S'il est bien documenté que les régimes autoritaires légitiment souvent l'exclusion, voire l'usage arbitraire de la force, par des appels au droit, à l'ordre et à l'autorité, il semble plus provocateur d'imaginer que l'Etat démocratique libéral recourt lui aussi au droit pour justifier, et parfois dissimuler, la violence. Nourris par la pensée de Walter Benjamin et s'inscrivant dans la tradition critique de l'Ecole de Francfort, Shoshana Fine et Thomas Lindemann ont enquêté pour comprendre comment le droit peut être mobilisé non pas pour protéger les populations, mais pour les exposer à la violence. A partir, notamment, de l'analyse des discours officiels français sur les migrants tentant de traverser la Manche ou sur l'intervention militaire française en Libye de 2011, ils montrent que le cadrage d'un événement à travers le prisme de la loi permet de le rendre abstrait, de faire disparaître la complexité irréductible de l'expérience vécue, de la réduire à une catégorie généralisable. C'est ainsi que la guerre s'inscrit dans un ordre juridique nécessaire et qu'au nom du droit, des noyades dans la Manche sont présentées comme la conséquence inexorable de traversées non autorisées.
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Nombre de pages
260
Date de parution
19/06/2026
Poids
250g
Largeur
125mm
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EAN
9782724646153
Auteur
Fine Shoshana ; Lindemann Thomas
Editeur
SCIENCES PO
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Date de parution
20260619
Nombre de pages
260,00 €
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Beaucoup de nos anciens sont partis, emportant avec eux leurs secrets. Ils n 'ont laissé aucune mémoire orale, encore moins écrite. Conscient de cette lacune, j'ai décidé d'écrire pour laisser une petite trace du passé aux générations futures, je suis allé à la rencontre des plus anciens de chez nous. Je crois qu'il est important que nos enfants sachent comment vivaient nos anciens, qu'ils connaissent une partie de l'héritage immense qu'ils nous ont légué, comment ils ont façonné cette terre, construit le village, pierre après pierre. Cet ouvrage n'est pas seulement destiné aux jeunes générations. Il s'adresse aussi aux adultes et aux personnes âgées, pour lesquelles ces récits évoquent des événements passés. Il est pour tous les Vialans qui sont nés, ont passé toute leur vie au village, comme à ceux qui sont partis gagner leur vie ailleurs, " par en bas " ou " par là-bas ". Il raconte sa vie à ceux qui le découvrent durant leurs vacances, l'été avec la randonnée, l'hiver avec le ski de fond, comme à ceux qui viennent s'installer, venus d'ailleurs.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.