
Voyage à pied dans la Haute-Drôme. Notes pour Les Grands Chemins
Ai fait environ 170 km à pied à travers la haute Drôme. Ai écrit au jour le jour les notes de ces étapes." Cette indication du 27 juillet clôturant le Journal de Jean Giono pour l'année 1939 laissait sur leur faim les lecteurs désireux de ne rien ignorer des pérégrinations pédestres de l'homme de Manosque et du Contadour. Mais voilà que, quatre-vingt-cinq ans plus tard, à la faveur d'une heureuse trouvaille dans les archives d'une juridiction d'exception de l'Occupation, le modeste cahier manuscrit de ce Voyage à pied dans la Haute-Drôme refait surface... Et il nous offre le témoignage émouvant, spontané et puissant d'un Giono qui ne conçoit le travail romanesque que plongé dans la substance du monde et la géographie humaine telles que l'appel de la marche y conduit - dans ce "pays étrange", à l'écart des terres familières, laissant deviner un "diabolisme souterrain". L'écrivain consigne ici ses observations, ses sensations ainsi que ses réflexions sur la création littéraire... qui le mèneront, quelque dix années plus tard, à l'écriture de l'un de ses chefs-d'oeuvre, Les Grands Chemins, le grand roman noir de l'amitié.
| Nombre de pages | 117 |
|---|---|
| Date de parution | 03/10/2024 |
| Poids | 132g |
| Largeur | 109mm |
| EAN | 9782073079138 |
|---|---|
| Titre | Voyage à pied dans la Haute-Drôme. Notes pour Les Grands Chemins |
| Auteur | Giono Jean ; Crovella Antoine |
| Editeur | BUSCLATS |
| Largeur | 109 |
| Poids | 132 |
| Date de parution | 20241003 |
| Nombre de pages | 117,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Un roi sans divertissement
Giono Jean«Le livre est parti parfaitement au hasard, sans aucun personnage. Le personnage était l'Arbre, le Hêtre. Le départ, brusquement, c'est la découverte d'un crime, d'un cadavre qui se trouva dans les branches de cet arbre. Il y a eu d'abord l'Arbre, puis la victime, nous avons commencé par un être inanimé, suivi d'un cadavre, le cadavre a suscité l'assassin tout simplement, et après, l'assassin a suscité le justicier. C'était le roman du justicier que j'ai écrit. C'était celui-là que je voulais écrire, mais en partant d'un arbre qui n'avait rien à faire dans l'histoire.»Jean Giono.Notes Biographiques : Jean Giono est né le 30 mars 1895 à Manosque en Haute-Provence. Son père, italien d'origine, était cordonnier, sa mère, repasseuse. Après des études secondaires au collège de sa ville natale, il devient employé de banque jusqu'à la guerre de 1914, qu'il traverse comme simple soldat. En 1919, il retourne à la banque. En 1920, il épouse une amie d'enfance, Élise. Ils auront deux filles, Aline et Sylvie. Lorsqu'en 1930 la banque qui l'emploie ferme sa succursale de Manosque et lui offre une situation ailleurs, il choisit de rester dans sa ville, et de quitter tout à fait la banque pour la littérature. Il fut aussi historien et scénariste. Dans l'?uvre de Giono, la nature tient une grande place. Il a toujours aimé les arbres. Quand il était petit, il allait se promener en compagnie de son père. Tous deux emportaient dans leurs poches des glands qu'ils plantaient dans la terre à l'aide de leur canne, en espérant qu'ils deviendraient de superbes chênes.Jean Giono est mort le 9 octobre 1970.EN STOCKCOMMANDER8,60 € -

Le hussard sur le toit
Giono JeanLe hussard sur le toit : avec son allure de comptine, ce titre intrigue. Pourquoi sur le toit ? Qu'a-t-il fallu pour l'amener là ? Rien moins qu'une épidémie de choléra, qui ravage la Provence vers 1830, et les menées révolutionnaires des carbonari piémontais. Le Hussard est d'abord un roman d'aventures ; Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France, est chargé d'une mission mystérieuse. Il veut retrouver Giuseppe, carbonaro comme lui, qui vit à Manosque. Mais le choléra sévit : les routes sont barrées, les villes barricadées, on met les voyageurs en quarantaine, on soupçonne Angelo d'avoir empoisonné les fontaines ! Seul refuge découvert par hasard, les toits de Manosque ! Entre ciel et terre, il observe les agitations funèbres des humains, contemple la splendeur des paysages et devient ami avec un chat. Une nuit, au cours d'une expédition, il rencontre une étonnante et merveilleuse jeune femme. Tous deux feront route ensemble, connaîtront l'amour et le renoncement.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Le grand troupeau
Giono JeanUn curé traverse la route en portant une pendule. Un canon anglais passe au grand galop, les chevaux fouettés par les artilleurs français. Un colonel sans capote et nu-tête fait ses grands pas dans l'herbe. De sa main gauche, il tient une boîte de sardines ouverte. Il trempe le pain dans l'huile et il pompe à pleine bouche. Un officier anglais, penché derrière un arbre, allume sa pipe à l'abri. Tout ça s'en va vers le mont Cassel. Un réquisitoire contre la guerre.EN STOCKCOMMANDER8,60 €
Du même éditeur
-

Plaisirs d'amour, Jours d'amitié. De Marcel Proust et Reynaldo Hahn
Foschini Lorenza ; Bauer Nathalie22 octobre 1922. Marcel Proust n'a plus qu'un mois à vivre. A son chevet, Reynaldo Hahn, l'amour de ses vingt ans, l'ami dune vie et Robert Proust son frère et médecin. Marcel refuse la clinique que lui propose son frère à qui il ferme désormais sa porte. L'un des rares visiteurs qu'il reçoit ce dernier mois de sa vie, c'est Reynaldo Hahn. C'est cet amour qui dura deux ans entre Reynaldo musicien vénézuélien, coqueluche des salons mondains de la Belle Epoque, et Marcel dandy en quête d'ascension sociale, et leur amitié parfois contrariée mais intacte, que retrace Lorenza Foschini dans ce récit brillant, enrichi de documents inédits. Alors que Marcel construit son oeuvre et devient Proust, Reynaldo a du mal à inscrire sa musique dans la modernité. Au Père-Lachaise où l'un et l'autre sont enterrés, le nom vie l'un brille en lettres d'or, celui de l'autre s'est peu à peu effacé. Reste la richesse d'une relation que la romancière retrace avec panache.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,00 € -

Quatre villes profanes et un paradis
Manet EduardoLes cinq récits de ce recueil nous entraînent avec humour et fantaisie dans des villes qu'Eduardo Manet revisite avec sa verve d'écrivain et son regard de cinéaste. Boston, Agadir, Londres, Irun et Hendaye ou ce village indien, perdu dans la jungle, sont plus que le décor d'histoires d'amour, de rupture, de jalousie, de meurtre ou d'initiation. Violence dans le Boston chic; révélation mystique au-dessus de la Tamise; passion aux portes du désert; aventure trouble aux frontières du Pays-basque; naïveté salutaire des terres indiennes encore vierges. Après un demi-siècle de théâtre et de romans, Eduardo Manet revient aux récits: un pur plaisir.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 € -

Evangile (selon moi)
Rouaud JeanExtrait Extrait de l'avant-propos (Le pays réel) Nous avions rapproché amoureusement nos chaises au bord du bassin de Marie de Médicis, dans le jardin du Luxembourg, et nous étions si parfaitement seuls au monde sous le soleil de mai, que cet ami peintre qui nous aperçut - et il n'en fit la confidence que bien plus tard -évita délicatement de nous saluer. On ne dérange pas le bonheur. Mains entrelacées, nous poursuivions notre conversation infinie qui souvent se penche sur cette longue histoire, née il y a plusieurs milliers d'années, et dont nous procédons tous deux : elle en ligne directe, moi par un rameau enté. Elle, elle est ma fiancée juive pour qui j'ai écrit et chanté un long blues de douze minutes, un chant d'amour courtois comme au Moyen-Âge - et peu importe ce qu'on pouvait en dire («Car la honte l'indiffère / Puisqu'Amour le commande et veut» - il s'agit ici de Lancelot, mais je fais miens ces deux vers de Chrétien de Troyes) - où il est question également d'un voyage à Jérusalem, plus précisément d'une visite au Mur des lamentations, enfin au Mur de l'ouest, dernier vestige du second temple détruit par les Romains.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 € -

Grande Encyclopédie du presque rien
Ory PascalDevant les choses, il y a les mots. Derrière certains mots, il n'y a pas grand'chose. C'est ce qui fait toute leur importance. La vie ne vaut d'être vécue que dans l'exacte mesure où elle est remplie jusqu'à ras bord d'objets nuls, de faits inexistants et de verbes défectifs. De longues et futiles recherches ont été nécessaires pour définir ces territoires qui bordaillent le néant, présentées ici dans le seul ordre justifié à régir l'univers: l'ordre alphabétique.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 €
De la même catégorie
-

À la découverte du monde. Le récit d'une rêveuse voyageuse
Borguet MelyssaEN STOCKCOMMANDER26,00 € -

Les Routes de la soif. Voyage aux sources de la mer d'Aral
Gras CédricCédric Gras livre un récit de voyage sur l'effondrement écologique de l'ère post-soviétique. ??? ? Depuis les bords de la mer d'Aral, aujourd'hui presque asséchée, Cédric Gras remonte aux sources du mythique fleuve Amou-Daria. En traversant les républiques ex-soviétiques d'Ouzbékistan, du Turkménistan ou du Tadjikistan, il pêche avec des braconniers, rencontre les ramasseuses de coton et admire les cités des routes de la soie. Là un dictateur fantasque a fait bâtir une capitale de marbre dans les sables. Ailleurs, un président érige des barrages records. Plus loin les Talibans creusent un canal qui achève de saigner le fleuve. Dans le terrible désert du Karakoum, la Sécurité d'Etat entrave son voyage, mais il parvient, au terme de 2 500 kilomètres, au plus long glacier du monde, niché dans le Pamir et véritable château d'eau d'une Asie centrale menacée par la soif... "Un passionnant thriller post-soviétique sur les origines de ce désastre écologique" Le Nouvel Obs Né en 1982, Cédric Gras a suivi des études de géographie entre la France et la Russie avant de diriger plusieurs Alliances françaises en Russie et en Ukraine puis de se consacrer à l'écriture. Il a notamment publié chez Points Alpinistes de Staline (2023) et Alpinistes de Mao (2024).EN STOCKCOMMANDER8,70 € -

Méfiez-vous des femmes qui marchent
Abbs Annabel ; Vierne BéatriceAnnabel Abbs enquête sur les intellectuelles et femmes artistes qui ont pratiqué la randonnée. Elle montre comment cette activité a été pour elles une libération face aux contraintes et aux difficultés du quotidien. Les nombreuses femmes qui ont eu l'audace d'entreprendre de longs voyages ont pour la plupart disparu dans les brumes de l'histoire. Aujourd'hui, leurs récits sont redécouverts. Grâce à la marche, ces femmes ont trouvé leur indépendance et se sont parfois même autorisé un changement de vie radical. Nan Shepherd, poétesse écossaise ; la peintre galloise Gwen John ; Clara Vyvyan, voyageuse et randonneuse ; l'écrivaine et philosophe Simone de Beauvoir ou Georgia O'Keeffe, célèbre peintre américaine, en témoignent. Artistes, philosophes, écrivaines, ces femmes ne marchaient pas pour jouir de toute la liberté dont peut jouir un homme, ni pour faire de l'exercice. Elles marchaient afin de penser par elles-mêmes, de mettre de l'ordre dans leurs émotions, d'affirmer leur indépendance. Elles marchaient pour exister.EN STOCKCOMMANDER9,00 €


