
Evangile (selon moi)
Extrait Extrait de l'avant-propos (Le pays réel) Nous avions rapproché amoureusement nos chaises au bord du bassin de Marie de Médicis, dans le jardin du Luxembourg, et nous étions si parfaitement seuls au monde sous le soleil de mai, que cet ami peintre qui nous aperçut - et il n'en fit la confidence que bien plus tard -évita délicatement de nous saluer. On ne dérange pas le bonheur. Mains entrelacées, nous poursuivions notre conversation infinie qui souvent se penche sur cette longue histoire, née il y a plusieurs milliers d'années, et dont nous procédons tous deux : elle en ligne directe, moi par un rameau enté. Elle, elle est ma fiancée juive pour qui j'ai écrit et chanté un long blues de douze minutes, un chant d'amour courtois comme au Moyen-Âge - et peu importe ce qu'on pouvait en dire («Car la honte l'indiffère / Puisqu'Amour le commande et veut» - il s'agit ici de Lancelot, mais je fais miens ces deux vers de Chrétien de Troyes) - où il est question également d'un voyage à Jérusalem, plus précisément d'une visite au Mur des lamentations, enfin au Mur de l'ouest, dernier vestige du second temple détruit par les Romains.
| Nombre de pages | 128 |
|---|---|
| Date de parution | 08/04/2010 |
| Poids | 166g |
| Largeur | 112mm |
| EAN | 9782361660024 |
|---|---|
| Titre | Evangile (selon moi) |
| Auteur | Rouaud Jean |
| Editeur | BUSCLATS |
| Largeur | 112 |
| Poids | 166 |
| Date de parution | 20100408 |
| Nombre de pages | 128,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'avenir des simples
Rouaud JeanOn a bien compris que l?objectif des « multi-monstres » (multinationales, Gafa, oligarchie financière) était de nous décérébrer, de squatter par tous les moyens notre esprit pour empêcher l?exercice d?une pensée libre, nous obligeant à regarder le doigt qui pointe la lune, ce qui est le geste de tout dictateur montrant la voie à suivre, de nous rendre dépendant des produits manufacturés, des services et des applications en tout genre, nous dépossédant ainsi de notre savoir-faire qui est leur grand ennemi, un savoir-faire à qui nous devons d?avoir traversé des millénaires, du jardinage à la cuisine en passant par le bricolage, l?art savant de l?aiguille et du tricot et la pratique d?un instrument de musique au lieu qu?on se sature les oreilles de décibels. Reprendre son temps, un temps à soi, reprendre la possession pleine de sa vie. Et pour échapper à l?emprise des « multi-monstres », utiliser toutes les armes d?une guérilla économique, montrer un mépris souverain pour leurs colifichets : « votre appareil ne nous intéresse pas », graffite le capitaine Haddock sur un mur. Contre les transports, la proximité des services, contre l?agriculture intensive empoisonneuse, des multitudes de parcelles d?agro-écologie, ce qui sera aussi un moyen de lutter contre l?immense solitude des campagnes et l?encombrement des villes, contre la dépendance, la réappropriation des gestes vitaux, contre les heures abrutissantes au travail, une nouvelle répartition du temps, contre les yeux vissés au portable, le nez au vent, et l?arme fatale contre un système hégémonique vivant de la consommation de viande, le véganisme. Car nous ne sommes pas 7 milliards, mais 80 milliards, à moins de considérer que tout ce bétail qui sert à engraisser nos artères ne respire pas, ne mange pas, ne boit pas, ne défèque pas. Il y a plus de porcs que d?habitants en Bretagne, et quatre-vingt pour cent des terres cultivées dans le monde le sont à usage des élevages, pour lesquels on ne regarde pas à la santé des sols et des plantes. Renoncer à la consommation de viande et des produits laitiers, c?est refroidir l?atmosphère, soulager la terre et les mers de leurs rejets toxiques, se porter mieux, envoyer pointer au chômage les actionnaires de Bayer-Monsanto et en finir avec le calvaire des animaux de boucherie pour qui, écrivait Isaac Bashevis Singer, « c?est un éternel Treblinka ».Notes Biographiques : Jean Rouaud est l'auteur d?une euvre considérable dont, notamment, Comment gagner sa vie honnêtement (Gallimard, 2011), Une façon de chanter (Gallimard, 2012), Un peu la guerre (Grasset, 2014), Etre un écrivain (Grasset, 2015) et Kiosque ( Grasset 2019).ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,85 € -

Les champs d'honneur
Rouaud JeanIls sont morts à quelques semaines d'intervalle : d'abord le père, puis la vieille tante de celui-ci, enfin le grand-père maternel. Mais cette série funèbre semble n'avoir fait qu'un seul disparu : le narrateur, dont le vide occupe le centre du récit. C'est à la périphérie et à partir d'infimes indices (un dentier, quelques photos, une image pieuse) que se constitue peu à peu une histoire, qui finira par atteindre, par strates successives, l'horizon de l'Histoire majuscule avec sa Grande Guerre, berceau de tous les mystères.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 € -

Kiosque
Rouaud JeanRésumé : Kiosquier de la rue de Flandres, de 1983 à 1990, Jean Rouaud a disposé d'une fenêtre sur le Paris populaire, cosmopolite. Défilent les figures pittoresques du quartier, galerie d'éclopés, de vaincus, de ratés, de rêveurs, dont le destin inquiète l'apprenti-écrivain engagé dans sa quête littéraire encore obscure, et qui se voit vieillir comme eux. Au-delà, on retrouve l'aventure d'un homme qui se fait l'archéologue de sa propre venue aux mots.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER7,60 €
Du même éditeur
-

Plaisirs d'amour, Jours d'amitié. De Marcel Proust et Reynaldo Hahn
Foschini Lorenza ; Bauer Nathalie22 octobre 1922. Marcel Proust n'a plus qu'un mois à vivre. A son chevet, Reynaldo Hahn, l'amour de ses vingt ans, l'ami dune vie et Robert Proust son frère et médecin. Marcel refuse la clinique que lui propose son frère à qui il ferme désormais sa porte. L'un des rares visiteurs qu'il reçoit ce dernier mois de sa vie, c'est Reynaldo Hahn. C'est cet amour qui dura deux ans entre Reynaldo musicien vénézuélien, coqueluche des salons mondains de la Belle Epoque, et Marcel dandy en quête d'ascension sociale, et leur amitié parfois contrariée mais intacte, que retrace Lorenza Foschini dans ce récit brillant, enrichi de documents inédits. Alors que Marcel construit son oeuvre et devient Proust, Reynaldo a du mal à inscrire sa musique dans la modernité. Au Père-Lachaise où l'un et l'autre sont enterrés, le nom vie l'un brille en lettres d'or, celui de l'autre s'est peu à peu effacé. Reste la richesse d'une relation que la romancière retrace avec panache.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,00 € -

Quatre villes profanes et un paradis
Manet EduardoLes cinq récits de ce recueil nous entraînent avec humour et fantaisie dans des villes qu'Eduardo Manet revisite avec sa verve d'écrivain et son regard de cinéaste. Boston, Agadir, Londres, Irun et Hendaye ou ce village indien, perdu dans la jungle, sont plus que le décor d'histoires d'amour, de rupture, de jalousie, de meurtre ou d'initiation. Violence dans le Boston chic; révélation mystique au-dessus de la Tamise; passion aux portes du désert; aventure trouble aux frontières du Pays-basque; naïveté salutaire des terres indiennes encore vierges. Après un demi-siècle de théâtre et de romans, Eduardo Manet revient aux récits: un pur plaisir.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 € -

Grande Encyclopédie du presque rien
Ory PascalDevant les choses, il y a les mots. Derrière certains mots, il n'y a pas grand'chose. C'est ce qui fait toute leur importance. La vie ne vaut d'être vécue que dans l'exacte mesure où elle est remplie jusqu'à ras bord d'objets nuls, de faits inexistants et de verbes défectifs. De longues et futiles recherches ont été nécessaires pour définir ces territoires qui bordaillent le néant, présentées ici dans le seul ordre justifié à régir l'univers: l'ordre alphabétique.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 € -

René Char, Nicolas de Staël, Correspondance 1951-1954
Char René ; Staël Nicolas deDébut 1951, Char fait la connaissance de Staël à Paris. De cette rencontre naît le projet d'un livre commun Poèmes, accompagné de quatorze bois gravés. Une année durant, Staël délaisse ses pinceaux pour exécuter à coup de gouges ses gravures et tient fidèlement compte à Char de ses avancées et de la passion qui l'anime. Lors de ses voyages, Staël ne cesse de parler à son jumeau aux "sabots ailés" pour l'entretenir de sa quête artistique et de ses chocs visuels. En 1953, Staël et les siens s'installent dans le Sud à proximité du poète, dans son milieu intime et familier. Les lettres et cartes échangées jalonnent leur chemin de créateurs et racontent à demi-mot leur magnifique histoire d'amitié.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 €

