
Arts et artistes dans la société créative
La société contemporaine nous invite tous à être créatifs, et les arts et les artistes y sont sollicités pour nous aider à relever ce défi en acclimatant nos capacités à la créativité, embellissant nos objets et nos lieux, et en suscitant les liens sociaux nécessaires à nos cohésions. Les artistes deviendraient ainsi les ingénieurs en émotion souhaités il y a deux siècles par Saint-Simon, permettant alors la convergence des valeurs artistiques et économiques. S'agit-il pourtant de la même créativité ? Dans le brouhaha des créativités, celle prônée par la société créative est de satisfaire au mieux et au plus vite les besoins reconnus. Là où la logique de la créativité demandée par la société doit remonter d'un besoin précis vers l'amont, celle de l'art descend de l'amont vers l'aval, en explorant de nouvelles voies d'expression. Il peut alors exister une tension entre valeurs artistiques et économiques, tension aujourd'hui catalysée par une économie des données massives qui fait des personnes que l'art entendait éclairer de simples porte-données, manipulés par une image numérique qui interpelle plus qu'elle n'informe. Toutes deux font même du virtuel, metavers compris, le lieu de réconciliation de ces valeurs opposées. Mais ces expériences virtuelles ne relèvent-elles pas de la simulation là où celles du monde physique enrichissent la réflexion des acteurs ?
| Nombre de pages | 367 |
|---|---|
| Date de parution | 24/04/2024 |
| Poids | 388g |
| Largeur | 136mm |
| EAN | 9782130856726 |
|---|---|
| Titre | Arts et artistes dans la société créative |
| Auteur | Greffe Xavier |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 136 |
| Poids | 388 |
| Date de parution | 20240424 |
| Nombre de pages | 367,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

GESTION PUBLIQUE. Edition 1999
Greffe XavierLes activités publiques sont-elles efficaces, en satisfaisant les besoins exprimés ? Ces activités sont-elles efficientes, en étant entreprises au moindre coût ? En gestion privée, le critère du profit intègre ces deux dimensions, sa maximisation garantissant à la fois l'efficacité et l'efficience. En gestion publique, ce critère disparaît faute de marché. Normalement, les autorités politiques se substituent au système des prix pour définir les objectifs : mais leur concrétisation exige toujours des spécifications face au changement des valeurs et comportements, d'où l'importance des thèmes de viabilité, d'adaptation, de gouvernance. Normalement, les structures hiérarchiques des organisations publiques devraient garantir l'efficience : mais les statuts et marchés internes peuvent rendre l'allocation des ressources particulièrement délicate, d'où l'importance des thèmes de responsabilité, de contrat incitatif ou de risque moral. Dans une société postmoderne, les gestionnaires publics devront donc assumer le double défi efficacité-efficience à travers l'adaptation des objectifs, procédures et valeurs. Dans ce contexte, sont alors abordés les thèmes suivants : le citoyen est-il un usager ? Le service public à la française est-il différent du service universel de l'Union européenne ? Définir des budgets à la marge a-t-il un sens ? Les statuts des fonctionnaires sont-ils économiquement justifiés ? Le recours au partenariat améliore-t-il les performances du secteur public ? En quoi l'évaluation des actions publiques renforce-t-elle la démocratie ?Sur commandeCOMMANDER39,85 € -

L'artiste-entreprise
Greffe XavierRésumé : L'image de l'artiste-bohème laisse aujourd'hui la place à celle d'un artiste-entreprise. Les performances de Murakami convergent avec celles de Spielberg pour montrer qu'un artiste ce n'est pas seulement un talent exceptionnel mais aussi un centre de relations, de contrats et de gestion. A vrai dire, cette analyse n'est pas nouvelle. Si Durer, Molière, Gallé ou Walt Disney ont étayé cette perception, la globalisation conne la numérisation la rendent chaque jour plus pertinente. L'artiste-entreprise assume alors deux dimensions : le développement d'une créativité artistique qui s'inscrit dans un temps long et le conduit à densifier son art ; la recherche d'une viabilité économique qui s'inscrit dans un temps court et le conduit à redéfinir régulièrement ses conditions de vie. De la synergie de ces dynamiques dépend sa reconnaissance, de leur divergence sa disparition. Dans l'univers incertain de la créativité, la reconnaissance de l'artiste-entreprise doit à la confiance qu'il construit autour de son oeuvre et de son nom. Dans un univers marchand, la validation économique de ses oeuvres passe par des méta-marchés, la gratuité servant de portail à la captation de marchés réels, la transformation de consommateurs en producteurs servant de palier à leur élargissement, etc. Avec l'artiste-entreprise, bien des repères traditionnels sont remis en cause :un monde de l'art qui suppose des portails obligatoires et convenus, un pilotage à la Hollywood qui marginalise le rôle d'Hollyweb et de ses communautés médiatées, une stricte distinction entre artiste, artisan et designer.EN STOCKCOMMANDER40,00 € -

MISES EN SCENE DU PATRIMOINE CULTUREL
GREFFE XAVIERRésumé : Le patrimoine culturel n?est pas qu?une simple trace du passé. Il tire sa valeur des différents usages que l?on peut en faire, voire des liens qu?il permet de tisser entre les personnes; il est rhizome. Examinant cette interdépendance croissante entre mémoires, pratiques et expériences, l?auteur analyse le fonctionnement du patrimoine culturel selon trois perspectives, soit la délimitation de son champ, sa mise en scène et ses valeurs.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

La décentralisation
Greffe XavierRésumé : Après des siècles de centralisation, le début des années 1980 a constitué un tournant historique en direction de la décentralisation. Vingt ans après, un Acte II a été décrété, aboutissant à une réforme constitutionnelle d'importance, alors même que, dans l'ombre, un autre se joue chaque jour, celui de l'intercommunalité. La décentralisation y est présentée comme le levier d'une démocratie de proximité et d'un meilleur développement local. Aux arguments politiques et administratifs classiques en faveur de la décentralisation se joignent aujourd'hui des préoccupations plus économiques. La souplesse offerte par les nouvelles technologies de l'information et de la communication vient renforcer ces arguments, non sans créer au passage un climat euphorique discutable. Cet ouvrage présente le dossier de la décentralisation et l'agenda des réformes en cours, en montrant la tentative d'échapper à une culture de la centralisation qui continue de marquer les milieux politiques et administratifs, et en comparant l'expérience de la France avec celle des autres pays européens.Sur commandeCOMMANDER10,00 €
Du même éditeur
-

A l'assaut du réel
Bronner GéraldVoici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

L'art de l'ivresse
Sutter Laurent deRésumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Face à l'obscurantisme woke
Vermeren Pierre ; Salvador Xavier-Laurent ; HéninEn Amérique du Nord et en Europe, nous assistons à un assaut inédit contre le statut de la vérité et de la science. Des mouvements politiques se réclament des sciences sociales pour asseoir leur idéologie. Or en démocratie, nul n'est plus éclairé ni plus intelligent que les autres pour voter : un homme, un vote. Et la science ne cesse d'être combattue au nom du " ressenti ", cette vague notion idéologisée. Dans les deux cas, l'objectif est la conquête culturelle de lieux de pouvoir : mairies, places de députés, universités, médias. Les sciences, au premier rang desquelles la biologie, sont exposées à une contestation idéologique sur leurs fondements par des militants aveuglés par leur toute-puissance. Elle leur offre l'illusion de croire qu'ils peuvent être ce qu'ils veulent : homme ou femme, plante ou animal, magicien, initié ou simple bacille...Cette position sape les bases de la rationalité au profit d'idéologies religieuses, politiques et marchandes. L'ouvrage présente une vingtaine de contributions centrées autour des grands enjeux de la pénétration des idéologies décoloniales, des théories de la race et du genre dans les milieux actuels de la recherche en lettres et sciences humaines, en droit et même dans les sciences dures. Ce phénomène de déconstruction de la science et du rapport à la vérité s'accompagne d'un militantisme grandissant de l'islamisme, dont certains acteurs profitent pour imposer leur prosélytisme et leur obscurantisme.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 €
De la même catégorie
-

Le métier de peindre. Un art d'équilibre
Matisse HenriCe que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité, sans sujet inquiétant ou préoccupant, qui soit, pour tout travailleur cérébral, pour l'homme d'affaires aussi bien que pour l'artiste des lettres, par exemple, un lénifiant, un calmant cérébral, quelque chose d'analogue à un bon fauteuil qui le délasse de ses fatigues physiques." Le présent ouvrage propose au lecteur de redécouvrir Henri Matisse (1869-1954), chef de file du fauvisme et figure incontournable du XXe siècle, à travers quelques-uns de ses textes les plus connus.EN STOCKCOMMANDER10,05 € -

Faussaires illustres. Edition revue et augmentée
Bellet HarryTreize scandales célèbres racontés dans cet ouvrage délicieux, tantôt comiques, souvent pathétiques, parfois tragiques. Ces affaires sont analysées pour lutter contre deux idées : non, il n'existe pas de "génie" du faux (sauf ceux qui n'ont pas été attrapés) ; oui, il y en a partout, et ils sont très difficilement détectables. 40 % des oeuvres du Metropolitan Museum of Art de New York sont des faux - c'est du moins l'opinion de son ancien directeur, Thomas Hoving.Cette édition totalement revue et augmentée comporte cinq nouvelles affaires, plus passionnantes les unes que les autres.4e de couverture : Treize scandales célèbres racontés dans cet ouvrage délicieux, tantôt comiques, souvent pathétiques, parfois tragiques. Ces affaires sont analysées pour lutter contre deux idées : non, il n'existe pas de "génie" du faux (sauf ceux qui n'ont pas été attrapés) ; oui, il y en a partout, et ils sont très difficilement détectables. 40 % des oeuvres du Metropolitan Museum of Art de New York sont des faux - c'est du moins l'opinion de son ancien directeur, Thomas Hoving.Cette édition totalement revue et augmentée comporte cinq nouvelles affaires, plus passionnantes les unes que les autres.Notes Biographiques : Né en 1960, Harry Bellet a étudié l'histoire de l'art avant de travailler pour le Centre Pompidou et la fondation Maeght à Saint-Paul de Vence. Depuis 1998, il est journaliste au service culturel du «Monde». Hormis des catalogues d'exposition, il a publié différents ouvrages, notamment trois romans policiers et deux romans historiques centrés autour du peintre Hans Holbein, «Les Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse» :« Artiste et bourgeois de Bâle» (2013) et «Au temps de la révolte des Rustauds (2018). »Il est également l'auteur de «Faussaires illustres» (2018).EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Un hiver avec Matisse
Compagnon AntoineAntoine Compagnon nous révèle Matisse. Une saison pour les peintres, racontés par les grandes plumes françaises... Et si l'on passait une saison avec Matisse, "l'accomplissement et le sommet" de la peinture française, selon Aragon ? Et si quelques images, choisies dans une oeuvre foisonnante, devenaient les compagnes de route illuminant nos propres saisons intérieures ? Géant du vingtième siècle, Matisse a laissé tableaux, dessins, sculptures et gouaches découpées qui ont transformé notre manière de voir la couleur dans son apothéose. Antoine Compagnon s'attache aux oeuvres qui l'ont envoûté - à commencer par La Leçon de piano, porte ouverte sur l'enfance et la mémoire. De l'apprentissage auprès de Gustave Moreau à la déflagration fauve, des débuts difficiles à la chapelle de Vence, des portraits aux ateliers, se révèle un Matisse intime et souvent méconnu : secret et têtu, en quête d'un équilibre nouveau entre ligne et couleur, rigueur et liberté. Un hiver avec Matisse est un voyage personnel, un chemin de passion : la rencontre avec un artiste dont la lumière, aujourd'hui encore, nous aide à mieux regarder le monde, à le dessiner directement dans la couleur.EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

L'Italie buissonnière
Fernandez DominiqueRésumé : Et si les plus belles peintures et sculptures italiennes ne se trouvaient pas dans les musées, les palais ou les églises systématiquement visités, mais hors des sentiers battus, dispersées dans des villages reculés, reléguées dans des lieux peu fréquentés ou inconnus ? La chasse au trésor commence ici par le sud de l'Italie et remonte vers le nord, pour découvrir dans les pas de Dominique Fernandez des oeuvres isolées qui ne font pas partie d'un ensemble répertorié, mais qui constituent un but de pèlerinage particulier. Ces chefs-d'ceuvre dont nul ne soupçonne l'existence se cachent aussi bien dans un hameau perdu que dans tel lieu insolite - une banque, une chambre privée, un cloître difficile d'accès, une sacristie - de grandes villes comme Naples, Rome, Florence, Bologne ou Venise. Bienvenue dans cette Italie buissonnière où l'art sert de défouloir aux pulsions réprimées par les convenances ou la censure.EN STOCKCOMMANDER9,95 €
