La politique culturelle de la France constitue-t-elle un modèle ? Oui, si l'on en croit ceux qui l'ont fondée, puis confortée au cours du temps, ainsi que nombre d'observateurs étrangers aux yeux desquels l'effort financier des pouvoirs publics dans ce domaine reste exceptionnel. Beaucoup moins, si on évalue la manière dont elle a assumé ses objectifs fondamentaux d'aide à la création et de démocratisation. Sous le coup de la mondialisation et de la numérisation, de nombreux repères ont en effet changé : les consommations collectives dans des lieux d'élection s'effacent au profit des pratiques individualisées et privatives ; les représentations cèdent la place aux consommations virtuelles ; les créations des artistes partagent la scène avec des contenus auto-édités ; la notion même de prix est dépassée par de nouveaux modèles d'affaires. Si tous les pays rencontrent ces défis, la France y est d'autant plus exposée qu'elle se veut ambitieuse en la matière.
Nombre de pages
240
Date de parution
29/04/2015
Poids
437g
Largeur
241mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
3303331954057
Titre
La politique culturelle en France. 2e édition
Auteur
Greffe Xavier ; Pflieger Sylvie
Editeur
DOC FRANCAISE
Largeur
241
Poids
437
Date de parution
20150429
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'image de l'artiste-bohème laisse aujourd'hui la place à celle d'un artiste-entreprise. Les performances de Murakami convergent avec celles de Spielberg pour montrer qu'un artiste ce n'est pas seulement un talent exceptionnel mais aussi un centre de relations, de contrats et de gestion. A vrai dire, cette analyse n'est pas nouvelle. Si Durer, Molière, Gallé ou Walt Disney ont étayé cette perception, la globalisation conne la numérisation la rendent chaque jour plus pertinente. L'artiste-entreprise assume alors deux dimensions : le développement d'une créativité artistique qui s'inscrit dans un temps long et le conduit à densifier son art ; la recherche d'une viabilité économique qui s'inscrit dans un temps court et le conduit à redéfinir régulièrement ses conditions de vie. De la synergie de ces dynamiques dépend sa reconnaissance, de leur divergence sa disparition. Dans l'univers incertain de la créativité, la reconnaissance de l'artiste-entreprise doit à la confiance qu'il construit autour de son oeuvre et de son nom. Dans un univers marchand, la validation économique de ses oeuvres passe par des méta-marchés, la gratuité servant de portail à la captation de marchés réels, la transformation de consommateurs en producteurs servant de palier à leur élargissement, etc. Avec l'artiste-entreprise, bien des repères traditionnels sont remis en cause :un monde de l'art qui suppose des portails obligatoires et convenus, un pilotage à la Hollywood qui marginalise le rôle d'Hollyweb et de ses communautés médiatées, une stricte distinction entre artiste, artisan et designer.
Le patrimoine culturel n'est pas qu'une simple trace du passé. Il tire sa valeur des différents usages que l'on peut en faire, voire des liens qu'il permet de tisser entre les personnes; il est rhizome. Examinant cette interdépendance croissante entre mémoires, pratiques et expériences, l'auteur analyse le fonctionnement du patrimoine culturel selon trois perspectives, soit la délimitation de son champ, sa mise en scène et ses valeurs.
Quel lien entre valeur créative artistique et valeur économique aujourd'hui ? La société contemporaine nous invite tous à être créatifs, et les arts et les artistes y sont sollicités pour nous aider à relever ce défi en acclimatant nos capacités à la créativité, embellissant nos objets et nos lieux, et en suscitant les liens sociaux nécessaires à nos cohésions. Les artistes deviendraient ainsi les ingénieurs en émotion souhaités il y a deux siècles par Saint-Simon, permettant alors la convergence des valeurs artistiques et économiques. S'agit-il pourtant de la même créativité ? Dans le brouhaha des créativités, celle prônée par la société créative est de satisfaire au mieux et au plus vite les besoins reconnus. Là où la logique de la créativité demandée par la société doit remonter d'un besoin précis vers l'amont, celle de l'art descend de l'amont vers l'aval, en explorant de nouvelles voies d'expression. Il peut alors exister une tension entre valeurs artistiques et économiques, tension aujourd'hui catalysée par une économie des données massives qui fait des personnes que l'art entendait éclairer de simples porte-données, manipulés par une image numérique qui interpelle plus qu'elle n'informe. Toutes deux font même du virtuel, metavers compris, le lieu de réconciliation de ces valeurs opposées. Mais ces expériences virtuelles ne relèvent-elles pas de la simulation là où celles du monde physique enrichissent la réflexion des acteurs ?
Après des siècles de centralisation, le début des années 1980 a constitué un tournant historique en direction de la décentralisation. Vingt ans après, un Acte II a été décrété, aboutissant à une réforme constitutionnelle d'importance, alors même que, dans l'ombre, un autre se joue chaque jour, celui de l'intercommunalité. La décentralisation y est présentée comme le levier d'une démocratie de proximité et d'un meilleur développement local. Aux arguments politiques et administratifs classiques en faveur de la décentralisation se joignent aujourd'hui des préoccupations plus économiques. La souplesse offerte par les nouvelles technologies de l'information et de la communication vient renforcer ces arguments, non sans créer au passage un climat euphorique discutable. Cet ouvrage présente le dossier de la décentralisation et l'agenda des réformes en cours, en montrant la tentative d'échapper à une culture de la centralisation qui continue de marquer les milieux politiques et administratifs, et en comparant l'expérience de la France avec celle des autres pays européens.
Ce numéro des cahiers de l ‘INHESJ traite des représentations du crime et de la violence. Il s’interroge sur l’attirance humaine pour le crime et ce qu’elle a reproduit dans deux dimensions principales de l’art, le langage écrit et le langage cinématographique. Quelques thèmes principaux font l’objet des articles de ce numéro : le roman policier dans la littérature moderne ; le film policier, le meurtre, le voyeurisme, l’explosion des séries télévisées, du terrain à l’oeuvre les professionnels devenus écrivains : policiers magistrats, criminologues…