Emigration et éducation. Les écoles chinoises à Singapour (1819-1919)
Guerassimoff Eric
INDES SAVANTES
33,00 €
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EAN :9782846540544
Partout où les Chinois ont émigré en grand nombre, ils ont fondé des écoles pour instruire leurs enfants. À Singapour, la présence d'écoles chinoises est attestée dans les années qui suivent l'installation des Anglais. Ces écoles s'organisent librement. Elles gèrent leurs ressources financières, fixent les programmes, recrutent les enseignants. Mais en 1920, le gouvernement colonial anglais met fin à plus d'un siècle d'autonomie. L'immatriculation obligatoire des écoles et des enseignants participe d'un ensemble de mesures renforçant le contrôle politique et idéologique des Anglais sur la population chinoise, dont la loyauté est convoitée depuis la Chine par Sun Yat-Sen et le Komintern. Le développement des établissements scolaires fondés par les Chinois répond à des besoins spécifiques, notamment liés au processus migratoire, à la formation de sociétés d'immigrants, à des stratégies individuelles et collectives. La singularité de l'histoire des immigrés chinois durant la période coloniale est ici mise en rapport avec l'intérêt pour l'éducation manifesté par les Chinois. Cet ouvrage ne se présente de pas comme une étude des écoles chinoises considérées seulement comme établissements d'enseignement. Il s'agit surtout de cerner la place de ces établissements au sein de la colonie chinoise de Singapour pendant le premier siècle de son existence.
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Nombre de pages
313
Date de parution
13/01/2012
Poids
535g
Largeur
170mm
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EAN
9782846540544
Titre
Emigration et éducation. Les écoles chinoises à Singapour (1819-1919)
Auteur
Guerassimoff Eric
Editeur
INDES SAVANTES
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170
Poids
535
Date de parution
20120113
Nombre de pages
313,00 €
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La transformation et la complexification des logiques migratoires dans un contexte de généralisation des échanges à différentes échelles (régionale et inter-continentale) amènent à reconsidérer les migrations internationales. La mondialisation des migrations induit trois phénomènes principaux : le passage du retour définitif au retour alterné, le développement des diasporas et des réseaux communautaires et une circulation accrue des individus. L'étude des modalités de la circulation migratoire s'inscrit d'emblée dans un domaine d'investigation situé au carrefour de plusieurs disciplines qui tentent de saisir la migration dans une perspective dynamique, à la différence des approches en termes d'insertion ou d'intégration. Comprendre et mesurer la réalité de la circulation migratoire, ses incidences sur le développement des zones d'origine nous a conduit à délimiter des espaces et des filières représentatifs : les migrations chinoise, ouest-africaine et mexicaine. Anciennes, ces mobilités reposent sur la constitution de réseaux humains, économiques, complexes, étendus, qui participent à des transformations économiques, sociales, culturelles, voire politiques, des zones de départs. La diversité des cas envisagés permettra d'expérimenter l'efficience du concept de circulation migratoire pour l'analyse du développement des zones d'émigration des pays du Sud.
Guerassimoff Eric ; Hardy Andrew ; Nguyen Phuong N
Durant la période coloniale, l'Indochine a été à la fois la source et le récepteur de flux entrelacés de migrants, vietnamiens ou " étrangers asiatiques ", principalement destinés à la " mise en valeur " : des migrants vietnamiens se sont déplacés en grand nombre, spontanément ou " organisés " par l'administration française, principalement du Nord vers le Sud, mais aussi en direction d'autres territoires de l'empire colonial ou vers la métropole. Des immigrés ont aussi été recrutés dans les pays de la région afin de venir travailler en Indochine. L'historiographie internationale consacrée à " l'engagement colonial " de main-d'oeuvre rend très peu compte de la situation indochinoise. Ce livre ambitionne de combler cette lacune ; il voudrait aussi contribuer au renouveau des problématiques de ce champ de la connaissance historique. Pour ce faire, les études qui le composent conjuguent les approches de l'histoire, du droit, de l'anthropologie et de la littérature.
Résumé : L'histoire du travail colonial s'est développée vigoureusement dans les pays du Sud depuis la fin du XXe siècle. Elle replace au centre la figure du colonisé, non seulement comme victime, mais aussi comme agent à part entière des sociétés coloniales. C'est dans cette dernière perspective que les contributions réunies dans le présent volume veulent s'inscrire. Ces études soulignent spécialement l'expérience de l'engagisme, la forme dominante entre 1850 et 1950 de ces relations de travail, examinent avec attention les moyens déployés par les engagés pour s'adapter à la coercition, ou bien y résister, et parfois, tourner les circonstances à leur avantage, dans les espaces coloniaux diversifiés (Antilles, océan Indien, Asie, Pacifique). Situées au carrefour de la recherche récente en histoire des migrations internationales au Sud et en histoire globale du travail, ces études ambitionnent de préciser le rôle joué par les institutions, les employeurs et l'intervention des migrants eux-mêmes dans la constitution des marchés coloniaux du travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.