La ville imprenable. Une histoire sociale de Constantine au 18ème siècle
Grangaud Isabelle
EHESS
35,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782713214134
Cet ouvrage sur la ville de Constantine au XVIIIe siècle propose l'une des rares études d'histoire sociale de l'Algérie ottomane. L'enquête prend son point de départ dans l'aventure politique surprenante et énigmatique du gouverneur de cette ville, Sâlah Bey (1771-1792). Personnage mythique aujourd'hui encore, auréolé des fastes de l'époque ottomane, il devait connaître, dans des conditions confuses, une fin brutale dont les conséquences sur le destin de la cité restaient à évaluer. Pour éclairer cet événement singulier, l'auteur s'est attaché à saisir les multiples expériences et pratiques observables dans la cité de Sâlah Bey : réseaux de sociabilité, règlements des litiges - notamment par la médiation des femmes - et implications sociales de la justice, modes d'affirmation d'un pouvoir urbain " autochtone ". L'image dynamique et complexe d'une ville se dessine, dans les interactions entre individus, groupes et institutions qui en tissent la trame. Le livre d'Isabelle Grangaud met en œuvre une histoire sociale dont les sources traduisent autant de points de vue sur une réalité en mouvement. La redécouverte d'un passé partiellement occulté par l'histoire de l'Algérie contemporaine se trouve ainsi engagée.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
368
Date de parution
01/05/2002
Poids
800g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713214134
Titre
La ville imprenable. Une histoire sociale de Constantine au 18ème siècle
Auteur
Grangaud Isabelle
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
800
Date de parution
20020501
Nombre de pages
368,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Le dossier de recherches 2014 de cette revue de sciences sociales de référence est consacré aux "Historiographies et régimes d'historicité au Maghreb à l'aune des révolutions arabes". Le surgissement de la révolution en Tunisie, en Egypte puis en Libye, inonde depuis des mois les agendas des scientifiques. Séminaires, journées d'études et colloques internationaux, ouvrages, publications collectives et numéros de revue , au Maghreb, en France ou ailleurs. Dans cette profusion de discours, différentes références ont servi de grilles de lecture pour appréhender l'événement. Ce numéro s'inscrit dans ce courant d'interrogations, à sa manière, en faisant de l'histoire, de ses expressions et de ses usages, son fil rouge. Les multiples recours sociaux et politiques au passé qui, au Maghreb, accompagnent ou font écho à ce moment révolutionnaire, ont en effet des résonances temporelles plus anciennes. Ce volume comporte également les habituelles rubriques qui, pays par pays, reviennent sur l'actualité politique de l'année.
Ce dossier interroge des citoyennetés : au travers de pratiques, à partir des ressources que celles-ci mobilisent, et depuis des lieux et des époques variés dans les sociétés du Maghreb. Il invite à analyser de quelles façons, dans une multiplicité de situations et de cours d'action, s'affirment, se construisent, et se revendiquent des droits d'appartenance à un lieu donné. Comme en rendent compte les contributions de ce dossier, manger ensemble, participer à la construction d'une fontaine, faire assemblée, se déclarer d'une localité, s'identifier à une famille, demander des attestations, adresser des requêtes d'assistance ou réclamer d'être logé sont autant d'actes qui nourrissent, mettent en scène, mobilisent ou actualisent des citoyennetés aux statuts et envergures variés. Nous en proposons une définition qui envisage qu'elles puissent s'exprimer et coexister hors de liens exclusifs et univoques à l'Etat. Une variété d'instances peuvent en définir des critères concurrents, leur exercice être l'objet de conflits et le creuset d'exclusions autour de ressources disputées. Ainsi, les citoyennetés ne sont plus l'apanage des sociétés contemporaines, ni des rapports à l'Etat, et peuvent être explorées de façon fructueuse selon une approche interdisciplinaire. Des rapprochements entre des situations par ailleurs très éloignées enrichissent d'autant les questionnements. Sous différents éclairages disciplinaires et temporels, les pratiques citoyennes au Maghreb prennent des couleurs et des dimensions inattendues. Ce déplacement souligne l'importance de renouveler sans cesse nos cadres d'observations et d'analyses.
Un bégaiement qui se marque clairement comme artificiel pour jouer avec et sur des mots qui font dériver le sens du récit vers quelque chose de totalement improbable, qui ne provient que de la langue, que de la proximité phonétique, donc d'un arbitraire total ou quasi. Michelle Grangaud, grâce à ce mécanisme de précision du marabout de ficelle amélioré, transforme une journée en une révélation linguistique hallucinatoire. (Eric Suchère, CCP n°4)
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.