Chrétiens du Proche-Orient au temps de la Réforme catholique (Syrie, Liban, Palestine, XVIIe-XVIIIe
Heyberger Bernard
ECOLE ROME
20,00 €
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EAN :9782728310487
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
Nombre de pages
665
Date de parution
15/02/2014
Poids
698g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782728310487
Titre
Chrétiens du Proche-Orient au temps de la Réforme catholique (Syrie, Liban, Palestine, XVIIe-XVIIIe
Auteur
Heyberger Bernard
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
125
Poids
698
Date de parution
20140215
Nombre de pages
665,00 €
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Résumé : Qui sont les coptes d'Égypte, les maronites du Liban, les fidèles de l'Église chaldéenne et de l'Église syriaque ? Des " chrétiens d'Orient " ? L'expression, pour le moins floue, masque une grande diversité de peuples, de cultures, de traditions? Vivant souvent dans des pays à majorité musulmane, loin de l'autorité et de la culture de la chrétienté occidentale ? à l'égard de laquelle ils ont toujours entretenu une certaine indépendance ?, ils sont au centre de l'actualité et des préoccupations depuis qu'ils sont persécutés par les combattants de l'islamisme fanatique. Mais dans ce tour d'horizon du Moyen Âge à nos jours, Bernard Heyberger s'attaque aux idées reçues qui ont trop tendance à placer les chrétiens d'Orient dans une position réductrice de passivité. Loin de n'être qu'une minorité opprimée, ils ont, depuis les débuts du christianisme et à leur manière, contribué à façonner le visage du Proche-Orient.
L'opinion et les médias occidentaux s'intéressent aujourd'hui de plus en plus aux chrétiens du Proche-Orient. Mais c'est en général sur le mode de la complainte face à leur prochaine disparition. Sans nier les difficultés à être chrétien à l'heure actuelle, dans la région, cet ouvrage place les événements récents dans une perspective du temps long et du contexte politique global. L'histoire des chrétiens en Orient ne se réduit pas à celle d'une lente dégénérescence imputable aux musulmans. Malgré les discriminations qui leur étaient imposées, ils partageaient avec l'environnement islamique dominant des modes de vie, des croyances et des pratiques religieuses, dont l'introduction des formes modernes d'éducation les a progressivement éloignés à partir du XVIIe siècle. La montée des nationalismes a rendu difficile l'adaptation des institutions communautaires et des Eglises aux nouveaux Etats et aux nouvelles frontières, et, à plusieurs reprises, a conduit à des massacres et des expulsions. Les chrétiens ne sont pas des victimes passives de la persécution. Ils agissent et s'adaptent aux changements politiques et culturels de la région et du monde, à travers leurs institutions. Ce livre ne prédit pas la disparition des chrétiens du Proche-Orient, mais il invite à réfléchir sur les nouvelles conditions de leur présence dans des pays majoritairement musulmans.
Si La Religieuse de Diderot avait eu pour cadre le Liban, l'héroïne en aurait été Hindiyya. Née à Alep en 1720, cette chrétienne maronite manifeste très tôt les signes d'une vocation exceptionnelle : visions et miracles suscitent l'émoi de ses proches et de ses confesseurs, qui l'incitent à entrer dans une communauté religieuse. Hindiyya oppose à ce projet une conviction inébranlable. Elle se sent appelée à fonder son propre ordre, voué au Sacré-C?ur de Jésus, et y parvient en 1750, lorsqu'elle devient la supérieure du couvent de Bkerké, dans la montagne libanaise. Alors que les théologiens romains condamnent la " sainteté " de Hindiyya, un véritable culte se développe autour d'elle. Mais, à l'extérieur du couvent, rien ou presque ne filtre des incidents étranges qui s'y produisent : rumeurs d'empoisonnement et accusations de sorcellerie se multiplient... Un véritable théâtre de l'horreur s'orchestre autour de Hindiyya, qui culmine, en 1777, avec le meurtre d'une religieuse longuement torturée. Un envoyé du Vatican découvre les faits et mène l'enquête. Après plusieurs rebondissements, l'ordre du Sacré-C?ur est aboli et Hindiyya exilée ; elle meurt, captive, vingt ans plus tard. Ce livre rouvre enfin " l'affaire Hindiyya ", refoulée par la mémoire collective depuis deux siècles. Tout en écrivant un chapitre inédit de l'histoire du Liban, il offre un éclairage inattendu sur le catholicisme du XVIIIe siècle.
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.
L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.