A l'heure où la carte contemporaine de l'activité économique ne coïncide plus avec celle des Etats-nations, et où par ailleurs les interactions entre le mondial et le local s'intensifient, le niveau local, se recomposant sous les effets de la métropolisation, doit être rendu intelligible sur la scène politique. Il s'agit d'inventer de nouvelles formes de représentation politique prenant en charge les disparités spatiales, les revendications identitaires ainsi que les flux migratoires à l'échelle de la métropole. Ce livre prend l'exemple des Etats-Unis pour analyser les effets de la mondialisation à l'échelon local et les débats qu'ils suscitent. La société américaine, prenant conscience des changements liés aux nouvelles contraintes de l'économie, redéfinit le cadre politique du fédéralisme et les responsabilités de l'Etat fédéral mais tend aussi à donner sens à l'articulation entre mondial et local. Tout en défendant les valeurs et les principes qui relevaient autrefois de l'Etat fédéral. L'invention d'un megagovernment correspondrait ainsi à l'avènement de la megacity.
Nombre de pages
287
Date de parution
07/09/2000
Poids
290g
Largeur
125mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782724608144
Titre
Les Etats-Unis entre local et mondial
Auteur
Ghorra-Gobin Cynthia
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
125
Poids
290
Date de parution
20000907
Nombre de pages
287,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
En raison d'une expérience politique et des compétences acquises au fil du temps, l'institution métropolitaine est devenue un levier pour la planification écologique et solidaire. La métropole est aujourd'hui armée pour assurer la cohérence territoriale entre les politiques sectorielles relevant de la politique d'atténuation du changement climatique, d'adaptation et préservation de la biodiversité. Pour mener toute forme d'expérimentation reposant sur un arbitrage entre ces objectifs, deux conditions s'avèrent incontournables. Imaginer une scène politique métropolitaine incluant élus, experts et habitants, pour ne pas oublier la prise en compte du métabolisme urbain et métropolitain. Sortir de l'idée fixe du seul périmètre pour construire des liens avec les territoires adjacents (non limités aux seules données quantifiées du métabolisme métropolitain) à partir d'un récit fondé sur la complémentarité territorial et doté d'une dimension historique.
Comparaison entre France et Etats-Unis sur l'avènement de la métropole. Si elle s'institutionnalise en France depuis le 1er janvier 2015, elle n'a pas encore de traduction politique concrète aux Etats-Unis. Les études évoquent l'urbanisation de la banlieue et la périphérisation du centre, parallèlement à la diffusion des emplois sur un territoire urbanisé plus large qu'autrefois.
Le multiculturalisme est un courant philosophique qui a d'abord été pensé dans deux pays d'Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis) suite au constat de la faible pertinence de la théorie de l'assimilation qui avait pourtant fait ses preuves au cours de la première mondialisation (1870-1914) ainsi que durant la période de l'entre-deux-guerres. Quels sont les fondements théoriques du multiculturalisme ? Doit-on pour autant parler d'un modèle multiculturel ? Ne convient-il pas plutôt d'évoquer la diversité de son ancrage ou de ses manifestations (art culinaire, fête, représentation politique, université) ? L'intensification des flux de communication et d'échanges qui caractérisent la mondialisation contemporaine n'est-elle pas propice au rayonnement de ce courant en dépit des critiques qui sont formulées à son égard ? Un questionnement auquel se propose de répondre ce numéro de Géographie et cultures tout en soulignant la contribution potentielle de la géographie culturelle à cette phase historique inédite.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.