Voici réunis, sous forme d'anthologie, des textes jusqu'à présent peu accessibles, qui rendent compte des projets sur la ville dans la première moitié de ce siècle. A peine triomphait-il, avec les Trente Glorieuses, que déjà l'urbanisme se voit remis en cause. Sont tour à tour critiquées la production massive et standardisée des grands ensembles, la programmation rigide des circulations, la spécialisation des espaces menée à une échelle sans précédant. Au technicisme desséchant, on entend opposer des démarches plus concertées ou contractualisées, et surtout une intégration oubliée entre des savoirs devenus trop cloisonnés. Au fonctionnalisme dédaigneux du passé, on cherche à substituer les enseignements de la mémoire urbaine et l'échelle détaillée des embellissements. Ainsi les reproches formulés par le public et les doutes des professionnels convergent vers la question de l'"histoire" de l'aménagement des villes ; en ce sens, ils appellent un réexamen des sources, par delà les polémiques passées liées au Mouvement Moderne et les engouements actuels, souvent moins novateurs qu'il n'y parait. Cette anthologie de textes doctrinaux et de comptes-rendus de terrain, publiés entre les années dix et quarante de ce siècle par des professionnels et des intellectuels, propose un bilan critique des démarches explorées et des manières de penser alors la ville, entre urbanisme et "art urbain".
Nombre de pages
174
Date de parution
03/05/2000
Poids
302g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738409751
Titre
Desseins de villes. "Art urbain" et urbanisme
ISBN
273840975X
Auteur
Gaudin Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
302
Date de parution
20000503
Nombre de pages
174,00 €
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La gouvernance fait aujourd'hui partie des références préférées de nos principaux responsables politiques. Ce mot-valise est également employé à maints propos par les pouvoirs économiques et sociaux, sans oublier les médias. Ne serait-ce alors qu'un jeu, une mode, une tendance? On en comprend mieux les implications actuelles en se rappelant les significations de la gouvernance dans la philosophie politique mais surtout aujourd'hui en science économique et en management public. D'autant que la diffusion internationale de l'idée de gouvernance révèle aussi, à travers les récentes politiques d'innovation institutionnelle de Tony Blair ou de la Banque mondiale, les interdépendances croissantes entre le monde des chercheurs experts et celui des responsables de l'action publique. L'enjeu est d'autant plus important que le thème de la gouvernance promeut actuellement à travers le monde entier de nouveaux rapports entre l'économie et la politique.
Quel est l'avenir des politiques contractuelles ? Ces démarches d'action publique impliquent une négociation explicite des objectifs, des engagements sur des projets conjoints et une coopération financière dans un calendrier précis. Il s'agit moins d'obligations juridiques que d'engagements politiques. Cet ouvrage en propose une synthèse et souligne l'ampleur de leurs développements récents. Les politiques publiques contractuelles ont d'abord concerné la politique de la ville, l'aménagement, le développement économique local et les politiques culturelles. Puis elles sont intervenues largement dans des secteurs aussi différents que la santé et la politique universitaire, la formation ou les politiques sociales. Même des domaines régaliens comme la justice et la police sont concernés. Doit-on considérer ces contrats comme des bricolages institutionnels temporaires ? Ou bien faut-il y voir une manière prospective de concilier souci de performance et esprit de négociation ? Adaptabilité, coopérations nouvelles entre acteurs publics et privés, capacité à structurer des partenariats entre niveaux de gouvernement constituent leurs principaux atouts. Mais opacité décisionnelle, irresponsabilité, coûts collectifs de décision et de gestion en sont les discutables contreparties.
De quelle manière un " lieu " naît-il ? Montreux, sur la riviera suisse, semble lier naturellement des caractères paysagers bien stabilisés à une empreinte touristique ancienne. Pourtant son identité moderne a été en réalité fabriquée point par point, il y a cent ans à peine. L'aventure des capitaines d'hôtellerie sert de fil conducteur à une réflexion sur le tourisme contemporain, la circulation accrue des personnes, des financements et des valeurs culturelles dominantes. Cette circulation alimente en retour des interrogations sur l'identité collective, même dans un pays comme la Suisse où sont aujourd'hui mises à mai d'anciennes certitudes.
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Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...