Lire une bande dessinée, c'est tout à la fois la regarder, la manipuler, la sentir? et l'entendre, même dans une soi-disant «?lecture silencieuse?». Mais avez-vous déjà entendu raconter une bande dessinée à voix haute?? Ceux qui lisent parfois des livres à des enfants se douteront qu'il ne s'agit pas d'une expérience hors du commun. À côté de la lecture partagée, on connaît des fictions sonores jouées à plusieurs voix, avec musiques et bruitages, adaptées de bandes dessinées. Du 78 tours à la Lunii, en passant par le livre-disque, un certain nombre d'objets de la culture enfantine rendent ces expériences audio réitérables à volonté. Aujourd'hui, les séries audio en streaming et les dramatiques radio en podcasts, comme les lectures publiques lors de festivals, performent la bande dessinée pour des publics de tout âge. Tandis que le son cherche sa place dans la bande dessinée numérique, la bande dessinée trouve la sienne dans l'offre florissante des livres et séries audio. Cet ouvrage propose d'écouter ces mises en voix, en se plongeant dans leur histoire, des années 1930 à nos jours.Benoît Glaude est chercheur à l'Université de Gand, en Belgique. Il a consacré plusieurs livres àla bande dessinée francophone, dont sa thèse (La Bande dialoguée, Presses universitaires François-Rabelais, 2019) et une monographie sur Joseph Gillain (coécrite avec Philippe Delisle : Jijé, l'autre père de la BD franco-belge, PLG, 2019). Il a publié d'autres ouvrages sur la novellisation, dont Comics and Novelization: A Literary History of Bandes Dessinées (Routledge, 2023).
Nombre de pages
245
Date de parution
17/05/2024
Poids
396g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782390701354
Titre
Ecouter la bande dessinée
Auteur
Glaude Benoît
Editeur
IMPRESSIONS NOU
Largeur
144
Poids
396
Date de parution
20240517
Nombre de pages
245,00 €
Disponibilité
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Cette étude narratologique se centre sur une collection de la production neutre du champ de la bande dessinée, typique de la place esthétique de l'Art bourgeois, lancée par un éditeur de la production élargie, traditionnellement dédiée à l'Art moyen. À travers l'exemple de la collection " Aire libre ", il s'agit de décrire rationnellement le mouvement de valeurs esthétiques qui sous-tend le champ bédéique. Combinant les perspectives sémiotique et sociologique, ces analyses de cinq albums contemporains innovent en accordant une attention légitime à la composante du texte dans la B.D.
Cet ouvrage collectif aborde les transpositions littéraires, à destination de la jeunesse, d'oeuvres issues d'autres médias que la littérature : romans et albums transmédiatiques, du xix au xxie siècle, qui proviennent de médias aussi divers que le film et le dessin animé, la série et le jeu télévisés, le manga et la bande dessinée, la peinture et la carte géographique.
Joseph Gillain, dit Jijé, peut être considéré comme le second « père fondateur » de la BD franco-belge, après Hergé. Grand animateur du Journal de Spirou à ses débuts, et il a formé dans son atelier des dessinateurs tels que Franquin ou Morris. Cet ouvrage rend hommage à une oeuvre fondatrice du 9e art. Écrit à deux mains, il combine des analyses historiques avec des analyses littéraires ou esthétiques, démontrant s'il en est encore besoin l'intérêt de considérer la bande dessinée comme une source documentaire de première main. Richement illustré, cet ouvrage propose des documents peu connus ou inédits. Il fournit par ailleurs quelques instruments de travail utiles, comme une bibliographie des travaux universitaires déjà menés sur l'oeuvre de Jijé.
En 1965, dans l'épisode bien nommé The Town of No Return de la série déjà culte Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers), une certaine EMMA PEEL fait son apparition. Incarnée par une actrice de théâtre remarquée, la sublime Diana Rigg, c'est elle qui impose le fétichisme de ses longues bottes de cuir, balaie d'un regard incendiaire tous les autres personnages de la série, forme un inoubliable et sulfureux duo avec le flegmatique John Steed (Patrick Macnee). Cinquième partenaire de cet agent, la jeune femme intrépide devient instantanément une immense icône de la culture pop des années 60. Sa personnalité flamboyante cristallise à jamais l'esprit de son époque : l'effervescence du swinging London, le kitsch des James Bond, l'exotisme des arts martiaux asiatiques, l'enthousiasme pour la physique quantique, l'insolence de la mode vestimentaire et, bien sûr, la libéralisation sexuelle. Car, faut-il le rappeler, Emma Peel est d'abord un jeu de mots avec "Man appeal" . A travers ses audaces, jamais femme n'a été aussi fatale. Stephen Sarrazin est enseignant, critique, essayiste et curateur d'expositions. Spécialiste du cinéma japonais contemporain et des arts vidéos et électroniques, circulant et travaillant sans relâche entre Londres, Paris et Tokyo, il a collaboré à de nombreux magazines en France et à l'étranger dont Art Press, HK Extrême Orient, Flash Art, et Mondes du cinéma. Il est l'auteur de Réponses du cinéma japonais contemporain (Lettmotif, 2013) et a co-dirigé l'ouvrage Mamoru Oshii, rencontre(s) (Moutons électriques, 2021).
La débâcle de 1940 constitue l'une des séquences les plus frappantes de l'histoire de France, où le destin du pays bascule en quelques semaines face à l'offensive allemande. Retraite d'une armée, exode d'un peuple, chute d'un régime, morcellement d'un territoire : la séquence est rapide, le sort implacable. Occupant une place paradoxalement discrète dans la mémoire collective, ces événements n'en ont pas moins inspiré un grand nombre d'écrivains, à l'instar d'Aragon, Gracq, Saint-Exupéry, Simon, Sartre, de Gaulle, Némirovsky et tant d'autres. Qu'il s'agisse de romans ou de mémoires, de témoignages ou d'essais, leurs oeuvres révèlent les multiples moyens par lesquels l'écriture saisit le laps de temps restreint où la France sombre dans le chaos. Dressant une passerelle féconde entre géographie et histoire littéraire, cet essai montre à quel point les événements et les récits qui s'y rapportent ont redéfini l'imaginaire de l'espace national. De fait, les auteurs ne font pas que décrire un temps d'exception où les consciences vacillent et les repères s'effondrent ? ; ils recomposent aussi, plume à la main et cartes à l'appui, une France dont nul ne peut plus dire quels sont les contours. Accompagné d'un riche cahier iconographique, cet ouvrage passionnant jette une lumière nouvelle sur un épisode incontournable de notre passé et invite à redécouvrir des oeuvres littéraires à la fois classiques et méconnues. Aurélien d'Avout est ancien élève de l'Ecole normale supérieure et docteur en Littérature française. Ses recherches portent principalement sur la prose narrative du xxe siècle, les écritures de soi et les liens entre littérature et cartographie. La France en éclats est son premier livre.
Amiel Vincent ; Moure José ; Thomas Benjamin ; Vas
Depuis longtemps il existe une Europe du cinéma qui dépasse naturellement les frontières nationales : les échanges technologiques, économiques, mais aussi artistiques ont produit des films, et parfois des courants entiers dont on peut dire qu'ils sont européens plutôt que nationaux. Ainsi les techniciens allemands et russes dans les années 1930 (exil oblige) impriment leur marque sur les productions des studios français jusqu'à fonder une esthétique particulière, le «?réalisme poétique?»?; de la même manière, ce sont les techniciens juifs allemands qui permettent aux premiers films portugais parlants de voir le jour. Après la Deuxième Guerre mondiale, les échanges entre la France et l'Italie se multiplient, donnant naissance à des ?uvres majeures.Les réalisateurs profitent des diversités culturelles sans les séparer vraiment : Antonioni tourne à Munich, Barcelone, Londres aussi bien qu'à Milan, Wenders tourne à Lisbonne comme à Berlin, Skolimovski plante sa caméra à Bruxelles et à Londres, comme Kieslowski à Genève et Paris...Au travers de situations précisément documentées, d'analyses de films et d'enquêtes historiques, ce livre collectif veut montrer la réalité de cette Europe du cinéma, si vivante depuis plus d'un siècle.
Ce sont nos "princes charmants" ordinaires, modèles courants de mufles, rouleurs de mécaniques, coqs de basse-cour et goujats patentés. Les voici à l'oeuvre tels qu'en eux-mêmes. Mais pour Violette, Marilou, Adolphine et quelques autres il n'est plus l'heure de se laisser faire.