La fabrique communautaire. Les Grecs à Venise, Livourne et Marseille, 1770-1840
Grenet Mathieu
ECOLE ROME
30,00 €
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EAN :9782728312108
Avec les Juifs et les Arméniens, les Grecs constituent l'une des trois diasporas dites « classiques » de la période moderne : implantés sur l'ensemble du pourtour méditerranéen voire au-delà, ils investissent en particulier la plupart des grandes villes portuaires d'Europe méridionale, où ils s'adonnent au grand négoce et à la navigation comme au petit commerce et à l'artisanat. Comment cette présence s'organise-t-elle au quotidien ? Comment investit-elle l'espace urbain, quels sont ses modes d'inscription sociale et quelles identités (sociales, ethniques et confessionnelles) sécrète-t-elle ? Cette vaste enquête est ici envisagée dans une dimension comparatiste, à partir de trois terrains ? Venise, Livourne et Marseille ? à la fois distincts et étroitement connectés, au cours du demi-siècle précédant la guerre d'indépendance grecque (1821-1830) et la naissance de l'État néohellénique. À rebours des lectures traditionnellement homogénéisantes et inclusives des groupes étrangers dans la ville moderne, cet ouvrage s'attache à mettre en évidence le caractère complexe et souvent conflictuel des différentes stratégies d'affirmation et de négociation du fait communautaire grec en diaspora. Véritable laboratoire de définitions concurrentes de la « grécité », l'expérience communautaire grecque au tournant des XVIIIe et XIXe siècles constitue ainsi le creuset d'un complexe processus de formation identitaire à l'aube de l'ère des nationalismes.
Nombre de pages
456
Date de parution
23/02/2017
Poids
758g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782728312108
Titre
La fabrique communautaire. Les Grecs à Venise, Livourne et Marseille, 1770-1840
Auteur
Grenet Mathieu
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
160
Poids
758
Date de parution
20170223
Nombre de pages
456,00 €
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Résidences personnelles des consuls, lieux de réception, îlots de souveraineté en terre étrangère : du XVIe siècle à nos jours, ce livre invite à explorer les consulats, entre public et privé, dehors et dedans, « national » et « étranger ». À la fois lieux de résidence, de services, d'apparat, les consulats sont des espaces complexes, à la frontière entre le public et le privé, le dehors et le dedans, le local, le « national » et « l'étranger ». Leur visibilité dans l'espace urbain fait d'eux des repères facilement identifiables, en même temps que des observatoires privilégiés sur les réalités locales. Cette enquête collective étudie à la fois l'architecture de ces lieux, leur implantation dans l'espace urbain, les modalités de leur occupation ou encore leur rôle social, au profit d'une histoire totale de la maison consulaire.
Comment prie-t-on loin de chez soi, a fortiori lorsqu’on professe une foi minoritaire ? Cet ouvrage explore la place des églises et des chapelles consulaires dans l’organisation du culte en terre étrangère entre le XVIe et le XVIIIe siècle.Comment prie-t-on loin de chez soi, a fortiori lorsqu'on professe une foi minoritaire ? Cet ouvrage explore la place des églises et des chapelles consulaires dans l'organisation du culte en terre étrangère entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Par-delà les enjeux confessionnels en situation d'interculturalité, il resitue cette pratique dans son contexte politique et juridique, mais également matériel et humain, avec notamment une attention soutenue portée aux bâtiments et aux desservants, ainsi qu'aux liens complexes entre ces derniers et leurs compatriotes (diplomates, consuls, ressortissants « nationaux »).
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.