L'influence de Kierkegaard fut, au XXe siècle, spectaculaire. Quels étaient alors les motifs d'une telle influence dont la philosophie et la théologie contemporaines sont, aujourd'hui encore, légataires ? Le soupçon pesant désormais sur toute philosophie se présentant comme science, la critique d'une Modernité qui dévalue voire anéantit la subjectivité dans l'usage spéculatif et hégémonique de la raison, le retour à la signification éthique donc socratique de la vérité, mais aussi sa reconfiguration chrétienne dans l'ordre de la foi, ou encore, l'usage intensif de l'écriture artistique et religieuse sous des formes nombreuses et intentionnellement dialectisées dans une oeuvre. Tous ces éléments, qui fournissent le cadre de ce que Kierkegaard a décrit comme le choix de soi orienté par le devenir chrétien, constituèrent assurément les déterminations de la philosophie de l'existence. Repartant d'abord des différentes Figures du Soi telles qu'elles s'élaborent dans l'oeuvre du Danois, ce livre propose ensuite d'étudier la manière dont ces figures se rejouent après Kierkegaard. Avec les contributions de : Nikolaas Cassidy-Deketelaere, Vincent Delecroix, Jean-Noël Dumont, Emeline Durand, Emmanuel Falque, Joséphine Jamet, Elizabeth Li, Paula Lorelle, Emma Guillet, Pierre-Alban Gutkin-Guinfolleau, Ettore Rocca, Karl Verstrynge.
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Nombre de pages
254
Date de parution
24/07/2024
Poids
380g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9791037039323
Titre
Figures du soi. Kierkegaard et après
Auteur
Gutkin-Guinfolleau Pierre-Alban
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
380
Date de parution
20240724
Nombre de pages
254,00 €
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L'unité d'une oeuvre d'apparence éclatée ne peut se gagner que dans la formulation d'un dénominateur commun à toutes ses parties. Ce qui lie les ouvrages de Vladimir Jankélévitch (1903-1985), c'est la position et la résolution du problème de l'existence. L'erreur qui consiste à voir dans cette oeuvre un émiettement de considérations morales sur les vertus réside dans une cécité qui suppose, pour retrouver la vue, de comprendre la pensée de Jankélévitch comme une philosophie de l'existence, c'est-à-dire comme une philosophie dont l'ensemble des livres s'articule autour de la notion d'existence. Or faire de l'existence l'alpha et l'oméga d'une pensée qui ne s'inscrit pas dans l'existentialisme requiert une bonne interprétation de la lettre et de l'esprit. Il convient, à cette fin, de reconnaître un dédoublement de l'existence dans la philosophie de Jankélévitch qui n'est pas moins une métaphysique qu'une morale. En un mot, l'existence se décline sur le plan métaphysique comme un fait et sur le plan moral comme une tâche. ? ? ? /div>
Nul besoin de caution pour s'intéresser à l'oeuvre monumentale de Vladimir Jankélévitch (1903-1985) qui traverse de bout en bout le XXe siècle. Philosophe, écrivain, pianiste, musicologue, résistant, témoin et victime d'une guerre qui a « coupé sa vie en deux », infatigable marcheur de la gauche, professeur en Sorbonne... C'est tout cela que fut Vladimir Jankélévitch. Les visages de l'homme sont multiples et ce Cahier, à partir de conférences et d'articles de Jankélévitch désormais introuvables (sur la musique, la religion et son judaïsme), de documents historiques (un CV corrigé de la main de Jankélévitch, une attestation de Résistance), d'engagements publics (sur l'enseignement de la philosophie, sur l'Université française, sur la Shoah, sur l'Allemagne d'après-guerre), mais aussi, d'articles critiques et de témoignages de ses collègues, disciples et fidèles amis, permet d'en dessiner tous les contours. Toutes les pages de ce Cahier démontreront sans peine l'actualité d'une pensée qui lie tous les champs du savoir classique à l'exigence quasiment existentielle de la morale.Notes Biographiques : Philosophe et musicologue français, né dans une famille d'intellectuels russes, Jankélévitch entre en 1922 à l'École normale supérieure où il étudie la philosophie. Il rencontre en 1923 Henri Bergson avec qui il entretiendra une longue correspondance et à qui il consacrera un ouvrage en 1930. En 1941, pendant la guerre, il part à Toulouse où il s'engage dans la Résistance et donne des cours de philosophie clandestinement. Il devient titulaire de la chaire de philosophie morale à la Sorbonne de 1951 à 1979. Françoise Schwab, Pierre-Alban Gutkin-Guinfolleau et Jean-François Rey
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?
? L'intelligence artificielle remplacera l'être humain. ? " A force d'entendre cette prédiction, nous sommes tentés d'y croire. Or, si ce n'était pas l'être humain que l'IA allait remplacer... mais Dieu ?? Une question audacieuse à laquelle Gabrielle Halpern répond avec humour et sérieux, en comparant l'IA à Dieu. Ce n'est pas tant notre humanité que l'IA essaie de plagier, que l'omniscience, l'omnipotence et l'omniprésence - caractéristiques du divin. Toujours disponible, prête à répondre à toutes nos prières et questions avec "? bienveillance ? " et "? patience ? ", adaptable à chacun, l'IA n'est-elle pas en train de devenir le dieu sur mesure dont l'être humain a toujours rêvé? ? Quelle intelligence artificielle l'homme a-t-il créée ?? Et surtout, quel homme l'intelligence artificielle va-t-elle créer ??
Turing Alan ; Pilawski Pascale ; Koch Marie-Pierre
Alan M. Turing, célèbre pour avoir décodé Enigma, la machine à crypter de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, est aussi souvent présenté comme le père de l'"intelligence artificielle". En 1950, les connaissances scientifiques et techniques sont suffisantes pour envisager la possibilité, dans un futur relativement proche, que des machines puissent imiter l'esprit humain. Les hommes seront-ils capables un jour de fabriquer des machines intelligentes ? Répondre à cette question suppose d'abord de définir cette intelligence, que nombre d'acteurs actuels de l'IA n'hésitent pas à assimiler à du calcul en se revendiquant de l'autorité du mathématicien anglais. Mais la pensée de Turing échappe à ces réductions faciles, comme le montrent les textes rassemblés dans ce volume, restés largement inédits en français.