Ce livre n'est pas une biographie scientifique de Marcel Detienne (1935-2019) - enfin, il l'est sans l'être vraiment. Ce n'est pas non plus l'éloge d'un des hellénistes, philologues et anthropologues de la Grèce ancienne les plus reconnus dans le monde, traduit, considéré comme le fils brillant et tumultueux de Jean-Pierre Vernant. Il faudrait ajouter Claude Lévi-Strauss, Michel de Certeau et Georges Dumézil. Son ami Philippe Sollers, aussi. Le havre de paix qu'il avait trouvé à l'Ecole pratique des hautes études, à Paris, venant de sa Belgique problématique. L'ostracisme qu'il a connu, enfin, des rives italiennes à celles des Etats-Unis. Il s'agit plutôt d'un essai subjectif, écrit par un historien, donc documenté. Il est l'enfant d'une visite que l'auteur lui a rendue quelques semaines avant sa mort, et d'une volonté de l'écrire après l'avoir vu. Vincent Genin a voulu rester avec Marcel. Lire son oeuvre, celle du structuraliste au coeur de la Grèce - Les Maîtres de vérité (1967), Les Jardins d'Adonis (1972) -, du camarade des dieux (Dionysos, Apollon, etc.), de l'intellectuel qui doute - L'Invention de la mythologie (1981), L'écriture d'Orphée (1989) - puis l'enfant de la guerre inquiet devant une Grèce étant la valeur-or des nationalismes : Comparer l'incomparable (2000) et Où est le mystère de l'identité nationale ? (2009). Puis tenter de comprendre son être, ses moteurs, ses errances.
Nombre de pages
248
Date de parution
07/04/2021
Poids
363g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782830917444
Titre
Avec Marcel Detienne
Auteur
Genin Vincent ; Borgeaud Philippe
Editeur
LABOR ET FIDES
Largeur
142
Poids
363
Date de parution
20210407
Nombre de pages
248,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La Guerre de 1914-1918, par son caractère global, ses innovations technologiques, ou encore son degré de violence, marque une étape significative de l'histoire contemporaine. La Belgique, premier pays du front Ouest à être envahi, se situe aux premières loges de cette nouvelle phase historique. La neutralité « perpétuelle, permanente et garantie » de ce territoire est violée, en transgression du droit international public. Ce point d'ancrage semble propice à l'étude d'un milieu ayant peu attiré l'attention des historiens : les juristes belges de droit international. Cette étude est à même de mieux nous informer sur les caractéristiques de ce milieu professionnel en soi, concerné au premier chef par l'acte inaugural de la guerre, sur ses pratiques, ses codes, ses réseaux internationaux, le positionnement des juristes, mais aussi, en négatif, de nous renseigner sur un aspect méconnu de l'image de la Belgique et de sa position dans la hiérarchie internationale, à savoir sa contribution au droit international. L'évolution de ce milieu et de ce qu'il représente, à l'aune de la Guerre de 1914-1918, reconnue pour avoir accéléré la juridicisation des relations internationales, constitue l'essentiel de l'angle d'approche adopté par notre recherche. Ces réflexions nous mènent à la problématique générale de cet ouvrage, que l'on peut énoncer comme suit : dans quelle mesure les juristes belges de droit international public, de 1914 à 1940, ont tissé des réseaux internationaux, ont été des indicateurs de l'évolution de la Belgique dans la hiérarchie internationale et, surtout, ont été influencés par l'expérience de la Guerre de 1914-1918, en tant que génératrice d'une mémoire influant sur les modes d'expressions et de représentations de ce groupe social ...
Naissance et renaissance d'un principe Cette histoire propose d'explorer la laïcité comme objet de réflexion et non comme éternel sujet polémique. Car coupée de ses principes fondateurs et instrumentalisée à foison dans une France saisie par un désir de révolution conservatrice, la laïcité donne lieu à des clichés délivrés comme vérité par une large frange de l'opinion élevant un principe juridique en religion civile. Prisonnière du présent, elle devient un mythe de notre temps. Les champs politique, médiatique (et parfois intellectuel) se montrent souvent sourds aux réflexions en sciences sociales menées à son sujet. Fondé sur des archives inédites et de nombreuses sources produites depuis 1905, ce livre est un voyage dans la laïcité de ceux qui la travaillent et une tentative de suspendre la panoplie de valeurs et d'idéologies qui entourent ce mot totémique de la France contemporaine et, peut-être, dans son ultime détournement, le nouveau visage de son nationalisme.
C'est en observateur extérieur que Vincent Genin retrace l'histoire d'un mot utilisé aujourd'hui aussi bien comme un pare-feu que comme un lance-flammes, mot-valise et mot-valeur censé se porter garant de la République. Or la laïcité n'est pas une valeur, mais un principe. Et cela change tout ! Escamotant, de son point de vue belge, une des grandes mystifications de l'histoire française, l'auteur redonne du lest à une laïcité mise en danger par toutes les superstitions qui la déforme. On va de surprise en surprise en troquant des idées reçues contre une nouvelle idée à se faire. Une très belle méditation sur les éclairages précieux de l'histoire et sur les angles morts de nos inconscients collectifs. Une mise au point indispensable pour ne pas abandonner la pensée au profit d'un récit national souvent assorti d'un esprit de supériorité et de fantasmes d'uniformité.
Wolfhart Pannenberg, éminent théologien luthérien de la seconde moitié du XXe siècle, propose une réflexion centrée sur le Royaume de Dieu, motif décisif du message de Jésus de Nazareth. Pannenberg renverse nos conceptions habituelles du temps pour suggérer que le Royaume, loin de simplement représenter le terme d'une progression temporelle linéaire, vient faire irruption dans notre présent, ouvrant ce dernier vers la réalité de Dieu. Autrement dit : ce qui est dernier advient dans notre présent, sans rien y laisser indemne. Une réflexion exigeante et riche qui renouvelle notre compréhension de la figure de Jésus, de la foi chrétienne, de l'éthique et de l'Eglise pour notre temps.
Faire le point de la recherche contemporaine en sociologie, sociologie religieuse et histoire sur la relation passionnante mais souvent méconnue qui unit femme et religion : telle est l'ambition de cet ouvrage, écrit par les meilleurs spécialistes sous la direction de Françoise Lautman. Se limitant aux domaines chrétien, juif et musulman, ces essais s'attachent à nous faire comprendre comment se situe la femme au sein même de sa religion. C'est par l'étude de ses aspects tendus, et parfois même conflictuels, que la nature profonde de cette relation sera éclairée. Car les questions ne manquent pas : y a t-il une spécificité religieuse des femmes ? Une façon de croire, une pratique qui leur soient propre ? Comment expliquer l'importance de la participation des femmes à des Eglises par ailleurs dénoncées pour leur ostracisme à leur égard ? Qu'en est-il de leur enracinement religieux ? Quelles représentations des femmes les religions fondent-elles, ou véhiculent-elles ? Autant de questions, parmi d'autres, qui trouveront dans ce volume des réponses fouillées et documentées.
Quatrième de couverture La question touche, d'abord, au coeur de ce qu'est le christianisme comme tel, dans sa cristallisation historique réelle élaboration d'une position originale au coeur de l'Antiquité tardive, héritière du monothéisme juif et articulée sur une matrice culturelle à la fois polythéiste et traversée de recompositions religieuses diverses. Cette même thématique apparaît centrale, ensuite, tout au long de l'histoire, différenciée, du christianisme: au coeur des synthèses médiévales (débats sur l'Un et la consistance de l'être) ainsi qu'au coeur des remaniements liés à l'avènement des temps modernes (cf. l'oscillation entre théisme strict et panthéisme). La question du monothéisme apparaît également centrale dans la critique adressée aujourd'hui au christianisme comme religion dominante de l'occident (paradigmes dits postmodernes; découverte d'autres formes religieuses ; explication critique avec son propre passé ; etc.): procès du monothéisme comme violence larvée, redécouverte d'un " génie du paganisme ", apologie du multiple, redécouverte de dimensions cosmiques ou naturelles et non personnelles, procès de l'"idole monothéiste ", etc. L'ensemble du dossier requiert des approches croisées (interdisciplinarité), notamment : théologie, philosophie, sciences sociales et humaines du religieux, histoire.
Ce manuel est pensé comme si le grec ancien était une langue vivante. Il permet de connaître cette langue populaire commune qui est celle du Nouveau Testament, d'où tous les exemples et références sont tirés. Cette grammaire est organisée en quatre parties: les lettres et les sons, la morphologie, la syntaxe, plan de travail et exercice. L'exposé est présenté selon un plan logique qui tient par exemple compte, pour les verbes, de l'intérêt de les apprendre tous ensemble, temps par temps, pour faire ressortir les points communs et les particularités. Trois index (général, des citations du Nouveau Testament et des mots grecs) figurent en fin de volume.