Migrations internationales, mobilités et développement
Guerassimoff Eric
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782747576871
La mondialisation des migrations induit trois phénomènes principaux : le passage du retour définitif au retour alterné, le développement des diasporas et des réseaux communautaires et une circulation accrue des individus. Comprendre et mesurer la réalité de la circulation migratoire, ses incidences sur le développement des zones d'origine nous a conduit à délimiter des espaces et des filières représentatifs : les migrations chinoise, ouest-africaine et mexicaine. La diversité des cas envisagés permettra d'expérimenter l'efficience du concept de circulation migratoire pour l'analyse du développement des zones d'émigration des pays du Sud.
Nombre de pages
315
Date de parution
02/02/2005
Poids
428g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747576871
Titre
Migrations internationales, mobilités et développement
ISBN
2747576876
Auteur
Guerassimoff Eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
428
Date de parution
20050202
Nombre de pages
315,00 €
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Partout où les Chinois ont émigré en grand nombre, ils ont fondé des écoles pour instruire leurs enfants. À Singapour, la présence d'écoles chinoises est attestée dans les années qui suivent l'installation des Anglais. Ces écoles s'organisent librement. Elles gèrent leurs ressources financières, fixent les programmes, recrutent les enseignants. Mais en 1920, le gouvernement colonial anglais met fin à plus d'un siècle d'autonomie. L'immatriculation obligatoire des écoles et des enseignants participe d'un ensemble de mesures renforçant le contrôle politique et idéologique des Anglais sur la population chinoise, dont la loyauté est convoitée depuis la Chine par Sun Yat-Sen et le Komintern. Le développement des établissements scolaires fondés par les Chinois répond à des besoins spécifiques, notamment liés au processus migratoire, à la formation de sociétés d'immigrants, à des stratégies individuelles et collectives. La singularité de l'histoire des immigrés chinois durant la période coloniale est ici mise en rapport avec l'intérêt pour l'éducation manifesté par les Chinois. Cet ouvrage ne se présente de pas comme une étude des écoles chinoises considérées seulement comme établissements d'enseignement. Il s'agit surtout de cerner la place de ces établissements au sein de la colonie chinoise de Singapour pendant le premier siècle de son existence.
Guerassimoff Eric ; Hardy Andrew ; Nguyen Phuong N
L'image d'une population vietnamienne rurale sédentaire a longtemps prévalu. Pourtant, des migrants vietnamiens se sont déplacés en grand nombre, spontanément, ou « organisés » par l'administration française et par la bureaucratie mandarinale, principalement du Nord vers le Sud, mais aussi vers d'autres territoires de l'empire colonial et vers la métropole. Des immigrés ont aussi été recrutés en Chine, à Java, au Japon pour aller travailler en Indochine. Ces migrations offrent un aperçu économique, social et politique des empires français, vietnamien, chinois dont le Vietnam était une composante particulière. Qu'apprend-on, à partir des migrations qu'ils ont organisées, sur la manière dont ces empires se sont construits, se sont gouvernés, ont interagi ? Quel éclairage nouveau l'étude des travailleurs vietnamiens employés en Nouvelle-Calédonie projette-t-il sur la construction d'un espace impérial français dans l'Asie-Pacifique ...
L'histoire du travail colonial s'est développée vigoureusement dans les pays du Sud depuis la fin du XXe siècle. Elle replace au centre la figure du colonisé, non seulement comme victime, mais aussi comme agent à part entière des sociétés coloniales. C'est dans cette dernière perspective que les contributions réunies dans le présent volume veulent s'inscrire. Ces études soulignent spécialement l'expérience de l'engagisme, la forme dominante entre 1850 et 1950 de ces relations de travail, examinent avec attention les moyens déployés par les engagés pour s'adapter à la coercition, ou bien y résister, et parfois, tourner les circonstances à leur avantage, dans les espaces coloniaux diversifiés (Antilles, océan Indien, Asie, Pacifique). Situées au carrefour de la recherche récente en histoire des migrations internationales au Sud et en histoire globale du travail, ces études ambitionnent de préciser le rôle joué par les institutions, les employeurs et l'intervention des migrants eux-mêmes dans la constitution des marchés coloniaux du travail.