Dans le fracas du monde Prends garde Ô mon âme De n'oublier Ni la ferveur Du rosier Ni le cristal nocturne Du rossignol Ni la source étoilée. Il ne faut pas chercher dans la poésie d'Anne Goyen une méditation sur l'Histoire, sur les soubresauts des sociétés humaines ou sur les tragédies individuelles. Ce nouveau recueil n'ignore pas le tourment de l'homme. Il considère poétiquement le monde. Il décèle dans les mots les indices fragiles d'une présence dont la poésie témoigne et qu'elle a pour mission de célébrer. De rappeler aussi, quand dans l'oubli de la "source étoilée" rien ne vient plus illuminer "notre nuit déchirée" . Le souffle et la sève se présente comme une mise en garde que le poète s'adresse à lui-même - à nous aussi, comme un appel à la vigilance poétique. Poète et musicienne, Anne Goyen a publié chez Ad Solem Arbres, soyez (2013) et Paroles données (2016). Nous avons le regret de vous faire part du décès de la poétesse Anne Goyen, survenu le 3 février 2024. Auteur reconnu pour ses poèmes sur les Arbres, Anne Goyen a su développer de nombreuses amitiés avec des artistes et des poètes.
Nombre de pages
96
Date de parution
25/01/2023
Poids
138g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782372981309
Titre
Le souffle et la sève
Auteur
Goyen Anne ; Barnaud Jean-Marie
Editeur
AD SOLEM
Largeur
135
Poids
138
Date de parution
20230125
Nombre de pages
96,00 €
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Dis-moi le temps, Où l'homme et l'arbre, Se ressemblent, Par le rêve obstiné, De croître sans vertige, Et de vivre debout." Les arbres sont les plus vieux amis des hommes. Comme un poème vertical, ils nous apprennent à "vivre debout" dans la patience du temps. Du plus haut au plus profond, l'arbre est comme l'intime échelle de Jacob où la danse des anges relie en songe Terre et Ciel. Depuis l'obscur des racines jusque dans l'élan solaire, la vie d'un arbre, son combat contre les éléments, nous rappelle à notre vocation. "Arbres, Soyez, Les obscurs veilleurs Sous l'écorce des siècles, La louange verticale, La paix ruisselante, Le contre-point d'or et d'ombre, Sous l'immuable clarté". Anne Goyen donne voix dans sa poésie à la leçon de vie que la nature offre à l'attention contemplative de l'homme.
Feu vivant né du coeur / Si tes mots étaient vrais / Ils brûleraient la page. Une quête exigeante et inquiète attise la flamme du poète "en mal de ciel", claire et sombre à la fois, comme ces beaux arbres que le livre précédent de Anne Goyen, Arbres, soyez, célébrait. Quelque chose de ce que certains écrits spirituels appellent une "âme avancée" résonne dans ce recueil. Une âme touchée par le "souffle d'éternité", qui fait entendre dans ces pages la parole délivrée par son propre souffle en écho - parole qui est un Amen, un Oui d'accueil et d'amour. Le Oui d'Anne Goyen exprime sa confiance, mais aussi s'épanouit dans une espèce de libération. Tout ce qui pouvait alourdir l'âme ou l'encombrer a été écarté. La place est faite. Tout entière elle s'offre à la visite de "l'Hôte", au Visiteur qui ne peut s'installer que dans un parfait berceau de silence. Qu'est-ce de nous / Qui se creuse / Pour qu'au fin fond / Vienne habiter L'Hôte ?
Résumé : A la fois roman et poème, La maison d'haleine décrit avec précision une petite ville du Sud, Charity, mais adoucit, par la grâce de la poésie, ce tableau impitoyable. Au centre de tout est la maison d'haleine, la "splendide maison déchue". Ceux qui y vivent, maris et femmes, parents et enfants, étouffent d'ennui, cherchent à fuir. Nulle entente, nulle compréhension. Ceux qui ont réussi à quitter la maison, à quitter la ville de Charity, reviennent parfois, enfants prodigues, blessés, marqués de cicatrices mystérieuses. Il arrive même que leur retour s'effectue dans un cercueil. Mais d'autres restent perdus à jamais... La maison d'haleine a été une des découvertes majeures du grand traducteur Maurice-Edgar Coindreau.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).