Le Conservatoire de musique de Paris a réuni pendant deux siècles plus de 4 000 instruments occidentaux, mais aussi d'autres régions du monde. Il constitua ainsi la première collection publique à caractère national entièrement consacrée à ce domaine du patrimoine. Conçu dès 1793, un projet de musée ne put se réaliser qu'en 1861. Beaucoup de pays suivirent alors cet exemple. Mais l'histoire du Musée Instrumental montre que son caractère très spécialisé attira rarement le soutien des tutelles. Il connut quelques moments de remarquable développement (certains tout récents), mais aussi de longues périodes de marasme, échappant difficilement à l 'ambiguïté fondamentale qui pèse sur tout musée musical.Après avoir fait la lumière sur ses origines révolutionnaires, cet ouvrage présente les conservateurs qui eurent la charge de ses collections, parmi lesquels figurent Hector Berlioz mais aussi Geneviève Thibault de Chambure. Au travers des acquisitions du Musée Instrumental, retracées ensuite en détail, de leur restauration et de leur mise en valeur dans des lieux d'exposition toujours trop exigus, de leur étude enfin, restée longtemps dans ses prémices, il touche à la fois à l'histoire musicale et à celle de ses institutions, mais aussi à l'histoire technique et à celle du goût, tout en s'inscrivant dans le développement des plus récentes études relatives aux musées français. Il est complété d'un répertoire sommaire des collections avec leur provenance.C'est en s'appuyant sur cet héritage riche et contrasté que le musée de la Musique, doté maintenant de moyens inégalés dans le monde, et dorénavant indépendant du Conservatoire, offre enfin à un large et nouveau public les brillantes collections qu'il en a reçues.
Nombre de pages
800
Date de parution
01/08/1996
Poids
3 174g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782252030868
Titre
Aux origines du musée de la musique
Auteur
Gétreau Florence
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
210
Poids
3174
Date de parution
19960801
Nombre de pages
800,00 €
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La Première Guerre mondiale marque l'irruption de la guerre industrielle : tonnerres des canons, sifflements des obus, rugissements des avions saturent le paysage sonore. A ce bruit inouï, dont tous les récits témoignent, répond, à l'arrière-front et dans les camps de prisonniers, un "contre-bruit", comme un antidote à cette violence de guerre. Au son des violons et des mandolines de fortune, des harmonicas, des accordéons, les soldats retrouvent une certaine joie de vivre. La musique est au coeur des récréations combattantes : chansons de poilus, dont La Madelon reste l'archétype, fanfares ou spectacles. A l'arrière, la musique se joue lors des défilés militaires ou des concerts destinés à soutenir le moral de la nation tout entière. La créativité musicale s'exprime dans une floraison d'oeuvres patriotiques, de musiques de deuil mais aussi dans les sonorités nouvelles du jazz apportées par les Américains. Au-delà du conflit, quand le fracas des armes se tait, sonneries aux morts, oraisons funèbres ou minutes de silence perpétuent la mémoire de la Grande Guerre. Portraits de musiciens, partitions et programmes de spectacles, affiches et photographies de concerts, manuscrits de compositeurs, tambours, clairons, violons ou mandolines... Plus de 200 oeuvres, objets et documents évoquent les sons, les musiques et le silence en 14-18.
De la Musique du Roi à l'orchestre de Berlioz, des dessins de Cochin aux tableaux de Degas, c'esttoute l'histoire de l'orchestre qui nous est ici présentée tant du point de vue de la musique que dela représentation picturale: apparitions ou abandon de certains instruments (disparition duclavecin, venue de la clarinette), conditions d'exécution, renouvellement du répertoire, évolution durôle du chef d'orchestre, compositeurs tel Verdi pratiquant la direction selon un certain style,adaptation d'un nouveau diapason. Une série d'études admirablement documentées.
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