Géographie et Cultures N° 58, Eté 2006 : Multiculturalisme/Mondialisation
Ghorra-Gobin Cynthia
L'HARMATTAN
19,50 €
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EAN :9782296018105
Le multiculturalisme est un courant philosophique qui a d'abord été pensé dans deux pays d'Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis) suite au constat de la faible pertinence de la théorie de l'assimilation qui avait pourtant fait ses preuves au cours de la première mondialisation (1870-1914) ainsi que durant la période de l'entre-deux-guerres. Quels sont les fondements théoriques du multiculturalisme ? Doit-on pour autant parler d'un modèle multiculturel ? Ne convient-il pas plutôt d'évoquer la diversité de son ancrage ou de ses manifestations (art culinaire, fête, représentation politique, université) ? L'intensification des flux de communication et d'échanges qui caractérisent la mondialisation contemporaine n'est-elle pas propice au rayonnement de ce courant en dépit des critiques qui sont formulées à son égard ? Un questionnement auquel se propose de répondre ce numéro de Géographie et cultures tout en soulignant la contribution potentielle de la géographie culturelle à cette phase historique inédite.
Nombre de pages
143
Date de parution
15/01/2007
Poids
208g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296018105
Titre
Géographie et Cultures N° 58, Eté 2006 : Multiculturalisme/Mondialisation
ISBN
2296018106
Auteur
Ghorra-Gobin Cynthia
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
208
Date de parution
20070115
Nombre de pages
143,00 €
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En raison d'une expérience politique et des compétences acquises au fil du temps, l'institution métropolitaine est devenue un levier pour la planification écologique et solidaire. La métropole est aujourd'hui armée pour assurer la cohérence territoriale entre les politiques sectorielles relevant de la politique d'atténuation du changement climatique, d'adaptation et préservation de la biodiversité. Pour mener toute forme d'expérimentation reposant sur un arbitrage entre ces objectifs, deux conditions s'avèrent incontournables. Imaginer une scène politique métropolitaine incluant élus, experts et habitants, pour ne pas oublier la prise en compte du métabolisme urbain et métropolitain. Sortir de l'idée fixe du seul périmètre pour construire des liens avec les territoires adjacents (non limités aux seules données quantifiées du métabolisme métropolitain) à partir d'un récit fondé sur la complémentarité territorial et doté d'une dimension historique.
Comparaison entre France et Etats-Unis sur l'avènement de la métropole. Si elle s'institutionnalise en France depuis le 1er janvier 2015, elle n'a pas encore de traduction politique concrète aux Etats-Unis. Les études évoquent l'urbanisation de la banlieue et la périphérisation du centre, parallèlement à la diffusion des emplois sur un territoire urbanisé plus large qu'autrefois.
A l'heure où la carte contemporaine de l'activité économique ne coïncide plus avec celle des Etats-nations, et où par ailleurs les interactions entre le mondial et le local s'intensifient, le niveau local, se recomposant sous les effets de la métropolisation, doit être rendu intelligible sur la scène politique. Il s'agit d'inventer de nouvelles formes de représentation politique prenant en charge les disparités spatiales, les revendications identitaires ainsi que les flux migratoires à l'échelle de la métropole. Ce livre prend l'exemple des Etats-Unis pour analyser les effets de la mondialisation à l'échelon local et les débats qu'ils suscitent. La société américaine, prenant conscience des changements liés aux nouvelles contraintes de l'économie, redéfinit le cadre politique du fédéralisme et les responsabilités de l'Etat fédéral mais tend aussi à donner sens à l'articulation entre mondial et local. Tout en défendant les valeurs et les principes qui relevaient autrefois de l'Etat fédéral. L'invention d'un megagovernment correspondrait ainsi à l'avènement de la megacity.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...