La forme graphique O/ô devant les groupes nominaux ("O femme !", "O terrible perspective !"), bien que massivement présente depuis les origines du français, n'a jusque-là jamais été étudiée pour elle-même, ni en linguistique ni en stylistique. Il faut reconnaître que son identité est problématique à plusieurs titres : a) elle transcrit des fonctionnements linguistiques hétérogènes, ce qui rend incertaine sa frontière avec l'interjection oh ; b) son appartenance catégorielle est instable ; c) sa relation privilégiée avec le latin et le grec implique chez les locuteurs une compétence hybride liée à une mémoire linguistique ; d) elle est étroitement dépendante des interventions des imprimeurs et des experts en matière de langue. Ce livre retrace l'histoire de cette forme et des réflexions grammaticales qu'elle a suscitées depuis le grec ancien jusqu'au français contemporain, puis en propose une caractérisation syntaxique, sémantique et pragmatique. L'auteur montre comment l'analyse linguistique peut nourrir l'analyse des textes littéraires, car il s'agit d'analyser une forme privilégiée de l'oralité élaborée employée dans les tragédies et les sermons avant de devenir, avec les Romantiques, un marqueur de langue poétique. Cet ouvrage, qui traverse de multiples domaines des sciences du langage, s'adresse à un public diversifié, intéressé aussi bien par l'histoire de la langue, la syntaxe et la sémantique, que par la stylistique et l'analyse du discours.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
313
Date de parution
22/07/2008
Poids
500g
Largeur
1mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782708012172
Titre
ô. Entre langue(s), discours et graphie
Auteur
Grinshpun Yana
Editeur
OPHRYS
Largeur
1
Poids
500
Date de parution
20080722
Nombre de pages
313,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Grinshpun Yana ; Bergeaud-Blackler Florence ; Tagu
L'antisémitisme est la plus vieille haine du monde. Mais il n'a jamais été aussi insidieux qu'aujourd'hui. Sous couvert de morale, de progressisme, d'antiracisme ou de décolonialisme, il s'est infiltré partout : dans les écoles, les universités, les médias, les institutions politiques et religieuses, y compris jusque dans certains milieux juifs. On ne nie plus la Shoah, on la recycle. On ne dit plus "juif", on dit "sioniste". Et l'on prétend, au nom du Bien, que les victimes d'hier sont les bourreaux d'aujourd'hui. En linguiste et historienne des idées, Yana Grinshpun révèle, avec une précision implacable, comment cette haine s'est travestie en langage du Bien et s'est muée en posture de vertu politique. Elle décortique le travail d'inversion et de falsification qui transforme la compassion en arme idéologique, la morale en justification du meurtre, et la défense des droits de l'homme en instrument d'exclusion. La haine en toutes lettres est une enquête passionnante et redoutable sur la novlangue antijuive de notre époque. Une traversée des idéologies, des manipulations linguistiques et du pouvoir des mots sur le réel.
Pourquoi la propagande est-elle plus sophistiquée dans une société démocratique que dans une société totalitaire ? Comment définir le phénomène propagandiste ? Quelle est sa différence avec l'idéologie ? Quels sont les domaines touchés ? Quels sont les procédés discursifs, linguistiques, psycho-sociaux qui rendent possible le discours propagandiste aujourd'hui ? Comment la propagande est-elle diffusée ? Quel est le rôle des médias, des réseaux sociaux, mais aussi de l'école, de l'art, du sport ? Cet ouvrage cherche à répondre à ces questions, en montrant que l'enjeu principal du phénomène propagandiste tient à son entreprise de totalisation, d'homogénéisation de l'opinion, dont l'un des effets les plus remarquables consiste à unifier les modes de pensée en vue de déclencher des conduites particulières. Il propose l'analyse des fonctionnements de discours de propagande contemporains, en les inscrivant dans l'archive du XXe siècle, mais surtout en analysant leurs manifestations contemporaines. Après avoir étudié l'ensemble des domaines touchés par ces discours, le livre scrute la manière dont se construisent les nouveaux dispositifs sémiotiques propagandistes : de la construction de l'image jusqu'à l'analyse des moyens linguistiques, en passant par les formules discursives ainsi que les divers mécanismes argumentatifs.
Les crises idéologiques se manifestent par l'émergence de nouveaux langages, qui permettent de rallier des disciples. Les concepts sont souvent des mots d'ordre (inclusivisme, décolonisation, intersectionnalité) qui servent à condamner ceux qui les questionnent. L'écriture dite "inclusive" , par exemple, illustre comment une revendication sociale annule un savoir (en l'occurrence linguistique) et légitime une forme d'intimidation morale. Dans l'université ou les médias, la sommation idéologique prend désormais un ton comminatoire. La langue devient le lieu d'un discours doctrinal qui est simultanément un moyen d'exclure les adversaires et de propager les connivences militantes : qui n'adhère pas au nouveau dogme est passible de "cancellation" . L'urgence de rationalité a mobilisé des linguistes pour fournir des analyses à ces distorsions et dérives, où se mêlent rhétorique et idéologie. Avec les contributions de : Sonia Branca-Rosoff, Jean Giot, Yana Grinshpun, Danièle Manesse, John McWhorter, François Rastier, Georges-Elia Sarfati, Jean Szlamowicz, Chantal Wionet.
Ce livre rassemble des contributions de chercheurs internationaux qui réfléchissent sur les relations entre langue, discours et société. Il s'adresse à un public diversifié, spécialistes ou étudiants, intéressé aussi bien par l'histoire de la langue française que par la sociolinguistique, l'analyse du discours et la didactique du français. Dans un premier temps, est abordée la complexe et tumultueuse histoire de "la langue commune". On y présente plusieurs approches théoriques du changement des usages à travers des études de cas, en diachronie et en synchronie. La deuxième partie réunit des articles qui relèvent de l'analyse du discours. Enfin, une section est consacrée à l'évolution de l'enseignement du français à l'école primaire ainsi qu'aux diverses pratiques pédagogiques passées et actuelles. Cet ouvrage est un hommage à Sonia Branca-Rosoff, dont la recherche a su articuler rigoureusement ces divers domaines.
Résumé : Le dictionnaire indispensable pour tous les apprenants du grec. Cette 4ème édition, revue et augmentée, du dictionnaire français-grec moderne, grec moderne-français comprend : -50 000 mots et expressions ; -La transcription phonétique des entrées ; -Les tableaux de conjugaison française et grecque ; -Des mots analogues (familles de mots, synonymes, antonymes, niveaux de langue)
Nouveau complément de la Grammaire pratique du russe, publiée par nos soins, le présent ouvrage s'en réfère aux différents chapitres, et propose des exercices variés, menant à un niveau de langue B2. Le travail porte sur un approfondissement des structures fondamentales, écrites et orales, pose de pertinentes questions d'emploi pour certaines de ces structures et utilise un vocabulaire enrichi par rapport au niveau précédent. Cette nouvelle édition, révisée par Marina Koch-Lubouchkine, agrégée de l'Université, a apporté de nombreuses modifications à des motifs, par trop ancrés dans le présent d'une époque passée, afin de donner à cet ouvrage une valeur pérenne. Les exercices accompagnés de leurs corrigés offrent à l'élève une grande autonomie. Les quelques exercices non corrigés permettent à l'enseignant de les proposer en travail personnel, pour des corrections commentées en classe.