Y a-t-il encore une petite enfance ? Le bébé à corps et à coeur
Giampino Sylviane
ERES
14,50 €
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EAN :9782749236919
Extrait de l'introduction de Sylvïane GiampinoUne approche du bébé par le corps psychique et le coeur?Cette nouvelle conscience, datant d'une soixantaine d'années, des enjeux spécifiques de la petite enfance, fut une révolution des petits pas en son genre. Elle semble avoir mal vieilli. La petite enfance avait acquis son statut «sa majesté le bébé», son «le bébé est une personne», «le sujet n'a pas d'âge, l'enfant dès sa naissance est un être de langage», «quel que soit son âge l'enfant est un être de droit».Cette révolution en psychologie, en pédagogie, la prise en compte du psychique par la médecine dans les années 1960, se sont engagées dans les moeurs des années 1970, et confirmées par les lois dans les années 1980. Toutefois, il semble que ceux de ma génération et parmi nos aînés ceux qui l'ont permise n'y retrouvent plus leur bébé. En ces décennies premières du XXIe siècle, sont de moins en moins connues les données qui permettaient de se représenter en quoi et pourquoi le petit enfant n'est pas un grand.Peut-on encore parler du bébé approché par le corps et le coeur?Les tout-petits sont-ils encore approchés avec douceur dans leur corps et finesse dans leur coeur? Autant ils sont rares et investis, voire surinvestis, autant ils semblent ramenés au statut d'objets dont la sensibilité et la dépendance affective paraissent intéresser bien moins que leur cerveau. Métaphore des nouvelles fascinations suscitées par l'enfant, son cerveau, organe grand organisateur de tout, est devenu le nouvel objet de prédilection des recherches, des soins et des désirs. Quand le corps de chair en croissance supplante le corps langage, quand le cerveau sphère de stimulation et d'émotion supplante le coeur support des sentiments et des fragilités, apparaît la nuance entre investir un tout-petit et l'aimer. Nuance miroitante entre investir sur son avenir et s'intéresser à l'enfant présent. Rêver sa réussite, ou s'incliner au plus près des petits riens qui le rendent si humain.Le tout-petit est ils encore vu d'abord comme un être d'intelligence nouée au corps et au coeur? Un sujet sensible qui se grandit de mots et de sentiments? Ce n'est pas sûr.L'essor des neurosciences et de l'écologie nous présente un bébé redevenu organisme de chair saine, mais nouvellement nanti d'un cerveau.L'engouement pour le bio et le retour, au centre même des cités industrialisées, du rêve de «naturel», reportent subrepticement sur les bébés l'ombre de l'hygiène et des conceptions naturalistes. Un naturel qui serait de fait meilleur guide que le culturel, le symbolique. L'anecdotique retour en force des repas faits maison - par les mères bien sûr -, des couches lavables - par les mêmes - n'évite pas le plus grave: la reprise d'une surveillance des enfants haute en obsession des normes de croissances et de développement. Le petit organisme se doit d'être sain, et de croître au fil des saisons comme les tomates de Marmande: sans terre, bien régulières, rondes à point, d'une saveur prévisible et toutes à peu près identiques. Dans ce contexte idéique, on retrouve des enfants pensés et élevés hors sol politique, sociologique, fantasmatique: hors conscience de l'inconscient individuel et collectif.
Nombre de pages
294
Date de parution
10/05/2013
Poids
208g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782749236919
Titre
Y a-t-il encore une petite enfance ? Le bébé à corps et à coeur
Auteur
Giampino Sylviane
Editeur
ERES
Largeur
116
Poids
208
Date de parution
20130510
Nombre de pages
294,00 €
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Les relations des pères avec leurs enfants ont changé mais ils hésitent à transformer leur rapport avec le travail et la maison. A la charge mentale des femmes répond toujours en écho la passion professionnelle des hommes. Si bien que les femmes saturent, les couples se fragilisent et les enfants grandissent dans un climat de pression et d'incertitude. Pourquoi le consensus sur l'égalité semble-t-il se dissoudre dans le quotidien des familles ? Comment relever ce défi dans un monde où les repères du masculin et du féminin vacillent, entre persistance des stéréotypes et tentation de l'indifférencié ? Tandis que le monde du travail continue d'occulter l'enjeu parental, les hommes sont pris dans l'étau des contradictions entre leurs désirs, leurs discours et leurs priorités. Proposer un autre regard et des solutions est l'objet de ce livre décapant, tonique et constructif. Sylviane Giampino, psychologue de l'enfance et psychanalyste, est spécialiste des questions d'éducation et de politiques publiques. Elle a publié, aux éditions Albin Michel Les mères qui travaillent sont-elles coupables ? et Nos enfants sous haute surveillance. Evaluations, dépistages, médicaments (avec Catherine Vidal, neurobiologiste).
Aujourd'hui partagées entre leurs enfants et leur vie professionnelle, les femmes ont du mal à faire entendre leurs difficultés. Pourtant, avec la féminisation du monde du travail et l'accès à de nouvelles responsabilités, concilier l'intérêt de l'enfant et l'activité professionnelle est devenu un véritable enjeu de société. Sylviane Giampino, psychanalyste depuis plus de vingt ans auprès des jeunes enfants et de leur famille, s'appuie sur les données les plus récentes de la psychologie de l'enfant pour bousculer les stéréotypes soi-disant scientifiques réduisant le développement du tout-petit au seul lien avec sa mère. Dans ce livre, elle s'insurge contre les idées reçues sur le rapport entre l'épanouissement de l'enfant et le travail - ou non travail - de sa mère. Outre la tendance maternelle à culpabiliser, l'auteur distingue une culpabilité "masquée", induite par l'environnement, qui parasite la relation aux enfants, la vie de couple et la vie professionnelle. Elle dessine ainsi une autre vision des besoins de l'enfant et des façons d'y répondre, même en l'absence de la mère, sous réserve d'une implication du père, de la qualité des modes de garde et de l'organisation du travail. Un ouvrage tonique, argumenté, rassurant: enfin du neuf sur le sujet.
Au cours des dernières décennies, les connaissances sur le développement du petit enfant, de sa conception jusqu'à ses 3 ans environ, ont progressé de façon remarquable. En s'appuyant sur les apports récents des nombreuses disciplines qui concourent à cette évolution des savoirs, Sylviane Giampino précise les principes fondamentaux et les dimensions du développement global du jeune enfant sur lesquels doit se recentrer le travail d'accueil pour les moins de 3 ans, tant collectif et qu'individuel. A partir de son rapport remis au ministère des Affaires sociales, elle signe un guide, à la fois véritable philosophie de la petite enfance et répertoire inédit de préconisations argumentées, qui nous engage - professionnels de la petite enfance mais aussi collectivités, responsables d'associations, entreprises de crèches ou directeurs de structure - à y puiser idées et bonnes pratiques pour refonder l'accueil des jeunes enfants et de leur famille.
Aujourd'hui partagées entre leurs enfants et leur vie professionnelle, les femmes ont du mal à faire entendre leurs difficultés. Pourtant, avec la féminisation du monde du travail et l'accès à de nouvelles responsabilités, concilier l'intérêt de l'enfant et l'activité professionnelle est devenu un véritable enjeu de société. Sylviane Giampino, psychanalyste depuis plus de vingt ans auprès des jeunes enfants et de leur famille, s'appuie sur les données les plus récentes de la psychologie de l'enfant pour bousculer les stéréotypes soi-disant scientifiques réduisant le développement du tout-petit au seul lien avec sa mère. Dans ce livre, elle s'insurge contre les idées reçues sur le rapport entre l'épanouissement de l'enfant et le travail - ou non travail - de sa mère. Outre la tendance maternelle à culpabiliser, l'auteur distingue une culpabilité "masquée", induite par l'environnement, qui parasite la relation aux enfants, la vie de couple et la vie professionnelle. Elle dessine ainsi une autre vision des besoins de l'enfant et des façons d'y répondre, même en l'absence de la mère, sous réserve d'une implication du père, de la qualité des modes de garde et de l'organisation du travail. Un ouvrage tonique, argumenté, rassurant : enfin du neuf sur le sujet.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La thérapie familiale présente plus de risques de ruptures d’alliance que la thérapie individuelle. Fort de son expérience, l’auteur nous invite à créer et à consolider l’alliance thérapeutique sur base du confort du thérapeute. Cette manière originale de procéder permet l’émergence des compétences et des ressources de la famille, souvent enfouies sous les problèmes apparents ! Un livre bienveillant et incontournable en matière de thérapie familiale et systémique !
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Aujourd'hui, de plus en plus de personnes sont aidées sous influence, sous injonction, sous contrainte. Sans qu'ils ne l'aient réellement voulu ou demandé, nombre de nos concitoyens sont invités, voire convoqués chez des éducateurs, travailleurs sociaux ou psychologues (que l'injonction soit médicale, administrative ou judiciaire). Véritable oxymore, l'aide contrainte trouve sa justification dans la protection des enfants, des adolescents, des femmes battues, des personnes fragiles, des aînés... La gestion de toute déviance, de toute délinquance, y conduit inéluctablement, ce dont témoigne le glissement législatif tant en Suisse, qu'en France, en Belgique ou encore au Québec. A travers sa pratique dans le domaine de la protection de l'enfance, l'auteur décrit l'inconfort de la position des "aidants" professionnels et analyse la double contrainte à laquelle elle conduit. Pour dépasser ce paradoxe, les intervenants sociaux doivent envisager des changements profonds dans leurs approches, leurs méthodologies. Ce livre ouvre des pistes de réflexion sur l'étendue des possibles et la création de nouvelles marges de manoeuvre. Il présente sans complaisance les démarches alternatives mises en oeuvre au sein du centre d'intervention psycho-médico-social Carpe, dans lesquelles ni le juge, ni les parents, ni les enfants ne sont disqualifiés.