Sur la gâchette il se détend. Au deuxième rang c'est lui l'indication. Les images noires et blanches une fille comme lactée tout autour d'elle des gris salés. Maintenant elle est vieille le geste d'en mourir. Par la fenêtre près du lit on ne voit plus que quelques feuilles à terre. Le ciment apparaît intègre les rainures scrupuleuses la fenêtre en face reste fermée. Le rideau fait office de clôture. Il semble que l'on patiente plusieurs semaines parfois des mois. Comme si l'on attendait la percée sous la neige. C'est un terme botanique. Elle a raison le mot n'est pas précieux juste lumineux. La douleur dans l'épaule on ne s'y attend pas même quand on nous l'a racontée. Après on apprend à faire cela l'ajustement du geste du doigt au retrait de l'épaule. Il reste les tessons les oiseaux ne se sentent pas visés. Cette impression vive la précision d'une dactylo.
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Nombre de pages
67
Date de parution
31/12/2002
Poids
120g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782844901019
Titre
Appareils
Auteur
Guétat-Liviani Frédérique
Editeur
VERDIER
Largeur
156
Poids
120
Date de parution
20021231
Nombre de pages
67,00 €
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Ce livre en contient plusieurs mais c'est un seul et même livre, très ancien et nouveau. Très ancien parce que Frédérique Guétat-Liviani s'inscrit depuis longtemps, par ses gestes et ses livres, dans la tradition d'une mystique juive discrète, humble et tolérante, qui ne néglige pas la prise en compte des données les plus courantes et les plus collectives. Très nouveau parce que, comme elle l'explique dans sa propre présentation, c'est un livre axé sur le Déplacement. Toutefois, les vers de FGL ne sont eux, jamais déplacés, seule, la barre espace du clavier lui permet de déplacer les mots à l'intérieur de ses vers, ce qui rend la disposition typographique de ses textes immédiatement reconnaissable. Unique. Usant de formes narratives très simples et d'un lexique familier, elle se tient toujours en deçà de l'image, dans l'espace où le poétique et le politique peuvent s'allier sans se nuire. Accessible donc à nombre de lecteurs (chose rare dans la poésie contemporaine) et irréductible aux preneurs de sens.
Laure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.
Résumé : Que se passe-t-il lorsqu'un auteur, qui a beaucoup écrit sur l'enfance, remonte le fil d'argent de sa propre enfance ? Le plus court chemin est un hommage aux proches et la tentative de revisiter avec les mots ce vaste monde d'avant les mots : les êtres, les lieux, les sentiments et les sensations propres à cette époque sur le point de disparaître, les années d'avant la cassure, d'avant l'accélération générale qui suivront la chute du mur de Berlin. Raconter l'existence dans les paysages infinis de la campagne wallonne, dire l'amour et le manque. Car écrire, c'est poursuivre un dialogue avec tout ce qui a cessé d'être visible. Par-delà la nostalgie.