Les transferts artistiques dans l'Europe gothique. Repenser la circulation des artistes, des oeuvres
Guillouët Jean-Marie ; Dubois Jacques ; Van den Bo
PICARD
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EAN :9782708409729
Extrait Le «déplacement» comme problème : les transferts artistiques à l'époque gothique Jacques Dubois Jean-Marie Guillemet Benoît Van den Bossche De la mobilité aux transferts En 1998, Roland Recht signe l'éditorial de la seconde livraison de la Revue de l'art, consacrée à la «circulation des artistes, des oeuvres, des modèles dans l'Europe médiévale»'. Ce n'est alors pas la première fois que les historiens de l'art s'intéressent au rôle des circulations et de la mobilité artistiques. Et Roland Recht rappelle bien que, depuis le milieu du XIXe siècle, différentes études ont déjà été conduites sur ce sujet dans la littérature académique d'expression allemande. Mais il convoque ces travaux pour les disqualifier immédiatement car il reconnaît chez G. Troescher un nationalisme pangermanique qui ferait des artistes gyrovagues les vecteurs d'une domination culturelle au service d'un projet politique. Il reproche ensuite à ces travaux de ne pas insérer ces circulations et leurs protagonistes dans une histoire sociale plus large prenant en considération d'autres types de mobilités. Ces deux reproches ne cesseront de hanter les études consacrées aux circulations et à la mobilité artistiques, que l'on envisage ces dernières en parlant d'interculturalité, d'interaction culturelle ou d'histoire croisée, de déplacements, d'échanges, ou - en définitive - de transferts. L'irruption de cet intérêt pour les mobilités dans le champ des sciences historiques intervient à un moment qui n'est pas neutre et correspond à un contexte historique et politique précis. En 1998, le traité de Maestricht avait six ans et l'espace Schengen, institutionnalisé à Amsterdam l'année précédente, devait entrer en vigueur au 1er mai de l'année suivante. C'est donc expressément pour répondre aux interrogations alors suscitées par la construction européenne que Roland Recht souhaitait apporter l'éclairage de l'historien. L'ambition affichée était de rappeler l'ampleur et l'intensité des échanges à une époque encore restée, de ce point de vue, dans l'ombre, et de tenter de caractériser les «modalités selon lesquelles cette circulation s'opère». Cela afin de répondre à une inquiétude sociale consécutive à une étape importante de la construction européenne ; inquiétude que l'auteur juge «tout à fait légitime, même si elle dénote une forme de repli». Héritant de cette courte histoire, quinze ans après ces premiers débats, l'Institut national d'histoire de l'art (Paris), l'université de Liège (ULg - Département «Transitions») et l'université de Toulouse II - Le Mirail (Framespa-UMR 5136) ont pris l'initiative de construire un programme de recherche qui réponde aux interrogations croissantes sur ces phénomènes de mobilité, d'échanges, de relations transnationales ou d'«effets retour». L'objet de ce projet collectif était de faire le point sur cette question de la circulation des artistes, des savoir-faire, des formes, des oeuvres et des modèles, et de comprendre le rôle de cette mobilité dans les évolutions artistiques de l'Occident médiéval. Un rapide recensement des publications et des événements consacrés aux phénomènes de mobilité permet de s'en rendre compte : nos travaux se sont inscrits dans un moment historiographique marqué par la problématique des circulations. Il s'est agi d'interroger ce que devient la démarche de l'historien de l'art lorsqu'il aborde ses objets sous l'angle de la mobilité. Une telle démarche ne peut en effet consister uniquement en l'identification et au repérage des circulations mais doit aussi questionner leur rôle et leur action dans le développement des formes, des pratiques, des métiers ou encore des thèmes de l'histoire de l'art. Considérer ainsi les phénomènes artistiques revenait à changer la focale du regard en abaissant l'échelle de l'analyse pour passer du regard macrohistorique de la géographie au regard micro-historique du déplacement. Or la première conséquence de ce changement a été de renoncer à l'un des termes les plus usuellement utilisés par les historiens de l'art et à partir duquel s'est en partie construite la discipline : le terme d'«influence».
Ce livre vise à guider le lecteur sur des chemins de traverse de l'art du XVe siècle européen. Il est le résultat de plusieurs années d'enseignement aux étudiants des cursus d'histoire de l'art des universités et, à ce titre, il est d'abord conçu pour proposer des perspectives nouvelles et synthétiques sur ce moment-clef de l'histoire artistique du continent. L'art du XVe siècle européen est bien le produit d'un basculement, tel que l'Occident en connut finalement assez peu, et par bien des aspects admirable, entre l'héritage millénaire du Moyen Âge et l'avènement des Temps Modernes. C'est pourtant ce récit historique, depuis longtemps établi, que le présent livre prétend remettre sur l'établi en portant un regard renouvelé sur toute la diversité de ses territoires comme les oeuvres, les hommes, les formes ou les savoir-faire qui les parcourent. C'est en se rapprochant au plus près du travail réel des acteurs, en replaçant celui-ci au sein des géographies vécues ainsi qu'en prenant en considération les contraintes matérielles ou les enjeux dévotionnels pesant sur lui que l'on pourra proposer un panorama plus complet ? car plus incarné ? de l'art du dernier siècle du Moyen Âge qui est aussi le premier siècle de la Modernité. Pour accompagner le lecteur dans ces chemins de traverse, une série de commentaires d'oeuvres diverses et variées accompagnent ce texte et contribuent à fournir au lecteur les clefs nécessaires à la compréhension de l'une des périodes les plus fascinantes de notre histoire artistique.Notes Biographiques : Jean-Marie Guillouët est maître de conférences en Histoire de l'art médiéval à l'Université de Nantes. Il est l'auteur d'une thèse de doctorat portant sur la sculpture de la cathédrale de Nantes et de plusieurs études sur l'architecture et la sculpture à la fin du Moyen Âge.
Un texte clair et synthétique. Un mémo précieux pour aider à comprendre l'architecture des châteaux-forts. Pour garder en mémoire l'essentiel des connaissances.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
MARI: ville phare du Proche-Orient aux débuts de l'époque urbaine. C'est le premier exemple au monde qui donne l'image à la fois d'une ville nouvelle fondée à l'aube du IIIe millénaire et de ses métamorphoses au cours des douze siècles de son existence; le premier exemple d'une cité qui, pour exister dans un milieu désertique et remplir sa fonction - le contrôle d'un important trafic commercial entre les montagnes du Taurus et la plaine babylonienne -, doit entièrement aménager la région pour assurer sa survie et permettre les échanges par voie d'eau. Née vers 2900, elle s'installe, pour se protéger des inondations, derrière une digue circulaire qui commande le système défensif et toute l'organisation urbaine; elle développe rapidement des activités manufacturières qui lui assurent une position-clé dans l'essor de la métallurgie du cuivre et du bronze. Si l'histoire de ses démêlés avec les autres puissances orientales n'est qu'entrevue au milieu du IIIe millénaire (à l'époque d'Ebla) et assez bien connue pour les quarante dernières années de son histoire seulement, l'exploration archéologique, quant à elle, a mis en évidence l'existence de trois villes successives, fondées ou reconstruites après un abandon ou un désastre militaire, toutes trois représentatives d'une période caractéristique: l'essor et l'expansion de l'urbanisation au début du III millénaire, le premier empire mésopotamien connu au XXIVe siècle et le monde des cités rivales du début du IIe millénaire. C'est la modification des équilibres économiques et la montée en puissance de Babylone sous la conduite de Hammurabi qui entraîna au XVIIIe siècle la ruine définitive de la cité. Les palais et les temples, les maisons et les ateliers, les remparts et les rues ont révélé l'univers d'une des plus anciennes cités d'Orient dans toute sa complexité et sa diversité; mais c'est surtout l'homme oriental qui, réapparaissant sous de multiples facettes - artisan, artiste, architecte, urbaniste, entrepreneur, commerçant, soldat, croyant... -, exprime la maîtrise de son emprise sur le monde.
Après une mise en perspective de la religion des époques minoenne et mycénienne, l'auteur explore les actes et lieux de culte, les dieux, les héros et les morts, le polythéisme, les cultes à mystère et les rapports entre philosophie et religion. C'est à ce jour l'ouvrage le plus exhaustif sur le sujet.
Classés dans le patrimoine mondial par l'Unesco, les quais de la Seine dessinent l'image d'un Paris éternel et sont indissociables de sa légende. Mais ils constituent aussi un collage extraordinaire de lieux et d'édifices. Construits pour une grande part depuis à peine plus d'un siècle, les quais démontrent la capacité de Paris à inventer son identité en se renouvelant. Ils nous enseignent comment, en un même site, le mélange des genres, des gabarits, des styles et des époques forme un paysage et nous suggère une autre manière de penser la ville aujourd'hui. C'est la logique et la poétique des quais, leur géométrie, leur matérialité, que cet ouvrage mesure, date, donne à voir, invite à découvrir, cartes et photographies à l'appui, au fil de quinze promenades d'une rive à l'autre, d'amont en aval. A partir d'un état des lieux, Alexandre Chemetoff, architecte-paysagiste, et Bertrand Lemoine, architecte-ingénieur, proposent un regard neuf sur la ville des quais.
Héritière d'une richissime famille juive américaine, Peggy Guggenheim (1898-1979) a rassemblé une des plus belles collections au monde d'art moderne. Excentrique, anticonformiste, libertine, Peggy Guggenheim éprouve un goût effréné pour l'art et les artistes. Après-guerre, sur les conseils d'André Breton, elle expose à Londres Kandinsky, Calder ou Brancusi. Venue à Paris, elle achète un tableau par jour, aide Giacometti et Picasso, puis elle part à New York où elle épouse Max Ernst. En 1942, sa galerie Art of this Century révèle au public les surréalistes européens et la jeune avant-garde américaine ? Jackson Pollock, Mark Rothko. En 1949, installée à Venise, au bord du Grand Canal, dans un palais du XVIIIe siècle, elle expose une somptueuse collection que le monde entier admire encore aujourd'hui.
En 1985, Marc Chagall, le dernier patriarche de la Côte d'Azur après Matisse et Picasso, s'éteignait à Saint-Paul-de-Vence dans sa quatre-vingt-dix-huitième année. L'Ecole de Paris peut s'enorgueillir d'avoir permis à nombre d'artistes étrangers de s'épanouir en son sein : Chagall en est l'un des pionniers les plus singuliers. "Ivre d'images", disait Malraux, qui lui avait commandé le plafond de l'Opéra de Paris. Celui qui a peint l'univers du "shtetl" juif à Vitebsk, mais aussi ses rêves, ses amours, le monde du cirque, et le message universel de la Bible, demeure aujourd'hui le conteur merveilleux d'une poétique universelle et intemporelle, fondée sur l'image canonique de Dieu et des hommes. Daniel Marchesseau retrace les itinéraires de ce Russe, déraciné à deux reprises, monté aujourd'hui au firmament, dans ces cieux qu'il a, durant sa longue vie, su peindre et enluminer.
Dalí en 400 images propose un parcours complet de l'oeuvre d'un des peintres surréalistes les plus significatifs du xxe siècle. Ce livre propose une sélection d'oeuvres qui met en lumière non seulement les créations emblématiques de Salvador Dalí, mais également des pièces moins connues, telles que des dessins et des objets surréalistes. Couvrant l'ensemble de sa carrière, cet ouvrage illustre la richesse créative de Dalí, depuis ses débuts inspirés par le post-impressionnisme et son engagement dans le mouvement cubiste des années 1920, jusqu'aux oeuvres surréalistes emblématiques des années 1930. Il retrace également sa période américaine dans les années 1940, son retour au classicisme dans les années 1950, ainsi que son engagement renouvelé dans l'expérimentation d'avant-garde à partir des années 1960. L'auteur, William Jeffett, est conservateur au Musée Dali à St Petersburg en Floride.
Son visage, qu'elle a inlassablement peint tout au long de sa courte vie, est l'un des plus célèbres de l'histoire de l'art. Icône de l'art mexicain, Frida Kahlo a bâti sa propre légende, qu'elle a aussi bien transposée sur la toile qu'incarnée dans sa vie quotidienne. "Je n'ai jamais peint mes rêves, j'ai peint ma propre réalité" , affirmaitelle. Gravement meurtrie dans sa chair lors d'un terrible accident, consumée par sa passion dévorante pour Diego Rivera, l'artiste a transcendé ses souffrances par la peinture. A la force de son pinceau, elle a affronté ses tourments pour s'imposer comme une femme et une peintre libres. Dans son atelier de la Casa Azul, s'affranchissant du carcan des avant-gardes européennes et de tous les codes moraux et artistiques, Frida Kahlo a façonné une oeuvre habitée par son histoire personnelle, ses idéaux politiques et les traditions ancestrales mexicaines. Noirceur et allégresse, amour et violence, sensualité et pulsion de mort : sa peinture se lit comme un oxymore qui dit tout de la personnalité magnétique de cette artiste révolutionnaire, l'une des plus fascinantes et puissantes figures de l'histoire de l'art du xxe siècle. La collection L'ART+GRAND, présentée dans une reliure luxueuse, propose, à travers un texte didactique, de découvrir les plus grands artistes de l'histoire de l'art. En plus d'une cinquantaine de toiles parmi les plus célèbres, l'ouvrage reproduit six tableaux exceptionnels sous forme de dépliants grand format qui permettent d'observer ces chefs-d'oeuvre dans les moindres détails. Cette collection offre ainsi une immersion inédite dans la matière et la touche picturale.