normale supérieure où il étudie la philosophie. Il rencontre en 1923 Henri Bergson avec qui il entretiendra une longue correspondance et à qui il consacrera un ouvrage en 1930. En 1941, pendant la guerre, il part à Toulouse où il s'engage dans la Résistance et donne des cours de philosophie clandestinement. Il devient titulaire de la chaire de philosophie morale à la Sorbonne de 1951 à 1979. Françoise Schwab, Pierre-Alban Gutkin-Guinfolleau et Jean-François Rey
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.